Steel Panther (+ Blackrain) au Bataclan (30.10.2012)

Les glameurs ont la peau dure…

Certains ont d’autres parties du corps qui durcissent un peu plus avec l’âge, et ce ne sont pas celles que l’ont croit.

N’est-ce pas, amis coquins de Steel Panther ?

Ah là là, ces hommes…

BLACKRAIN

La soirée commence par le groupe de rock n’ roll français, « L’incroyable talent » Blackrain, dont on ne cesse d’entendre parler en ce moment (en bien comme en mal ; nous ne rentrerons pas dans les débats et laissons chacun être juge !).

Arrivée en un poil en retard, il m’est difficile de donner un avis quand à la prestation complète de ce groupe ; je vais tenter de résumer brièvement la demi-heure de jeu à laquelle j’ai pu assister : autant le dire de suite, ce que j’ai pu voir/entendre ne m’a guère emballé. Une impression de déjà vu m’a envahie, et bien que l’exécution de la musique ait été bonne, cela manquait toutefois de punch, de conviction, de communication avec le public (alors que le problème de la langue ne se présentait pas à eux..) et surtout, le show semblait «surfait».

Il est certes important de miser sur les apparences pour séduire visuellement un public, mais encore faut-il que la musique soit suffisamment consistante pour ne pas se ridiculiser. Or avec Blackrain, on a parfois l’impression que le côté visuel l’emporte sur le côté musical, et on ne peut s’empêcher au vu des regards, gloussements ou encore des remarques qui fusent à côté de nous de songer à cela. Triste constat pour ce qui est présenté comme étant l’un des meilleurs groupes de rock français ; le rock n’est pas qu’une question d’apparences…

Passons maintenant à la tête d’affiche de ce soir.

STEEL PANTHER

Avec une seconde apparition au Bataclan et totalisant trois concerts sur terre française en cette année 2012, le groupe Hollywoodien Steel Panther envahit les médias encore et encore et ce n’est pas pour nous déplaire. On le sait tous, un concert de Steel Panther c’est le RDV incontournable des metalleux parisiens qui en profitent pour se retrouver au Bataclan à chanter en chœur les morceaux énergiquement décalés de leurs glamouzes préférées.

Eh bien en ce 30 Octobre ça ne loupe pas ; c’est un Bataclan complet qui va résonner sous les premières notes de «In The Future» intro samplée du dernier opus Balls Out  auquel va succéder le très bon tube «Supersonic Sex Machine» que toute l’audience va chanter à l’unisson. Suivront les mêmes morceaux que lors des deux précédentes dates: «Tomorrow Night», «Asian Hooker», «Just Like Tiger Woods» avec une mention spéciale pour «Fat Girl» qui, il semblerait, ne faisait pas partie de la fête lors du Hellfest. L’ambiance au Bataclan est toujours très chaude lorsqu’il s’agit des californiens mais moins folichonne que les dates précédentes où rappelons le godemichets volaient ou filles dénudées dansaient sur scène… Ce soir on aura tout de même eu notre lot de «Nichoons!!» tout au long du spectacle, bien que les filles étaient un peu plus timides aussi. Reprenons coté scène où Lexxi Foxxx parfait sa longue chevelure et où s’enchaînent les entrainants «Let Me Cum In» et «If You Really Really Love Me».

C’est ensuite au tour de Satchel de se mettre en avant et de nous régaler avec son chouette medley (presque traditionnel) de titres tels que «Misirlou»,  «Smoke On The Water», «Master of Puppets », «Sweet Child O’Mine», «Iron Man», … Le groupe fait ensuite monter un mec du public sur scène pour qu’il puisse s’égosiller sur «The Number Of The Beast» de Iron Maiden ; un souvenir inoubliable pour le concerné ! S’en suit le fabuleux et tordant «Turn Out The Lights» ainsi que (oh joie!) «The Shocker» qui n’ avait pas été interprété sur scène cette année en France.

Le «show chaud» continue avec «Party all day (Fuck all night)», les musiciens en redemandent (le public aussi!) et font monter quelques nanas sur scène et les invitent à se dévêtir, tant qu’à faire. Le show se termine comme à son habitude sur «Death To All But Metal» puis le groupe quitte la scène sous les applaudissements.C’est à peine deux minutes plus tard que Steel Panther remonte sur scène pour trois derniers morceaux : la ballade «Community Property», le splendide «Eyes of a Panther» dont le refrain est survolté et enfin «17 Girls in a row» (avec une longue explication de Mike Starr sur ce titre). C’est au total 1h30 environ de pur bonheur scénique, à vivre et revivre encore !

Vous l’aurez compris, Steel Panther ce n’est pas un simple concert, mais un vrai show à l’américaine, des musiciens qui jouent leur rôle d’icônes «Sex, Drugs and Rock’N’Roll» à fond pour le plus grand plaisir des fans.

Pour visiter le site de notre photographe, un seul lien :
http://www.yog-photography.com

Photos : © 2012 Nidhal Marzouk  / Yog Photography
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

 



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