Aurel, pour son nouvel album solo


La parole est au batteur !
 

Alors qu’on le croyait déjà surbooké avec ses participations dans Mörglbl, Superfiz et Satan Jokers, Aurel vient de sortir un superbe album solo « Playground », sur lequel il va jusqu’au bout de ses envies musicales. Un raison plus que suffisante pour que nous allions à sa rencontre pour un entretien captivant. Un musicien qui sait ce qu’il veut et qui n’a pas fini de faire parler de lui !

Salut ! Originalité oblige, pour cette première interview sur La Grosse Radio Metal, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Bonjour, et bien j’ai commencé la musique par la flûte traversière à 8 ans, malheureusement…. Puis vers 15 ans je me suis mis à la batterie en écoutant du Rock et du métal. Guns ‘N roses et le morceau « You Could Be Mine » a été le déclencheur. Assez rapidement je me suis tourné vers le milieu musical professionnel, j’ai arrêté les études traditionnelles et je suis parti une année à la Music Academy International à Nancy. A 19 ans je faisais mes premières tournées, à l’époque avec un groupe de Fusion-Rock. On a ouvert pour pas mal de groupes français et internationaux comme Ron (Bumblefoot) Thal avec qui j’ai joué et qui est maintenant guitariste de Guns N Roses (!!!). Ensuite j’ai intégré le groupe de métal Zuul Fx avec qui j’ai fait deux albums, un DvD Live et deux tournées Européennes. En 2007 j’ai intégré le trio Mörglbl qui est devenu ma principale activité. Musicalement ce groupe est un mélange de Jazz-Rock-Métal.  Nous avons enregistré ensemble deux albums et un DVD live. Depuis 2007 nous sommes partis en tournée aux USA trois fois, et cette année en Chine. Nous jouons régulièrement en France et à l’étranger. En 2010 j’ai intégré le groupe Satan Jokers. J’ai déjà participé à trois albums avec ce groupe. Parallèlement j’accompagne toujours des chanteurs sur scène ou en studio à Paris.

Une question simple et directe. Tu es partie prenante dans de nombreux groupes, pourquoi faire en plus un album solo ? Jamais rassasié de travail ?

Et bien ce disque est pour moi l’occasion d’exprimer mes propres idées musicales. En jouant avec plusieurs groupes tu apprends à te mettre au service des gens et de leur musique. Pour le coup sur ce disque, tout vient de moi, à part les 3 reprises. Ce n’est pas une boulimie de travail mais plutôt le moyen de montrer une autre facette de mon jeu.

 

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Pourquoi avoir choisi de sortir le disque sous le nom d’Aurel et non ton patronyme complet ?

En fait je me suis toujours présenté comme ça sur scène, depuis le début, j’ai trouvé ça logique de garder ce nom plus court. J’aime bien les choses simples, faciles à retenir. Et pour les curieux mon nom complet est présent sur le disque, je ne renie pas mon identité, c’est juste un moyen pour être identifié  plus simplement.

Comment définirais-tu ta musique ? Quelles sont tes influences… ?

Mes influences sont très diverses et cet album en est le reflet. Je dirais assez Prog car c’est un style qui m’a toujours suivi depuis le début (Zappa, Rush, Dream theater) rock car je viens de là (Guns N Roses), métal car j’adore en jouer (Zuul Fx, Lokurah, Satan jokers), fusion (Mörglbl) car c’est un moyen de m’exprimer plus largement au niveau de la batterie. J’ai vraiment voulu produire ce disque comme une carte de visite, montrer tous les styles que j’aime jouer. Selon moi il n’y a pas de mauvaise musique ou de musique meilleure qu’une autre, c’est juste une histoire de sensibilité personnelle. J’aurais aimé avoir plus de temps pour faire des morceaux funk ou latin, peut être sur un autre disque.

Malgré un grand nombre de participants, l’album sonne de manière très cohérente. Comment t’y es-tu pris pour donner cette impression de groupe unique ?

Alors j’ai bossé à l’ancienne je n’ai rien pré-produit sur ordinateur, j’ai tout chanté aux musiciens pendant des séances de répétitions précédant l’enregistrement. Suite à ça on fait tourner les morceaux pendant plusieurs semaines, les gars apportaient leur sensibilité aux morceaux. Les titres ont évolué et ce sont affinés. C’était un vrai travail de groupe même si j’étais à la fin le seul à décider des choix artistiques. Plus on les jouait plus ça devenait cohérent. Il y aussi le fait que les prises batteries ont toutes été faites au même endroit, mais mixées différemment. Il y aussi Bob le bassiste qui joue sur 7 des 10 titres, forcément ça aide à être cohérent. Et le mastering à été fait aussi par une seule personne.

Comment s’est effectué le choix des musiciens qui t’entourent sur ce disque ?

J’ai créé des équipes, une première pour les morceaux instrumentaux, une seconde pour les morceaux métal et une troisième pour les morceaux rock. Après le choix des musiciens s’est fait par affinités musicales et humaines plus que sur un seul critère technique. Aussi l’aspect proximité a été décisif. Comme je savais que je voulais faire tourner les morceaux avant l’enregistrement je n’ai pas pris des musiciens trop distants. Je préféré travailler avec des gens motivés plutôt que des supposées Stars de l’instrument qui n’en ont rien à faire de ta musique, à part le cachet. Il y a aussi un titre qui est un cadeau de  Pascal Mulot . Il m’a proposé l’arrangement d’un titre sur lequel est venu jouer Patrick Rondat. Pour ce morceau je n’ai fait que jouer de la batterie et le produire. C’est un peu un rêve de gosse de les avoir tous les deux sur un morceau de mon disque. Merci  Pascal d’avoir rendu cela possible !!!

 

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N’avais-tu pas peur en enregistrant cet opus de faire du Mörglbl bis ou du Satan Jokers bis, puisque dans ces deux formations, l’aspect technique est très important ?

Non pas du tout, avec Mörglbl on compose à trois c’est donc un vrai mélange de nos trois sensibilités musicales. Là j’ai quasiment tout fait seul, ou avec des gens qui n’ont pas du tout les mêmes influences que Christophe et Ivan (Mörglbl). Par rapport à Satan Jokers c’est assez différent, j’interviens beaucoup moins dans la composition du groupe, j’écris juste mes parties de batteries. De plus l’aspect technique n’était pas le but recherché, il y a évidemment quelques parties compliquées, mais l’idée de base était de faire quelque chose d’assez musical avant tout.

Comment s’est passé l’enregistrement de ce disque ? Où est-ce que ça a été fait ? Combien de temps ça a pris ? Qui s’en est chargée ? Tout quoi !

J’ai enregistré les batteries sur trois jours au Studio de la Tour Fine à Herblay (95). J’ai fait le reste des instruments dans plusieurs studios, en fonction des lieux de vie des musiciens. Certains ont même enregistré chez eux et m’ont envoyé les pistes. Pour le mixage il y a eu trois ingé-son différents. Francis Caste pour les morceaux métal, mixés à son studio sainte Marthe. Les morceaux instrumentaux ont été mixés au studio de la Tour Fine par Vincent Thermidor. Les morceaux rock par Anthony Arconte au studio AnyMusic. Il s’est aussi chargé du Mastering. Le processus s’est étalé sur plusieurs mois jusqu’à fin juin. J’ai collé ça dans les trous de mon agenda. C’était impossible de tout faire d’un coup.

Est-ce que toutes les compositions étaient déjà terminées avant de rentrer en studio ou est-ce que tu t’es laissé une marge de manœuvre pour improviser quelques trucs ?

Comme je te l’ai dit précédemment les morceaux étaient déjà très avancés avant l’enregistrement. Par contre au niveau de mes parties de batterie je me suis laissé une liberté totale. J’ai improvisé les solos comme la plupart des breaks. J’ai aussi laissé beaucoup de libertés aux autres musiciens pour leurs plages solos. Je les ai juste orientés vers des choses que j’avais en tête. Tout le reste était déjà finalisé lors des répétitions précédant l’enregistrement.  Le seul morceau où je ne suis pas intervenu sur les solos c’est celui avec Pascal et Patrick.

 

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Es-tu totalement satisfait de  » Playground » ou changerais-tu quelques petits trucs avec du recul ? Lesquels ? Pourquoi ? Sans langue de bois, quels sont selon toi les points forts mais aussi les points faibles de ce disque ?

Si j’avais eu un peu plus de temps j’aurais ajouté deux autres morceaux. J’ai eu une plage de temps qui s’est ouverte pour faire les batteries, j’en ai profité, sinon cela aurait repoussé le tout de plusieurs semaines voire des mois. J’aurais aimé aussi faire participer Ivan de Mörglbl mais je n’ai pas eu le temps d’avancer sur les morceaux que j’avais prévu de lui faire jouer. Sinon au niveau du résultat je suis très content, j’aurais pu retravailler le mixage d’un ou deux morceaux mais c’est tout.  A part ça je n’ai aucun regret, c’est peut-être un peu prétentieux mais c’est le cas. Je ne pense pas avoir fait le meilleur album du monde mais le résultat me satisfait pleinement. Les points forts sont à mon avis la diversité musicale et peut être la production du disque.  Les points faibles peut-être justement sa diversité qui risque de dérouter les auditeurs. Si, je sais, si j’avais pu faire quelque chose autrement j’aurais fait un livret plus gros et j’aurais surtout vérifié une deuxième fois la version définitive de l’artwork, on y a laissé une coquille….


En ce qui concerne les compos, comment ça se passe ? Tu prépares tout seul, tu proposes une trame et tu laisses beaucoup de liberté à tes invités…

Comme je te l’ai expliqué précédemment j’avais toutes mes idées en tête. J’ai réuni les musiciens plusieurs fois en répétition, je leur chantais les choses que j’avais en tête. A l’issu de chaque répétition on enregistrait la dernière version pour que chacun puisse repartir avec le travail du jour. On a fait ce travail pendant plusieurs semaines en fonction de  nos agendas respectifs. Puis après avoir finalisé un morceau, j’en faisais une version démo sur batterie électronique. Par-dessus les musiciens m’ont enregistré leurs parties qui m’ont servies de témoins pour l’enregistrement des vraies batteries. Une fois les batteries enregistrées je me suis consacré aux autres instruments. La plupart du temps j’étais en studio avec les musiciens pour m’assurer que leur travail était similaire à ce que nous avions fait en répétition. Certains on fait les prises chez eux et je leur soumettais mes remarques, on s’échangeait les prises par internet. Et pour leurs solos je donnais juste une idée mais ils avaient toute liberté d’exécution, du moment que ça me plaisait.

Il y a sur l’album une version totalement incroyable de « Pour un Flirt ». Comment t’es venue cette idée, pourquoi ce titre en particulier et combien de temps as-tu mis pour finaliser ce petit monstre ?

Ce titre est à l’image de l’album, je voulais résumer le concept sur un seul titre. Pourquoi ce morceau ? Il me suit depuis des années. Ça m’a éclaté de penser à tous les arrangements différents sur chacune des parties mais j’avoue qu’à enregistrer c’était une vraie galère.
J’ai enregistré séparément les batteries de chacune des parties. Idem pour les autres instruments. J’avais la vision globale du morceau en tête, j’avais même commencé un montage sur Pro tools avec les prises témoins et ma batterie électronique. Mais lorsqu’il a fallu passer aux vraies prises c’est devenu terrible. On a atteint un nombre de pistes monstrueux. La vraie difficulté était dans le mixage. Chaque partie a été mixée séparément puis nous avons remonté le tout dans un autre projet. Il a fallu que je pense à l’avance aux divers enchainements pendant l’enregistrement pour que tout fonctionne bien ensemble à la fin. On s’est vraiment amusé avec Ivan Pavlak le chanteur, c’est lui qui a fait le lien entre toutes les parties. On a vraiment déliré sur les différentes manières de chanter le morceau, quitte à rentrer dans des clichés. On est allé au bout de nos idées. Pour ça je lui dois une fière chandelle c’est grâce à lui que le titre ressemble à quelque chose. Il m’a manqué un peu de temps pour enregistrer une section de cuivre sur une ou deux parties. Mais je crois que l’ingé-son aurait démissionné si je lui avais fait ajouter d’autres prises !!!!

 

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L’équilibre entre instrumentaux et chansons est étonnant et assez rare dans les opus solo de ce genre. Etait-ce pour toi une évidence, les morceaux chantés étaient-ils tous prévus ainsi dès le départ ou bien y a-t-il eu des modifications en cours de réalisation de ce projet ?

C’est juste le reflet de ce que j’aime, j’écoute autant de musique instrumentale que de groupes avec chanteurs, quel que soit le style. Et j’avais vraiment envie de donner ma vision personnelle du Rock et du Metal. C’est du surement à tous ces groupes avec qui j’ai joué ou j’ai toujours pensé que certains choix artistiques n’étaient pas les bons. Avec les chanteurs nous avons échangé plusieurs versions des titres ou je leur disais ce que je souhaitais entendre et mes remarques en fonction de leurs différentes versions de travail. Une fois qu’on a été au clair sur les mélodies et les textes on a enregistré les parties définitives. Pour les cœurs tout s’est fait en studio au moment des prises de voix lead. Je leur chantais mes idées, ils me proposaient les leurs, c’était très interactif. C’est ma manière de voir la musique, c’est un échange permanent. Je ne me voyais pas imposer quoi que ce soit, ou prétendre avoir de meilleures idées que d’autres musiciens sur leur propre instrument.

Un mot sur l’artwork. Qui s’en est chargé ?

C’est Pierre Bernard, celui qui a fait la pochette du dernier Mörglbl. Initialement je voulais le faire moi-même et puis le temps passant je n’étais pas du tout satisfait du résultat. J’ai donc contacté Pierre un mois avant que j’envoie le disque au pressage, il a été super réactif, ça c’est fait en même pas une semaine. Je lui ai envoyé toutes les photos et l’idée de départ sur laquelle j’avais travaillé. Et il a fait ça en bien mieux et plus vite.

Qu’attends-tu de ce projet solo ?

Au départ j’ai fait ce disque en pure promotion afin de proposer mes services de batteurs. Dans des écoles ou magasins de musique pour des démos ou masterclass, à des studios d’enregistrements ou producteurs, à des labels etc…. D’autre part j’avais envie de faire cet album pour avoir mes propres morceaux pour mes démos. Sur cet album ce sont les titres que je joue seul sur scène. Maintenant que l’album est sorti au niveau des retours c’est déjà très positif, tous les gens qui l’ont écouté l’ont trouvé très bien réalisé. On commence à me proposer des interventions seul à la batterie, certains studios m’ont appelé pour me proposer des séances d’enregistrement avec des artistes. Ça m’apporte peut être un peu plus de crédibilité dans ce métier. On commence aussi à me proposer des interviews (merci à toi), l’objectif est atteint. Reste à voir si cela durera un petit bout de temps encore.

 

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Comment abordes-tu la scène, et que représente-t-elle pour toi (le meilleur moment pour un musicien, le seul moyen de vivre de la musique, un des multiples plaisirs de ce métier…)

La scène est la finalité de tout le travail effectué, c’est le moment où seule la musique compte. C’est vraiment le meilleur moment ou cela peut être le pire si tu n’es pas en bonne santé, mais généralement c’est de la scène que je tire mes meilleurs souvenirs. La rencontre avec le public est primordiale, la gestion du stress et l’adrénaline sont vraiment des moteurs qui poussent à se donner au maximum. Je crois que sans cette interaction et parfois cette prise de risque ma vie de musicien serait bien triste. En studio le travail est différent on essaye de trouver une alchimie entre le son, le jeu, les compositions, les arrangements, c’est beaucoup de concentration, et d’analyse. Même si souvent les choses les plus simples fonctionnent le mieux il y a toujours plusieurs paramètres qui interagissent en même temps et qui rendent l’instant moins fun que la scène. Au niveau de mon métier la scène est aussi ma principale source de revenu.

Quels sont les projets sur lesquels tu travailles en ce moment ? (un petit point sur les groupes déjà mentionnés, Mörglbl, Satant Jokers, Superfiz)

Avec Mörglbl nous sommes toujours sur la tournée « Brütal Römance », qui nous a conduits en Chine et devrait nous emmener jusqu’en fin 2013 aux USA. En parallèle nous avons entamé la composition du nouveau disque. Avec Satan Jokers le nouvel album « Psychiatric » sortira en janvier, c’est un concept album sur les maladies mentales qui fait suite à « Addictions » qui était aussi un album concept sur les drogues. Nous commencerons à tourner en décembre. Avec Superfiz nous sommes aussi sur la composition d’un nouvel album. De mon côté je vais commencer à produire des vidéos pour mettre mon album en image. Normalement dès la fin décembre il devrait y avoir des choses disponibles sur le net. La vidéos est devenue un médium essentiel pour la promotion, presque plus que l’audio. Je viens aussi de lancer avec deux collègues un projet d’équipe musical, The M.A.Y.S qui s’adresse aux artistes chanteurs, labels, maisons de disque. L’idée est de proposer nos services à 3 (Guitare-basse-batterie) pour la scène et le studio. Cela fait plus de dix ans que je bosse avec ces deux musiciens et notre expérience collective est en atout que nous voulons promouvoir, plus que nos expériences individuelles. Nous lançons aussi un concept de production par internet qui à partir d’un playback (piano/voix ou Guitare/voix) propose l’écriture des arrangements, l’enregistrement, le mixage et le mastering. Pas mal de boulot.

Que penses-tu de la scène française qui fait du bruit ?

Si tu parles de la scène métal en France et bien je trouve qu’il y a de plus en plus de bons groupes. Je trouve que le niveau général s’est carrément élevé en quelques années. Après ça reste une histoire de gout. J’aurais plus tendance à écouter Gojira que Klone même si je trouve les deux super bien foutus. Il y a une vraie dynamique sur le métal en France. A l’inverse d’autre styles semblent peut à peut s’éteindre. En plus nos groupes s’exportent ce qui selon moi est une preuve de leur qualité. C’est super dur d’avoir de la reconnaissance en Allemagne ou en Angleterre (par exemple), le public à l’habitude d’avoir des super groupes depuis des lustres.

 

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Ton meilleur souvenir de musicien ? …et le pire ?

Le meilleur, c’est dur d’en citer un seul mais je dirais peut être le Nearfest avec Mörglbl en 2008. On ouvrait la journée avant des pointures du Prog (Liquid Tension, Steve Hackett, Echoline, Phish) et on a eu une standing ovation, un double rappel ce qui arrive très rarement, toute la salle nous était acquise. On a vendu Plus de 400 disques en 30 min! Ils ont dû décaler tout le programme du festival car les gens n’étaient plus dans la salle, ils faisaient la queue pour faire signer leurs disques. C’était énorme.

Le pire, je ne sais pas, en général j’essaye d’oublier ce genre de chose. Peut-être mes premiers concerts ou j’étais mort de peur à l’idée de jouer devant des gens. Après j’ai aussi plein de salles anecdotes de tournées qui maintenant me font bien rire.

Si tu pouvais réunir le groupe ultime, qui choisirais-tu ?

Et bien Axl Rose au chant, Steve Lukather à la guitare car je suis fan de Toto depuis toujours, dur d’être objectif. A la basse je dirais Billy Sheehan car il a un son tellement identifiable et à la batterie ça ne serait pas moi mais Vinnie Colaiuta !!!! A mon avis c’est le genre de groupe qui n’irait pas bien loin, je ne sais pas pourquoi……

Plus sérieusement, je pense avoir déjà la chance de jouer avec des musiciens ultimes tel que Christophe et Ivan du Mörglbl. Pour la petite histoire j’avais un groupe de reprise étant ado, on jouait plein de trucs dont du Mörglbl. Je suis fans de ces gars depuis toujours, ça remonte à 1998 quand je l’ai vu la première fois à l’école ATLA à Paris, quelle claque!!!

Des coups de cœur musicaux à conseiller aux lecteurs de La Grosse Radio Metal ?

Et bien dernièrement j’ai eu la tête dans le guidon donc je n’ai pas vraiment eu le temps d’écouter des albums récents mais je te citerais quand même en vrac, le dernier Muse, Stone Sour, Deftones, The Aristocrats, The Pannic Channel. Mais j’oublie surement plein de choses. Il faut que fasse un petit update chez Virgin un de ces quatre.

S’il y a une question que je ne t’ai pas posée et à laquelle tu espérais fébrilement tant répondre…c’est à toi !

Et bien où se procurer mon disque? et là je te réponds en s’adressant directement à moi via Facebook ou par email, je m’occupe moi-même de la distribution de l’album. Merci,

Merci à Aurel pour ce long moment d’échange et à Sandra Barillier pour les photos d’Aurel et de Mörglbl (vous pouvez retrouver son superbe travail sur son site en cliquant là)
 



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