As They Burn – Will, Love, Life

Formés en 2007, As They Burn tend à appartenir à cette nouvelle vague de Deathcore tant controversée. Après leur premier album Aeon’s War qui leur ont permis de se faire un nom, les parisiens nous reviennent 2 ans après avec leur nouvel opus Will, Love, Life signé chez Victory Records, sorti le 19 février chez Victory Records.

L’Artwork effraiera les plus hostiles au genre : Colorée, futuriste, symboles occultes arpentés de dorures. C’est frais, c’est moderne, c’est esthétique, c’est new wave !

Alors on ferme les yeux si ça pique un peu, l’intérieur semble être plus intéressant …

« Medicine 2.0 » premier titre, qui a déjà été joué à plusieurs reprises, notamment au Hellfest.
Batterie lourde et guitares alternant riffs incisifs et passages aériens avec beaucoup plus d’agilité que sur Aeon’s War.

Pour conquérir le système nerveux des plus sceptiques, il y a « Isis ».
Rythmique saccadée, breaks assassins, l’atmosphère du morceau peut varier d’une mesure à l’autre avec des passages plus mélodiques, aussitôt terrassés par une batterie fracassante.

Du côté des envolées instrumentales, il y a celles qui sonnent assez cliché et déjà-vu comme sur « Origin », un refrain qui plaira aux demoiselles en mal d’amour. « Take me awaaaay »


 

Et d’autres plus réfléchies et inattendues, comme la deuxième partie de « Frozen Vision », qui prendra une dimension à la limite de la mélancolie avec  une belle montée en puissance en fin de morceau.

Il y a aussi celles endommagées par un chant clair peu maîtrisé, assez tremblotant et qui manque de justesse, comme sur la fin de » The Conscious Man », l’émotion n’est pas au rendez-vous,ça ne prend pas.

Cette voix qui se cherche est tout de même intéressante quand elle oscille entre claire et guttural ne serait-ce que sur quelques mots.

Ou quand elle prend une allure hip-hop sur « Everything Falls Appart » , un peu à la Emmure (on pourra d’ailleurs retrouver le chanteur sur » F.R.E.A.K.S »  également aux côtés d’Aaron Matts de Betraying The Martyrs).

Le seul bémol vocal est définitivement le chant clair.

Traversant un peu tout ce que l’album nous a délivré jusque-là, « Sons Of Shiva » nous en envoie les dernières minutes.

Finalement, As They Burn ont su éviter de près le copier/coller de tout ce qui se fait dans le genre.
L’amélioration depuis leur premier album est évidente. Will, Love, Life contient quelques très bons titres. Les parisiens sont donc à suivre de près. En espérant qu’ils continuent leur chemin un peu plus en dehors du rang…

 
A noter que le groupe vient d’être confirmé en première partie de Testament le 31 mars prochain à Paris (lien digitick ci-dessous)
 

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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