Opeth au Hellfest 2022 : le pilote automatique tranquille

Opeth - Week-end 1 - Main Stage 2 - Vendredi 17 - 17h35

En pleine après-midi, entre les sets explosifs de Frank Carter & The Rattlesnakes et The Offspring (un intrus se cache dans cette liste de deux groupes, sauras-tu le retrouver ?), Opeth investissait la Main Stage 2 vendredi 17 juin avec un set peu original, quoiqu'efficace.

Sixième participation au Hellfest depuis ses débuts, on peut dire que le groupe fait partie des habitués du festival même si, covid-19 oblige, la dernière fois remonte à 2017. Cinq ans déjà, durant lesquels les Suédois ont sorti In Cauda Venenum. Voilà donc une nouvelle occasion pour Opeth de venir se produire en terre Clissonaise.

Quoi de mieux que "Heart In Hand" pour représenter le dernier effort studio ! Le single attaque soft avec sa rythmique basse/batterie bien lourde. Niveau son, c'est propre, sans non plus être irréprochable. La batterie de Sami Karpinnen (remplaçant Martin Axenrot depuis le départ de ce dernier) est approximative et la voix de Mikael Åkerfeldt en net retrait sur une partie du premier titre, ce qui ne nous empêche pas de reconnaître la langue du morceau. C'est du suédois (comme toujours depuis le début de la tournée In Cauda Venenum), c'est donc "Hjärtat Vet Vad Handen Gör" qui sert d'ouverture ! Introduction en matière plutôt propre, qui permet aux festivaliers ne connaissant pas le groupe ou pas à jour dans les sorties de découvrir le dernier album d'une belle manière.

Histoire de ne pas oublier les racines death progressives du groupe, on enchaîne dans un net contraste sur "Ghost Of Perdition". Le chant clair laisse place à des growls, mais l'esprit est proche et on est de nouveau en présence d'un titre qui dépasse facilement les 10 minutes. Avec ce soleil éprouvant - dont Mikael parlera entre deux titres pour dire avec autodérision à quel point la situation est difficile pour eux en tant que Suédois - , la structure progressive des compos n'est probablement pas exactement ce qui se prête le mieux aux conditions infernales de ce premier jour de festival. Heureusement, les lances à incendies sont au rendez-vous, arrosant copieusement depuis le crash barrière tout festivalier levant les bras.

Hop, aussitôt fini avec le death prog de "Ghost Of Perdition", Opeth est de retour sur un titre soft, "The Devil's Orchard". C'est au final une constante du set, les trois morceaux softs et les trois titres "death" (ou au moins, avec du vrai growl dedans) alternent pour une setlist variée. Même si bien classique, on ne va pas se mentir. À part le premier titre, tous ont déjà été joués lors d'une ou plusieurs des 3 dernières venues du groupe, même si cela faisait longtemps pour "The Drapery Falls". On n'est pas loin de trouver Opeth en mode pilote automatique.

Peut-être est-ce pour ménager Sami, dont la prestation est un peu décevante derrière les fûts. Il met beaucoup d'énergie mais son jeu manque de finesse et est régulièrement mis en défaut lorsque les parties sont subtiles. Åkesson de son côté est parfait dans son intro à la guitare non amplifiée pour "The Drapery Falls" (après un discours un poil long d'Åkerfeldt, alors même qu'il avait expressément dit plus tôt qu'ils étaient tenus par le temps et qu'il allait moins parler cette fois).

Après une dernière excursion en territoires récents avec "Sorceress", servi avec cette ligne de basse iconique en introduction, retour au classique parmi les classiques, "Deliverance" ! Passage obligé pour terminer le set depuis un certain nombre d'années maintenant, le titre trouve rapidement écho dans le public. Après presque une heure sous un soleil éprouvant, alors que les derniers relents de "Deliverance" s'éteignent dans l'air chaud, il est temps de finir le set. Au vu des conditions, c'était satisfaisant, même si on aurait apprécié une setlist un peu plus originale. Avec le temps et les dates, Sami sera aussi sûrement plus en phase avec les compositions du groupe.

Setlist

Hjärtat Vet Vad Handen Gör
Ghost Of Perdition
The Devil's Orchard
The Drapery Falls
Sorceress
Deliverance

Photos : Opeth. Tous droits réservés



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