Black Label Society au Hellfest 2022 : un Zakk pas si Wylde que cela…

Black Label Society - Weekend 2 – Dimanche 26 Juin – Mainstage 1 – 20h40

A l’heure où Zakk Wylde et ses acolytes de Black Label Society montent sur scène, c’est une marée humaine qui leur fait face. Pourtant, il est clair que la majorité du public n’est pas familière avec le heavy / stoner prôné par le combo américain, et est principalement venue se placer préalablement au set des Four Horsemen qui va suivre. Ces conditions de jeu ne vont pourtant pas pousser Zakk à tout donner pour séduire de nouveaux fans et c’est malheureusement un set mollasson et sans envie que nous délivre le combo de L.A.

Il faut dire que le son particulièrement brouillon n’aide pas à rentrer dans le set. Là où des titres tels que « Suicide Messiah », « Bleed For Me » ou « Fire it Up » groovent en studio, on peine ici à les reconnaître, noyés sous une distorsion désagréable et un vrombissement involontaire des fréquences basses. En outre, on sent que sur scène, le groupe (et principalement son leader) fait le minimum syndical pour s’adresser au public : les interactions sont limitées, Zakk ne s’adresse que très rarement aux nombreux festivaliers qui lui font face et se contente de lever le poing en l’air pour espérer obtenir une réponse du public. Et ce n’est pas le long duel de guitare sur l’avancée du Snake Pit de Metallica qui changera les choses. Zakk Wylde et Dario Lorina profitent en effet de cet espace pour se lancer dans une longue joute de soli de guitare, instrument derrière la tête, jouant à qui sait descendre une gamme le plus vite possible.

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Avec une telle attitude, il n’est donc pas surprenant de voir autour de nous une grande partie des spectateurs s’assoir et attendre passivement la fin du set. Pourtant, le choix de setlist est plutôt bien pensé, puisque les classiques du groupe, notamment les extraits de Mafia, alternent avec les morceaux récents tirés de Doom Crew Inc. ou Grimmest Hits. Mais c’est pourtant une impression de bouillie sonore constante qui domine dès que John De Servio effleure ses cordes de basses ou que Jeff Fabb frappe ses fûts.

La seule pause viendra finalement de l’hommage de Zakk aux défunts frères Abbott de Pantera, groupe dont il était extrêmement proche et qu’il a d’ailleurs choisi de faire revivre prochainement sur scène en compagnie de Phil Anselmo, Charlie Benante et Rex Brown. En effet, sur la ballade « In this River », Zakk s’installe au piano, tandis qu’un portrait des deux frères fait face à la foule et masque les amplis du groupe. Pourtant, malgré cette envie de rendre hommage, le morceau est gâché par la voix de Zakk, qui se fait décidément de plus en plus nasillarde au fil des années.

Après un « Stillborn » joué comme pour expédier au plus vite ce set, le leader en kilt jaune lève une dernière fois le poing avant de s’éclipser, sans un mot au public. On a ainsi la désagréable sensation d’avoir assisté à un concert d’un groupe venu cachetonner et qui n’a pas mis à profit l’opportunité qu’il avait de jouer devant un tel public (qui, certes, le lui a bien rendu). Un concert à oublier au plus vite !

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Setlist :

Bleed For Me
Demise of Sanity
Destroy and Conquer
Heart of Darkness
A Love Unreal
In this River
Set You Free
Fire it Up
Suicide Messiah
Stillborn

Photographies : © Child In Time 2022
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe



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