Stuffy, bassiste de Pleasure Addiction


Véritable serpent de mer du milieu sleaze/glam français, le premier opus de Pleasure Addiction a fini par débouler dans les bacs l’été dernier. Retour sur la genèse de ce « In Dependence » dont on espère voir le successeur venir à nous plus rapidement. En attendant, ne manquez pas les apparitions scéniques de ce groupe hors norme, car c’est là que sa musique prend toute son ampleur !

Salut ! Originalité oblige, est ce que tu peux présenter le groupe, pour ceux qui ne connaissent pas encore Pleasure Addiction ?

Pleasure Addiction c’est un peu de hard fm, de glam, de heavy rock, du fun, de l’insouciance… parfois de l’inconscience, bref le « Nothing’ but a good time » qui permet de s’évader du quotidien parfois gris !

« In Dependence » est sorti il n’y a déjà quelques temps. Dans l’état actuel des choses, avez-vous eu des retours des ventes ? Du public ? Des chroniques ?

Le retour est vraiment positif, les gens accrochent bien à l’album si l’on en croit les différentes chroniques et messages divers ! Pour ce qui est des ventes, bah, disons que c’est pas la meilleure période pour vendre des disques, hein !

Pourquoi ce nom de groupe, Pleasure Addiction ?

Le plaisir est essentiel dans nos vies, dans nos envies, dans nos choix. Quel qu’il soit il est important  pour garder un certain équilibre mental. On ne peut pas vivre que de cela, la vie reste une montagne russe avec ses hauts et ses bas. Mais dans la mesure du possible, voyons le bon côté des choses. La musique reste pour moi un divertissement et par conséquent un plaisir. Mais il peut être tout autre, du plus simple, comme un Paris-Brest ou le sourire de la crémière mais il peut prendre des formes biens plus différentes et intimes mais là on risque de déborder… !  

 

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Comment définirais-tu votre musique ? Quelles sont vos influences… ?

Pour faire assez simple on va dire que c’est du hard rock/fm/glam. Toujours assez mélodique et accrocheur. Les influences sont pas mal ancrées du côté des années 80′ et son côté « larger than life ».

L’alchimie de Pleasure Addiction fonctionne plutôt bien. Comment vous êtes-vous tous rencontrés ? Quels sont vos parcours musicaux ?

Pam et moi-même, c’est une longue histoire, on a quelques groupes en communs comme Voodoo Smile à l’époque ou à l’heure actuelle Suckerstarz et High-School Motherfuckers. Carvin est connu à travers Aesthesia avec qui nous avons fait quelques dates en tant que HSMF, ça tisse les liens. Et Butcho a été le chanteur de Watcha et plus récemment Hellectrokuters, Rednekk Rampage et Devil’s Soul. On se croisait régulièrement déjà à l’époque de Watcha en quand nous avons eu l’opportunité d’ouvrir pour XYZ en Europe, notre chanteur d’alors ne pouvait pas se libérer (étant en Italie), nous lui avons proposé la tournée, et du coup, il est resté avec nous et c’est très bien comme ça !

Comment s’est passé l’enregistrement de ce disque ? Où est ça a été fait ? Combien de temps ça a pris ?

Trop ! Ça c’est pas mal espacé sur le temps, entre autre dû aux changements de line up d’alors. Par exemple il a fallu refaire toutes les parties vocales de A à Z, pas simple…

Un mot sur l’enregistrement ? Qui s’en est chargée ?

Ca a été enregistré principalement par Stéphane Brulez et Mathieu Sachot et mixé par Didier Chesnau de Headline dans divers studio en Ile de France mis à part la version samba de « Couldn’t live without you, qui a été enregistrée au Brésil et mixé dans le New Jersey par Daniel Lima et Ian Fraser.

Est-ce que toutes les compositions étaient déjà terminées avant de rentrer en studio ou est-ce que vous vous êtes laissé une marge de manœuvre pour improviser quelques trucs ?

Tout était écrit avant pour cet album, absolument. No jam, ni rien du tout vu que l’on était quasi jamais au même au même studio pour recorder !

Pourquoi l’album a-t-il mis si longtemps à sortir alors que votre première démo date déjà de pas mal de temps ?

Encore une fois, pour des questions de line up et par la suite de disponibilités, de détails du quotidien, etc…

Le poste de chanteur vous a causé quelques soucis. Est-ce qu’avec Butcho, les choses sont désormais stables ?

Absolument, tout se passe très bien maintenant ! Nous travaillons en harmonie et en démocratie !

Comment tu vois cette réalisation par rapport aux débuts du groupe ? Une (r)évolution ? Une étape… ? Une continuation…? Un début…?

Une suite logique tout simplement.

 

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Es-tu totalement satisfait de « In Dependence » où tu changerais quelques petits trucs avec du recul ? Lesquels ? Pourquoi ? Sans langue de bois, quels sont selon toi les points forts mais aussi les points faibles de ce disque ?

Je ne sais pas si l’on peut être totalement satisfait de quelque chose comme un disque sur lequel pleins de choses et de personnes interviennent. Entre les exécutions, les sons, les arrangements, les mix, etc… Il y a trop de paramètres pour que l’on soit content à 100 %, surtout que certains vous échappent forcement à moins de tout faire soit même, mais là, c’est une autre histoire.
Le point fort et le plus important reste pour moi les compositions. A refaire, je ne changerais pas grand-chose à ce niveau-là. Ce serait plutôt sur le son général, certaines choses ne sont pas tout à fait comme je les avais imaginés. Que ce soit dans les arrangements, mix ou certaines exécutions musicales. Mais bon, y’a pas mort d’homme non plus, hein !


En ce qui concerne les compos, comment ça se passe ? Tout le monde compose et vous fonctionnez en démocratie pour la direction artistique des morceaux ou il y a un tyran parmi vous ?

Jusqu’à maintenant je m’occupais de la majorité des compos mais sans imposer quoi que se soit. Chacun est libre de proposer ce qu’il veut, nous essayons tout ce qui nous passe par la tête et faisons notre choix par la suite, démocratiquement encore une fois. En général, j’aime bien composer seul et proposer aux autres un titre déjà bien avancé, c’est à dire avec un couplet, pré-refrain et refrain en gros, et ensemble on peaufine et complète.

Un mot sur l’artwork. Qui s’en est chargé ?

– C’est Pam et moi-même. Cette histoire de pochette trainait un peu trop à mon goût, alors on s’y est collé nous-même et c’est très bien ainsi finalement!

Qu’attends-tu de Pleasure Addiction s à court et long terme ? Le groupe semble fonctionner par « à coups » avec quelques dates, puis plus rien pendant quelques temps et ainsi de suite…

C’est finalement le cas pour tout les groupes mais à différentes échelles. Une période de concerts, une autre de compos, d’enregistrement, de laisser aller… ! Ce que j’attends de la suite ? Jouer, continuer à prendre du plaisir tout en espérant en donner. Après pour aller plus haut, faut que les médias, les salles, tourneurs, etc… jouent le jeu. Mais bon, si déjà faut acheter une page de pub dans un mag pour avoir son cd chroniqué, sucer ou payer untel pour faire un concert c’est pas encore gagné. On ne prête qu’aux riches,, c’est bien connu !

Comment définirais-tu un concert de Pleasure Addiction ? Est-ce que de nouvelles dates sont prévues pour bientôt ?

C’est une belle fête, quelque chose de convivial et très sympa qui finis toujours autour d’un bon verre avec les gens présents !

 

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Que pensez-vous de la scène française qui « fait du bruit » ?

Ecoute, que ce soit dans le heavy, le glam, le death, l’indus, le black, le punk rock, le grind, etc… Il y a de très bons groupes par chez nous ! Pour t’en citer quelques uns dans notre style pour faire bref, je dirais Aesthesia, Rakel Traxx, Hellectrokuters, Rednekk Rampage, High-School Motherfuckers, Frenchkiss, Highlight Enemies, The Sticky Boys, Suckerstarz, Voltrage, Sleekstain, Engraved, Swine Diamond, Steel Rangers, Shannon, Black Rain, Silence, Snake Eyes …

Penses-tu que l’avènement médiatique d’un groupe comme BlackRain puisse ouvrir la voie à d’autres formations (comme Pleasure Addiction par exemple) ?

L’avenir nous le dira mais voyons déjà l’impact BlackRain sur le grand public. Je ne me rends pas bien compte de l’avant et après pour le moment, laissons un peu de temps au temps comme dirait l’autre ! Mais souhaitons que ça prenne pour eux, bien entendu.

La question qui se pose forcément après une si longue attente pour la sortie du disque : est-ce qu’une autre réalisation (album, maxi, démo, compilation, split…) sortira bientôt ou du moins est en cours de réflexion ?

Absolument, un nouvel album est en écriture à l’heure actuelle ! Et en cadeau pour les plus impatients on vous a enregistré une petite reprise des amis de XYZ pour qui en veut !

Ton meilleur souvenir au sein du groupe ? …et le pire ? (Oui, c’est ma question « people »… )

Meilleur, je dirais la validation de notre première partie pour Europe, c’était dans les débuts, c’était… beau ! Mais quasi chaque date, chaque sortie, chaque concert partagé reste un bon moment. Entre autre avec les XYZ, c’était vraiment cool de tourner, des grands moments passés ! Puis bien sûr notre mini tour aux USA au Viper Room entre autre… Les pires, ou plus chiants je dirais, ça a été les changements de line up et à chaque fois tout recommencer et du coup parfois perdre de vue ses anciens camarades de jeu. Mais bon, c’est la règle dans le show business… ! Ah, ah !

S’il y a une question que je ne vous ai pas posée et à laquelle vous espériez fébrilement tant répondre…c’est à vous !

Je veux bien poser les questions mais si tu viens jouer à ma place sur le prochain disque alors ! Nan mais oh !  (ndlr : Chiche !)

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