King Lizard – A Nightmare Livin’ the Dream

Je me réveille et comme tous les matins, je vais sur mon ordinateur pour vérifier si j’ai des mails. Oui tout de suite après être sorti du lit, avant même le petit dej. Un message me demandant si cela m’intéresserait de chroniquer le groupe King Lizard. On le compare volontiers aux Guns N’ Roses, à Mötley Crüe, voire au groupe Warrant. Bon, vous me connaissez, dès qu’on me parle des artistes de la période Glam –surtout de la bande à Axl ROSE - je suis obligé, tel le messie d’écouter et de vous faire part de mes impressions. Première surprise : la pochette de l’album A Nightmare Livin' The Dream. On y retrouve l’archétype du Glam, des couleurs « flashies », de l’argent, des guitares, une femme à moitié pin-up moitié reptile, des canettes (de bière sans doute)… bref, c’est un groupe de sleaze.

De nouveau, mon flair opère. Que nous réserve cet album ?

 

Comme tout bon groupe de glam/sleaze, le line-up évolue au moins à chaque sortie d’un nouvel album. Les têtes pensantes sont bien là, à savoir Flash Roxx au chant et Niro Knox à la 6 cordes. Mais la moitié du groupe a changé avec l’arrivée de Lee Benz (basse) et Moyano El Buffalo (batterie). A Nightmare Livin' The Dream est produit par Pedro Ferreira (The Darkness entre-autres…). C’est le deuxième album des Anglais. Ils explosent les Watts sur une douzaine de titres modelés dans les antres du sleaze rock. 

« Come Get Some » balance un riff lourd qui annonce une composition très dynamique mais je m’impatiente à cause d’une intro trop longue. La voix de Roxx, bien rauque, rappelle celle d’un Vince Neil qui serait énervé, voire même celle de Tom Keifer. De son côté, les chœurs sont ensorcelants, nous maintiennent en équilibre sur toute l’écoute. Dès les premières notes de « Kneel To The King », je deviens fan du groupe et m’en donne à cœur joie tout seul dans ma tanière : je chante, je headbangue… classique ! Oui, c’est UN COUP DE CŒUR ! Et il se confirme avec le sixième titre « If It's a Sin » qui fait penser étrangement à « Garden Of Eden » des Guns N’ Roses avec une intro calme, un riff punk et une rythmique qui s‘accélère.

Mais afin de ne pas copier ses pères, King Lizard nous distille de minutes plus calmes comme sur « Just to Hear You Say It » et « I Can't Be Your Lover » avant le nouvel électrochoc. Et de la tension, il y en a sur « Hair of the Dog », propulsé sur une rythmique bien heavy. Les Anglais s’inspirent aussi des pionners du rock à l’ancienne comme AC/DC avec une mélodie bien bluesy sur « This Ain't Love » tout en rajoutant des chœurs. Eh oui faut pas déconner ! On est des glameurs, on veut danser et crier.

La chanson « A Nightmare Livin' The Dream » en est le chef d’œuvre : tous les styles qui ont bercé l’enfance de ces quatre chevelus sont mixés : blues, rock, glam, heavy et punk. Et c’est une réussite. Le Glam évolue, c’est comme si la compo de Cinderella, « Bad Seamstress Blues/Fallin' Apart at the Seams » avait accouché d’un gamin avec les sons d’aujourd’hui. De plus, La voix de Flash Roxx à le même timbre qu’Alice COOPER. Vu la manière dont il gère son instrument naturel aujourd’hui, je suis très optimiste pour la suite de leur carrière.

Les riffs sont à la fois glam et heavy. Dommage qu’ils n’ont pas voulu suivre leur aîné Slash qui cherchait toujours à trouver des débuts accrocheurs. Mais bon, ce n’est qu’un détail.

Pour conclure, King Lizard prouve que les musiciens de sleaze métal ne s’intéressent pas qu’à leur look, ou à leur cheveux. Ils font rêver une nouvelle génération… de Lézards.  

 

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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