Vreid – Welcome Farewell

La Vreid’s Brigade est de retour. Le Black ‘n Roll patiné d’un groove des 70’s et de la rudesse des 80’s vient nous chatouiller les tympans. Cela fait deux ans qu’ils peaufinaient leurs riffs pour nous sortir un très bel opus Welcome Farewell. Après les implacables disques qu’étaient I Krieg et Milorg, concepts albums basés sur la libération de la Norvège lors de la 2ème Guerre Mondiale ; suivi d’un 5ème album qui avait vu revenir tous les anciens membres de Windir au bercail comme Strom, V parlait aussi de libération mais plus d’une vision philosophique.

Ici, les thèmes sont variés et traitent de la vie en de nombreuses scènes différentes. Plus personnel, plus introspectif, Hváll y a mis de lui-même pour sortir ses textes. Finis les casques et Croix de Fer allemands de la seconde guerre mondial, place à une œuvre de Kim Holm où la Mort rôde… L’album a été produit par Hváll, bassiste du groupe dans son propre studio le « 1184 » comme le nom de l’album de Windir datant de 2001.
 

Vreid


Toujours ce son strident des guitares sur des structures Black Metal taillés pour la scène. Lourd, puissant, terriblement bien fait, les morceaux sont complexes et à différents tiroirs.

Les titres sont agressifs mais parfois une touche Heavy vient adoucir le tout comme sur « The Ramble » qui débute l’album. Avec une rythmique qui fait chavirer la tête tel un léger mid-tempo long et sûr de lui, qui sait l’impression qu’une telle musique peut laisser à ses auditeurs (écouter le long passage qui clôture « Way Of The Serpent ») à rendre fou toute une salle pendant un concert. Ils seront d’ailleurs à Paris au Klub le 16 Avril en compagnie de Solefald et d’In Vain

Les riffs Vreidien® sont coupants comme de la glace noire. La voix, rugueuse comme du papier de verre, confiante, elle nous emmène sur les pentes du délire imaginé par Hváll. Changement de tempo, maîtrise des ambiances spartiates avec « The Devils Hand ». Ici pas d’ « à peu près », non tout est bien fait, calibré, mesuré, envoyé dans nos tronches avec une précision d’un exocet dans le désert irakien.
 

Vreid


Le titre éponyme, sorte de melting-pot entre du heavy épique, un black ‘n Roll chaud bouillant, des riffs morts de fin trash estampillé 80’s. On les sent beaucoup plus matures, chaque titre s’implique dans les autres pour découvrir un puzzle intelligent d’où sort une couleur propre au groupe. Cette façon de créer la musique permet à chacun de respirer, de prendre ses repères (le break de « Welcome Farewell » en est un bel exemple) : ralentissement, apaisement puis emballement.

Du Vreid pur jus, on en a avec « The Reap », son rythme entrainant et ses mélodies à la guitare tout en légèreté, sous une pluie de riffs assassins, pour toujours arriver à des breaks majestueux qui découlent d’une logique inébranlable.

Ou du Black académique comme le début de « Sights of Old » pouvant vous éviscérez comme le “V” de leur logo, vous emmenant dans un déploiement d’ingéniosités musicales vous faisant voyager dans des atmosphères variées touchant une palette musicale très large, voire même progressive comme avec « At The Brook » dont la frappe est tout simplement phénoménale.

 


Lionel / Born 666

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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