Washington Dead Cats au Hellfest 2022 : surf de l’enfer et chatons morts

Washington Dead Cats - Week-end 1 - Warzone - Samedi 18 juin - 16h45

Après-midi ultra dansante sur la Warzone ! Malgré la canicule, les Français de Washington Dead Cats ont fait se déhancher les festivaliers avec leur rockabilly ska punk ultra entraînant.

La Warzone n'est pas pleine mais il y a tout de même du monde pour faire la fête avec Washington Dead Cats en plein milieu d'après-midi. La canicule écrase tout mais les brumisateurs géants sur le long des murs d'enceinte rendent l'ambiance supportable et permettent aux festivaliers de s’ébattre presque comme si de rien n'était.

Les six musiciens sur scène ne ménagent en tous cas pas leur peine. Ils offrent un rockabilly ska punk extrêmement joyeux et animé, avec un doublé de cuivre qui ajoute au côté festif.

"Pour ceux qui ne nous connaissent pas, il y a notre nom dessus, lance le chanteur en désignant le backdrop. J'avoue que j'ai un peu de mal à lire moi-même". L'occasion de faire hurler à la fosse le nom du groupe, avec d'annoncer une chanson du nouvel album, "qui parle de monstres".

Après un morceau efficace où les gens remuent gentiment, le chanteur confie que  "C'est la première fois de ma vie que je mets des chaussures pour un concert. Mais vous ne comprenez pas, il fait tellement chaud ici, ce ne sont pas des pieds que j'ai, ce sont des merguez". La canicule est décidément l'un des sujets de prédilection des artistes sur scène - et on les comprend. Et de poursuivre : "pour se rafraîchir, je propose de tous aller surfer. Pas sur une petite plage de Biarritz, mais faire le surf de l'enfer". Prélude à « Napalm Surf », effectivement de circonstance, avec un gimmick des cuivres assez entêtant.

Mais cela n'a manifestement pas l'effet escompté pour le frontman. "Il fait trop chaud, on ne vous entend plus. On va baisser la batterie. Vous êtes prêts ? ". Toujours pas assez apparemment, car il s'exclame "Putain, on est au Hellfest" pour faire hurler le public de plus belle.

Globalement, les instruments s'équilibrent et chacun ont leur moment de gloire. Les parties de cuivre sont très présentes sur certains titres, quand ils se font plus discrets sur d'autres. La guitare offre beaucoup de riffs d’accompagnement mais se distingue aussi sur certaines introductions où elle prend le lead à coups d'accords énervés, tout comme la basse, très en avant sur certains morceaux, et la batterie qui fait parfois retentir ses cavalcades endiablées.

Washington Dead Cats Hellfest

L'ensemble est très dansant et énergique, parfois carrément énervés, avec une propension à s'emballer sur le refrain. Le public se déhanche, et l'on aperçoit même des spectateurs qui ne se connaissent pas entamer des danses en couple.

"Vous avez chaud les gars ? Et les filles ? Nous aussi ! C'est pour ça qu'on va tous voter écolo, pour stopper ce réchauffement". Le second tour de l'élection législative ayant lieu le lendemain, il est un peu tard pour ce genre de considérations politiques, mais cela n'empêche pas un spectateur de rétorquer "Votez Meluche !"

Washington Dead Cats Hellfest

Après un nouveau morceau, place à des questions existentielles : "Vous aimez les petits chats ? Les petits chatons tout mignons ? Moi ce que j'aime avant tout, ce sont les chats morts". Ce qui introduit la chanson « Dead Cat », dans laquelle le chanteur miaule "I'm à Dead cat - miaou". Au-delà de la musique, très agréable, le concert se démarque donc surtout par la propension du chanteur à multiplier les blagues et les considérations diverses.

"On va faire un morceau du premier album. A l'époque il y avait deux façons de commencer un morceau de rock. Comme les Ramones one two three four, ou comme Elvis. Vous voyez le truc ». Sur ce morceau introduit par une cavalcade de batterie et des incises de cuivres, le chanteur fait tournoyer une botte de poireaux avant de la jeter dans le public. Un rappel de son engagement écologique précédemment évoqué peut-être.

Washington Dead Cats Hellfest

"Merci d'être restés sous la chaleur. Comme vous avez l'air assez romantiques, on va vous faire une ballade". Il se lance alors dans un début a capella, avant d'être rejoint par des arpèges de guitares, presque blues, tout en bougeant le bassin. "J'y peux rien, il bouge tout seul", assure-t-il, tout en allant palper le torse du guitariste. Le morceau finit par s'énerver, tous cuivres dehors, lesquels restent très en avant même sur le ralentissement du pont.

Sur le dernier morceau, le chanteur enlève carrément ses chaussures (finalement) et son pantalon, pour se retrouver en boxer léopard du plus bel effet assorti à sa chemise.

Après des derniers remerciements, le groupe quitte la scène. Il aura réussi à largement égayer la Warzone malgré la chaleur, et l'énergie du combo aura fait du set l'un de ceux vraiment marquants du festival.

Photos : Florentine Pautet. Reproduction interdite sans autorisation de la photographe.



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