Phil Campbell & The Bastard Sons (+ Sweet Needles) à Toulouse le 28/04/2022

Ça fait déjà quelques années que (dieu) le père Lemmy a passé l’arme à gauche, et force est de constater qu’il laisse toujours un grand vide sur la scène du rock diablement amplifié. Toutefois, ses anciens compères de Motörhead n’ont pas rendu les armes puisque le guitariste Phil Campbell a monté son propre groupe, Phil Campbell & The Bastard Sons, et que Mickey Dee tient maintenant les baguettes au sein de Scorpions.

Mais tandis que ce dernier joue dans des grands stades et des Zénith, Phil lui, préfère se produire dans des petites salles à dimension humaine afin d’être plus proche de son public. Ainsi, dans le cadre de sa tournée européenne pour promouvoir son dernier album en date, We’re The Bastards sorti en 2020, Phil Campbell et ses enfants sont en ce soir du 28 avril dans les murs de la ville rose, dans la salle du Rex. Malgré une faible affluence (une petite centaine de personnes), Phil Campbell And The Bastard Sons sont prêts à en découdre…

Sweet Needles 

Mais pour l’heure, ce sont les Parisiens de Sweet Needles qui ont la lourde charge de lancer les hostilités devant un parterre clairsemé. Évoluant dans le heavy rock qui tache teinté de parties hardcore lourdes, le groupe présente ce soir son nouveau disque intitulé Tormenta, sorti en 2021. On ne va pas se mentir : les conditions ne sont pas idéales pour Sweet Needles qui se retrouve à jouer devant une poignée de personnes. Cependant, les musiciens comptent se donner à fond sur scène pour tenter de renverser la vapeur et remporter tous les suffrages. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’au fil du set, Sweet Needles va mettre en place une dynamique énergique pour sortir l’audience de sa torpeur et rameuter à la force du poignet le parterre du Rex dans le pit.

À ce titre, il faut bien avouer qu’Oscar, le hurleur en chef, possède une véritable présence sur scène qui focalise toutes les attentions. De plus, le frontman s’en va souvent chanter devant les crash barrières pour  haranguer les spectateurs au travers d’une prestation énergique. Mine de rien, Sweet Needles réussi à faire venir à lui les Toulousains et même à les faire participer sur certains morceaux grâce à des compositions qui semblent taillées pour le live à l’instar de « Shake It ! Groove It ! » ou de « Be Bop ».

Sweet Needles Toulouse

Derrière Oscar, la machine Sweet Needles tourne plutôt bien avec des riffs bien sentis et des rythmiques qui suintent l’huile de coude (« Another Land », « From Hisingen To Paris »). On sent que le groupe est bien en place. Malgré un set assez court, les Parisiens ne présenteront dans leur setlist que des morceaux du nouveau disque, notamment les très bons « Shake It ! Groove It ! », « Better Late Than Never » ou « Not The Only One » et termineront leur set sur un « Thirteen » tout bonnement explosif !

Au final, malgré le maigre public en début de concert, Sweet Needles a su renverser la vapeur et démontrer qu’il était un bon groupe de scène. Mission accomplie, bravo !

Setlist Sweet Needles

  • Shake It ! Groove It !
  • Not The Only One
  • Be Bop
  • Another Land
  • From Hisingen To Paris
  • Better Late Than Never
  • Tormenta
  • Thirteen

Phil Campbell & The Bastard Sons

Après un rapide changement de plateau et la mise en place de derniers réglages de son, le guitariste Phil Campbell entre seul sur scène avec sa six corde sous les applaudissements du public toulousain déjà tout acquis à sa cause. Après un petit solo qui démontre que le musicien a toujours un sacré touché, l’ensemble du groupe arrive sur les planches comme un seul homme pour démarrer en trombe avec l’opener « We’re The Bastards » issu du dernier album de Phil Campbell & The Bastard Sons. Le son est bon et le groupe prend vite ses marques sur les planches pour dérouler sa dynamique. Malgré le faible public présent, Phil et sa bande tiennent à délivrer une prestation au cordeau et digne de ce nom. De fait, le groupe a décidé de jouer des morceaux de son cru (« Big Mouth », « Nothing Up My Sleeve », …) tout en laissant aussi une large place aux titres de l’ère Motörhead à l’instar du costaud « Iron Fist » ou « Born To Raise Hell ». Devant, les fans sont aux anges de pouvoir réentendre ces brûlots qui font toujours mouche en live. Qui plus est, le nouveau chanteur Joel Peters, qui a pris le relais suite au départ de Neil Starr fin 2021, est plutôt bon et se rapproche parfois des vocalises rauques (rock ?) de Lemmy. C’est du tout bon !

Phil Campbell & The Bastard Sons Toulouse

Curieusement, Phil Campbell & The Bastard Sons ne proposera que deux compositions de We’re The Bastards seulement (« We’re The Bastards » et « Bite My Tongue ») pour laisser la part belle aux morceaux des précédents disques, Live At Solothurn (« Nothing Up My Sleeve», « Big Mouth »)  et The Age Of Absurdity (« Get On Your Knees », « Ringleader », « High Rule » ou « Dark Days »). Le choix est pour le moins étonnant mais force est de constater que ces titres sonnent toujours aussi bien. De plus, l’ombre de Lemmy plane sur ce set puisqu’au delà des reprises de Motörhead, on a aura aussi à droit à une cover de « Silver Machine », lorsque l’emblématique M.Kilmister faisait ses gammes au sein d’Hawkwind.

Au fur et à mesure de l’avancée du concert, Phil Campbell And The Bastard Sons montent en puissance et font monter la température du pit du Rex, notamment grâce à un « Ace Of Spades » du feu de Dieu puis une mitraille finale avec la quadruplette « Bomber », « Damage Case », « Going To Brazil » et « Killed By Death ». Ouch ! la messe est dite… Phil Campbell et ses rejetons sortent de scène avec la satisfaction du devoir accompli tandis que le public toulousain garde un sourire béat de cette fin de set ô combien fantastique…

Phil Campbell & The Bastard Sons Toulouse

Au final, malgré la faible affluence de ce soir, le plateau Sweet Needles / Phil Campbell & The Bastard Sons a tenu toutes ses promesses et régalé tous les fans présents dans la mesure où les deux groupes ont joué le jeu jusqu’au bout. Ça fait vraiment plaisir de voir que l’ami Phil Campbell a toujours la fougue et qu’il continue son petit bonhomme de chemin en présentant ses nouvelles compositions… sans pour autant renier l’héritage de Motörhead !

Setlist Phil Campbell & The Bastard Sons

  • Intro
  • We’re The Bastards
  • Bite My Tongue
  • Iron Fist
  • Big Mouth
  • High Rule
  • Born To Raise Hell
  • Get On Your Knees
  • Nothing Up My Sleeve
  • Dark Days
  • Ace Of Spades
  • Silver Machine
  • Ringleader
  • Bomber
  • Damage Case
  • Going To Brazil
  • Killed By Death

 

Merci à toute l’équipe de Regarts Asso et plus particulièrement à Élise ainsi qu’au staff du Rex



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