Luca Turilli’s Rhapsody (+ Freedom Call, Orden Ogan et Vexillum) au Trabendo (09.12.2012)

Ascending to apothéose !

9 décembre 2012, une journée qui restera gravée dans la mémoire collective des metalleux "fan de mélodique" présents ce soir-là au Trabendo de Paris.

Pourtant, de notre côté, tout commence dans la difficulté avec un impropable chaos/embouteillage à l'entrée de La Villette, avec en prime un parking fermé car visiblement bondé pour cause de spectacle Disney au Zénith. Moment de frayeur qui ne durera certes point puisqu'une place "gratuite à l'arrache" (merci les dimanches) sera trouvée non loin de notre graal.

Arrivés sur les lieux vers 17h15, nous entrons dans le Trabendo pour y saluer quelques personnes dont Mikko Härkin, claviériste live de Rhapsody sur cette tournée, qui nous donne quelques nouvelles sur sa carrière - entre nostalgie, dépit de la crise actuelle concernant le metal et espoirs pour l'avenir. Pour rappel, le monsieur est passé dans Sonata Arctica, fut brièvement dans Symfonia le projet mort-né de Timo Tolkki, et s'occupe toujours de son groupe Mehida avec les diffucltés de l'industrie musicale retardant la finalisation du troisième opus. A part ça, heureux d'être là le gars... comme Nadia Bellir, alias Miss Luca Turilli, qui nous permet de saluer ce dernier - toujours grand sourire malgré une fièvre tenace. Pendant ce temps, Freedom Call et Vexillum achèvent leurs balances tandis qu'Orden Ogan devra, par manque de temps, les effectuer avant son set.

L'ouverture des portes s'effectue sans mal vers 18h30, et ce n'est que quelques minutes plus tard que les hostilités démarrent. Quatre groupes au programme donc, pour l'espère-t-on une soirée de folie qui sera d'ailleurs la dernière date européenne de ce Ascending to Infinty Cinematic Tour.

VEXILLUM

Le public semble peu nombreux au moment où les italiens de Vexillum entament leur set. Pourtant, leur power metal teinté de touche folk fera plutôt mouche aux oreilles de ceux qui ont su (pu) arriver à l'heure ! Habillés de kilt écossais à dominance verte, les transalpins se rappellent au souvenir de ceux qui les avaient découvert en première partie de... Rhapsody of Fire, le 15 février 2011 à l'Elysée Montmartre (RIP).

Vexillum Live Paris 2012

Déjà bien en place à l'époque, et fort depuis d'un second album (The Bivouac) paru il y a quelques semaines chez Limb Music, on peut affirmer que Vexillum a encore bien progressé notamment par un jeu scénique plus dynamique et bien huilé entre des musiciens qui commencent à avoir une bonne habitude de la scène. Au chant, Dario Vallesi exploite bien ses capacités, démarrant tambour battant sur le titre "The Wanderer's Note" (sorte de single du nouvel opus, dont le nom est en étroite relation avec le premier album) sans pour autant s'essouffler par la suite.

Vexillum (Dario) Live Paris 2012

C'est après un "Dethrone the Tyrant" bien folkisant heavy que Vexillum entonnera son hymne tant attendu, seul extrait du The Wandering Notes de 2011, un "Avalon" réclamé et repris à tue-tête par le public alors que Dario festoie la gourdasse au gosier ! Du fun, mais aussi du bon et du carré. Seul bémol : un son moyen, de première partie au Trabendo en quelque sorte, pour une batterie un poil trop en avant (même si le nouveau venu derrière les fûts assure sans mal).

Vexillum Live Paris 2012

Petite surprise, ce n'est pas quatre mais cinq titres qu'interprèteront les jeunes loups ce soir, à la différence des autres dates de la tournée. Un peu comme si les autres groupes leur avaient donné du temps supplémentaire afin de les adouber. Ainsi, "The Marketsquare of Dooly" et ses "hey" poussés par une foule de plus en plus conséquente se prenant au jeu, concluera un set réussi, juste après un "Megiddo" (très "Mysteria" de Edguy il faut l'avouer) lui aussi extrait du nouvel album et sur lesquels Chris Bay (Freedom Call) et Alessandro Conti (Luca Turilli's Rhapsody) viendront un peu faire les clowns et tâter de la fiole magique du druide vocaliste.

Vexillum Dario Vallesi Live Paris 2012

A re-revoir donc, Vexillum devenant peu à peu une jeune valeur sûre du power italien. Pour les fans de Helloween... et de Rhapsody, bien entendu.

Setlist :

- The Wanderer's Note
- Dethrone the Tyrant
- Avalon
- Megiddo
- The Marketsquare of Dooly

ORDEN OGAN

Dans un style quelque peu différent, les teutons d'Orden Ogan prennent place sur la scène habillés d'armures assez sombres façons "warriors of ice" (ce qui tombe bien vu la tête d'affiche) après avoir donc effectué leur soundcheck un peu à l'arrache et au dernier moment. Pourtant, le son de leur prestation s'avère meilleur et plus équilibré que celui de Vexillum, pour un power metal plus moderne bien que mélodique folkisant aussi par moments, plus froid et moins délire très certainement.

Orden Ogan Live Paris 2012

La commnunication et la communion avec le public sera ainsi moindre, même si le chanteur/guitariste Seeb s'amuse pas mal avec le celui-ci en le faisant participer et en le titillant même sur le fait que Paris n'est pas "louder than Lyon". Est-ce raisonnable ainsi de provoquer sur la rivalité province-capitale ? Plus sérieusement, il y arrive tout de même, notamment sur le tubesque "The Things We Believe In", single du dernier né To the End paru en novembre chez AFM Records, où la foule hurle de plus en plus fort à sa demande le "cold, dead and gone" final du refrain.

Orden Ogan Live Paris 2012

Un bon carré de fans semble d'ailleurs être venu pour eux sur la droite de la scène (en faisant face au groupe), ainsi quand le tube du précédent album "We Are Pirates" est entonné, c'est un peu la folie pour quelques légers pogos et surtout une reprise frénétique de ces trois mots caractéristiques pour un morceau qui ferait la joie des fans de Running Wild. A ce niveau, la formation se pare de morceaux aux refrains efficaces et souvent chantant, avec en prime de ces deux chansons un "To the End" bien mélodique et un "Masks" étonnnant car un peu inattendu dans la setlist s'agissant d'un bonus track de l'ultime opus.

Orden Ogan Live Paris 2012

Au rayon anecdotes pour un show ficelé tel un rôti de boeuf du boucher, à noter la peur subie de l'ami Seeb lorsque la sangle de sa guitare se défait juste avant "Masks", un fameux "fist of fate" lancé sur le glorieux "To the End", le sourire permanant du guitariste "non chanteur" Tobi, sans oublier le tournage au iPhone pendant un solo. De la fantasie donc mais point trop non plus, on peut d'ailleurs aussi regretter que les choeurs soient tous samplés rendant la prestation un poil moins attrayante à ce niveau.

Orden Ogan Live Paris 2012

Une concert fort honorable cependant pour un combo qui sait manier sa musique avec maestria, reste un peu plus de personnalité et de temps pour faire de Orden Ogan un quatuor qui comptera beaucoup à l'avenir. Les bases et le talent sont là, les compos aussi, alors il n'y a plus qu'à transformer l'essai ; ce qui ne saurait être qu'une formalité après tant de jours aux côtés de grands professionnels du genre.

Setlist :

- To New Shores of Sadness
- We Are Pirates
- The Things We Believe In
- Masks
- To the End
- Angels War

 

FREEDOM CALL

Ah Chis Bay, quel clown tu fais... quel showman surtout ! Un concert de Freedom Call, c'est avant tout une fête, un moment de bonheur sous couvert d'hymnes mélodiques aux refrains qui font toujours mouche. A true and real happy metal party. Pourtant, on pense que cette fois-ci ce sera plus sérieux qu'en 2010 où le groupe avait déjà foulé les mêmes planches en première partie de Gamma Ray, Chris arrivant non pas pieds nus mais décemment chaussé. Tu parles, Charles... une nouvelle fois, nous aurons droit à une débauche de délire contrôlé, sans pour autant que celui-ci occulte la qualité du show musical proposé.

Chris Bay Freedom Call Live Paris 2012

C'est cependant avec une qualité sonore incertaine que Freedom Call entame son show avec le morceau... "Freedom Call" ! Pas forcément équilibré au niveau des décibels, il s'adéquate plutôt bien cependant aux premiers mouvements d'une foule qui se réveille considérablement après avoir un peu paressé pendant le set d'Orden Ogan. Ca part vite et fort, et au final on oublie bien vite cette saturation ressentie tant l'ambiance explose en un clin d'oeil. Plus tard, ce souci sera réglé, même si le chant de Chris restera globalement sous mixé par rapport au reste, pas forcément une gène cependant quand la moitié de la foule reprend à l'unisson les moments forts de chaque morceau.

Freedom Call Live Paris 2012

La discographie de Freedom Call sera plus ou moins représentée durant cette performanche, Mister Bay et ses amis décidant d'occulter les premiers, quatrième et cinquième opus pour se concentrer avant tout sur les tubes et les hymnes festifs du combo. Seule "The Quest", extrait du Crystal Empire de 2001 (tout comme l'introduction du show), viendra apporter une véritable touche sombre et émouvante à cet enchaînement ; un brûlot d'une force rare qui permettra cependant aux plus excités de reprendre leur souffle avant que quelques pogos légers ou autres jumps (quant à eux demandés par le groupe) ne viennent faire légion sur les moments up-tempo/happy des incontournables que sont "Warriors" (qui verra son final répété à plusieurs reprises) ou "Land of Light" (enchaînée à cette dernière avec son clavier très Europe), voire "The Eyes of the World" (et son superbe "twin solo" des familles entre Chris et Lars Rettkowitz) et "Tears of Babylon" où notre frontman se prend un fail monumental dans la foule pensant saluer des amis de fans qu'il avait rencontrés à Budapest. Peu importe, il en profitera pour dédier la suivante, la chanson d'amour qu'est "The Quest" donc, aux filles constituant l'assemblée.

Freedom Call Live Paris 2012

Car oui, Chris Bay est un lover, un vrai. Il n'hésite ainsi pas à faire précéder "Rockstars", tube du nouvel album, d'un long speech bien huilé où il tente d'appâter la femelle. Prétendant avoir fait un rêve dans son tourbus où la foule chanterait avec lui ce soir, et constatant que celui-ci se réalise ("you are realizing my dreams", s'exclame-t-il dans un anglais fort amusant pour le coup), il enchaîne en disant que la suite de son songe était constitué de filles venant au premier rang lui montrer leurs seins. Peine perdue, cette partie imaginaire ne deviendra pas réelle, il ne faut pas confondre Freedom Call avec Steel Panther voyons !

Freedom Call Live Paris 2012

De vraies "Rockstars" aussi donc, cette chanson sera d'ailleurs l'agréable surprise de la soirée. Totalement taillée pour le live, elle éclipsera presque l'autre morceau extrait de l'opus 2012 Land of the Crimson Dawn, un "Power & Glory" sentant bon la bière et la fête et qui, selon un Chris toujours aussi truculent, porte plus ou moins le nom de ses deux biceps. Ou d'une partie plus inférieure de son anatomie, allez savoir.

Et c'est sur le tube hard FM power mélodique "Land of Light" que se conclue le show de Freedom Call, dans un chaos total puisque Alessandro Conti + des membres d'Orden Ogan et Vexillum viendront jumper à côté du groupe pendant que Seeb, Mikko Härkin et Alex Landenburg (batteur de Rhapsody) viendront démonter les cymbales du pauvre Ramy Ali, habituel batteur de Iron Mask, et dépannant l'absence de Klaus Spierling "trop occupé en Allemagne" (d'après les dires du bassiste Samy Saemann après le show). Une vraie ambiance de fête et de fin d'aventure, vous l'aurez compris... en tout cas les allemands ont conquis le public et donnent ainsi rendez-vous le 7 mai 2013 au Divan du Monde pour un show en tête d'affiche avec Power Quest et Dreamcatcher en première partie.

Freedom Call Live Paris 2012

Setlist :

- Freedom Call
- The Eyes of the World
- Rockstars
- Tears of Babylon
- The Quest
- Power & Glory
- Warriors
- Land of Light

Alors qu'un interlude Voyager et on album I Am the Revolution de 2009 nous est offert par l'ingénieur du son Sebastian "Basi" Roeder, le public attend avec impatiemment le clou du spectacle...

LUCA TURILLI'S RHAPSODY

Non mais imaginez ce dialogue entre deux potes :

- Et si on allait se faire une toile ce soir ?
- Euh non, je suis plus musique moi, un bon concert de metal ça te dit pas ?
- Mouaif... j'avais envie de sensations visuelles moi !
- Et moi de bon son !

Là, arrive un troisième larron :

- Oh vos gueules les mecs, y a mieux : Luca Turilli's Rhapsody au Trabendo ce soir. Qu'est-ce que vous vous faites chier ?! On aura les deux !!

Luca Turilli Live Paris Rhapsody 2012

Bah ouais, quand on a la chance d'avoir un show réunissant les deux aspects, le tout dans une camaraderie et une énergie sans pareille, pourquoi se priver ? C'était là le but ultime de Luca et ses amis, créer une expérience ciméatique et épique unique dans l'histoire du metal, un show grandeur nature sans pour autant le barder de moyens et effets spéciaux indigestes, conservant le côté humain et chaleureux qui a fait les beaux jours d'un groupe mythique : Rhapsody. En cette année 2012, alors qu'on pensait la magie disparue avec le split, le sieur Turilli a su raviver la flamme et lui redonner ses lettres de noblesses ainsi débarrassés de son "Of Fire" et affublé d'un jeune chanteur talenteux qui ferait presque oublier le grand Fabio Lione. 1h40 de grand spectacle, fun et sérieux à la fois, technique et musical, pour le grand plaisir de fans parisiens toujours fidèles et à fond au moment d'accueillir leurs héros italiens.

Luca Turilli et Patrice Guers, Rhapsody, Paris Trabendo 2012

Alors certes l'affluence record et inoubliable de l'Elysée Montmartre l'an passé ne pourra-t-être égalée, et pour cause la salle étant bien plus petite, mais niveau ambiance et folie nous en avons eu pour notre argent. Niveau qualité de spectacle aussi, pour ce qui pourait être une nouvelle fois de plus le show de l'année (en ce qui concerne le rédacteur de ce report, on le laissera seul responsable de ses propos). En même temps, celui-ci était tellement attendu...

Alors oui, malheureusement, notre Dominique Leurquin national - deuxième guitariste du groupe - ne pouvait être présent, même si point oublié par Alessandro Conti son chanteur. Blessé à la main, c'est la mort dans l'âme qu'il a dû renoncer à la tournée, laissant ainsi sa place à des bandes pré-enregistrées. Cela ne gâchera pas la qualité intrinsèque du show pour autant, d'autant plus que l'étriquée scène du Trabendo ne laissait que peu de place à un groupe complet en plein mouvement. Déboire qui se transformera donc le temps d'un soir en mini-avantage, permettant à Luca Turilli de se démener comme un beau diable sans cesse en mouvement et plus motivé que jamais. Bien que légèrement malade, le maestro nous rendra une copie presque sans fausse note, y compris sur les soli du dernier album pas forcément évidents à retranscrire en live. Une nouvelle prouesse.

Luca Turilli Rhapsody Paris Trabendo 2012

Qui dit aspect filmique dit casting de rêve. Ajouté aux membres habituels, soulignons la présence du discret mais ultra efficace Mikko Härkin derrière ses claviers, qui ne s'accordera que peu de frivolité si ce n'est vers la fin lors du remerciement d'Alessandro envers chaque groupe ou membre de l'équipe technique. Ainsi Mikko lâchera entre autre une intro de "The Final Countdown" au moment où le tour de Freedom Call fut venu, allez savoir pourquoi (un indice ? La dernière chanson du set des allemands peut-être). Autres invitées, parmi les filles cette fois-ci, notons la soprano Sassy Bernert en guest vocal pour des duos parfaitement réussis sur la très opéra "Tormento e Passione" (grande qualité d'interprétation en compagnie d'un Alessandro aérien de facilité) ou la plus douce "Warrior's Pride", sans oublier des choeurs poussés sur "Forest of Unicorns" ou "Demonheart" pour ne citer que celles-ci. Une vraie et belle trouvaille. Quid de la deuxième demoiselle à l'honneur ? Nadia Bellir herself, Luca's girlfriend, qui viendra sur scène à deux reprises pour des prestations de danses scéniques exécutées avec esthétisme, en habits de lumière avant "Demonheart" et en mode mystique derrière des éventails en préambule de "Dark Fate of Atlantis". De quoi rendre le visuel encore plus probant.

Luca Turilli Rhapsody, Alessandro Conti & Sassy Bernert, Paris Trabendo 2012

Parlant de cela, vous aurez facilement deviné que le backdrop, habituellement réservé aux logos des groupes, était bel et bien ici destiné à la projection de vidéos en tout genre afin de souligner l'aspect cinématique. Outre l'intro très générique de film, des clips vidéos seront ainsi mis en avant sur "Dark Fate of Atlantis" ou encore "Excalibur", la pochette de Dawn of Victory apparaissant à la nostalgie de tous lors de l'interprétation de son titre éponyme, des images bucoliques ou célestes défilant lors de morceaux plus folk ou calmes. Sans oublier la narration de l'album Ascending to Infinity (forcément largement représenté ce soir), enchainant certaines histoires et présentant le groupe avant le début de la prestation, annonçant également les soli habiles et techniques du bassiste français Patrice Guers (avant un "Of Michael the Archangel and Lucifer's Fall" joué de façon tronquée car bien loin des 16 minutes de l'album) et du batteur allemand Alex Landenburg (peu avant la ballade folk "Forest of Unicorns" dont nous allons reparler sous peu... pour d'autres raisons).

Patrice Guers, Luca Turilli's Rhapsody 2012 Paris

Ainsi, en 100 minutes de musique, nous avons le temps de voir du pays et de traverser la riche discographie de la carrière Turillienne. Nous avons donc pour la première fois droit à trois morceaux de ses albums solo en live, dont le surpuissant "Demonheart" du magnifique Prophet of the Last Eclipse qui provoquera l'épilepsie générale dans les travées du Trabendo, ou le très fringant "The Ancient Forest of Elves" du premier opus. Mais pas seulement ! Si les deux derniers Rhapsody of Fire sont oubliés, ainsi que le Power of the Dragonflame de 2002 si on excepte la concluon "In Tenebris", le premier opus Legendary Tales s'est vu donné une seconde naissance. Par le biais d'un Alessandro parfaitement à l'aise sur la tessiture d'un morceau tel que "Warrior of Ice", la grande réussite finale et ultime de cette prestation haute en couleur. Et "Forest of Unicorns" donc... parfaitement animée par trois membres de Freedom Call et le "smiling guitarist" de Orden Ogan en petite tenue, serviette de bain autour de la taille. A base d'une chorégraphie très... personnelle, les quatre hommes ne manqueront pas de faire rire un Alessandro qui peinera à chanter cette ballade folk avec sérieux. Peu importe, un grand moment de rire et un buzz assurés pour de nombreuses semaines ! La fiesta en mode "port'nawak" se poursuivra d'ailleurs jusqu'au bout puisque, sur le rappel démarré par le premier single de Ascending to Infinity "Dark Fate of Atlantis", ce sera le tour des compatriotes de Vexillum de venir "danser" sur l'éternel tube "Emerald Sword", avant de finir déchaînés dans la fosse à headbanger et sautiller devant la barrière. Improbable.

Alessandro Conti, Luca Turilli's Rhapsody, Paris Trabendo 2012

Ces moments de folie ne doivent cependant pas faire oublier l'aspect amplement réussi d'un spectacle à la fois millimétré et ouvert à toute liberté. Notons aussi les surprises émaillant la setlist, car il était très risqué de démarrer le spectacle avec "Riding the Wings of Eternity" de l'album Symphony of Echanted Lands, pas foncièrement la chanson la plus réputée de l'histoire du groupe. Mais celle-ci s'enchaînant parfaitement avec l'introduction "Quantum X", elle permit une mise en bouche rapide et sans équivoque. Quid également du choix de la ballade "Son of Pain", extraite du Triumph or Agony "Rhapsody of Fire 1er du nom". Là où beaucoup auraient préféré "Wings of Destiny" ou "Lamento Eroico", on se rend compte à quel point Luca Turilli adore ce morceau ainsi sublimé par un Alessandro Conti totalement irrationnel de puissance émotive au moment de l'interprétation. Et cette chute de neige (ou "mousse toxique", comme vous préférez) en son final ne fera que renforcer l'inattendue féérie entretenue par un instant pas forcément attendu avec impatience à la base. Pour le reste, du classique avec "The Village of Dwarves", du nouveau avec "Clash of the Titans", et ce final donc déjà évoqué qui a su créer son effet.

Un grand moment tout simplement magistral, une claque, avec un Alessandro Conti parfait de A à Z et pas loin d'être au niveau de Fabio Lione voire l'égalant carrément. Après un ultime salut sur scène via un "guerrier de glace" remuant les plus nostalgiques d'entre nous, le groupe descend dans la fosse saluer les premiers rangs du Trabendo pour un instant de communion rare dans une folie qui restera encore palpable de longues minutes après le show...

Luca Turilli Rhapsody 2012 Paris Trabendo

Setlist :

[Quantum X]
Riding the Winds of Eternity (Rhapsody Cover)
Clash of the Titans
Tormento E Passione
[Rage of the Winter [Rhapsody Cover, only Intro)]
Demonheart (Luca Turilli Cover)
The Village of Dwarves (Rhapsody Cover)
Excalibur
[Drum Solo]
Forest of Unicorns (Rhapsody Cover)
Warrior's Pride (Luca Turilli Cover)
The Ancient Forest of Elves (Luca Turilli Cover)
[Bass Solo]
Of Michael the Archangel and Lucifer's Fall (edit)
Son of Pain (Rhapsody of Fire cover)
Dawn of Victory (Rhapsody Cover)

Rappel :

Dark Fate of Atlantis
Emerald Sword (Rhapsody Cover)
[Ira Tenax (Rhapsody Cover, intro)]
Warrior of Ice (Rhapsody Cover)
[In Tenebris (Rhapsody Cover, outro)]

(ou la version un tantinet trollée telle qu'elle était scotchée sur scène : )

Setlist Troll Luca Turilli's Rhapsody Paris 2012

... oui, de longues minutes car tous les groupes viennent ensuite partager avec les fans, discuter, prendre des photos, en toute amitié et dans une passion sans limite.

Le temps donc de saluer tout le monde, de remercier ce petit monde pour une prestation qui restera dans les esprits, avec un grand bravo une nouvelle fois à Roger Wessier et son équipe de Base Prod pour une organisation hors pair.

A la prochaine ! ... Ah et si seulement Ben Barbaud pouvait lire ces quelques lignes et oser programmer nos héros du soir à l'affiche du Hellfest 2013... croisons les doigts, ou rêvons un peu, c'est selon.

Ju de Melon

 

Photos : © 2012 Olivier GESTIN / INTO The PiT Photography
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

 

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