The Mars Chronicles – Chronique exclusive de l’EP

The Mars Chronicles est un groupe français qui a vu le jour en Janvier 2012 à l'initiative de Devy Diadema (du groupe Opram) qui a fait appel à son bassiste Sébastien Ollive, à Yann Morvant (guitariste de Lag I Run) mais aussi à Morgan Berthet (Myrath, Frontal, Eyeless, Eths).

Nous vous présentions à l'écoute il y a à peine une semaine de cela "Constant Show", premier titre issu de l'EP du quatuor qui verra le jour au mois de Mai. La Grosse Radio est heureuse de vous présenter en exclusivité la chronique de l'EP de ce jeune groupe bien prometteur.

Première piste de l'album, "Constant Show" nous plonge d'emblée dans l'atmosphère du groupe.
La piste débute par un gros break d'intro à la batterie, succédé par un riff plutôt massif de guitare auquel vient s'ajouter la voix clean de Devy ; le tout en mid-tempo, s'il vous plaît. On note déjà toute la subtilité du jeu des musiciens puisque tout de suite, nous nous retrouvons plongés dans une ambiance plutôt complexe et mélodique ; la richesse du jeu de chacun apporte sa pierre à l'édifice et la voix se pose de manière harmonieuse sur cet instrumental recherché. Le jeu de batterie très affuté de Morgan se mariant mélodieusement avec un son de guitare plutôt lourd apporte une richesse non négligeable aux arrangements, et la voix (bien souvent doublée) ne se retrouve à aucun moment noyée au sein de cet instrumental complexe. La technicité des musiciens ne fait nul doute, en témoigne un solo de guitare aux aspects "bluesy-metal-technico-fusion" plutôt surprenants.

The Mars Chronicles

"Redefined" se veut quand à elle plus "calme". La piste débute par des arpèges d'une guitare très "crunchy" à laquelle succède une batterie décidément très groovy. La voix (toujours doublée !) vient se poser de manière plutôt lascive alors que les riffs de guitare se montrent plus incisifs sans pour autant casser l'harmonie qui se crée. Une certaine "retenue" se fait ressentir dans le dosage des instruments, mais c'est savamment réfléchi puisque cela permet de faire ressortir toute la finesse du jeu des musiciens ; ghost notes et phasés guitare+batterie+basse se font toutefois la part belle et finissent par attirer indubitablement l'attention de l'audieur ; au final une impression de finesse se dégage de cette piste qui, bien que plutôt calme, recèle nombre de richesses à explorer.

Morgan Berthet The Mars Chronicles

Avec "Hell Is Born", on change complètement de style et cela ne se fait guère attendre puisqu'on a le droit à un break d'intro à la batterie complètement monstrueux (à la manière des Gospel Drummers ; citons par exemple Eric Moore) auquel vient se greffer une guitare bien énervée qui remet de suite les pendules à l'heure en faisant la part belle à un mid-tempo comme on les aime. C'est dit. S'en suit un riff de guitare à la "Pull Me Under" de Dream Theater qui permet à Devy de venir pousser la chansonnette alors que le reste des instruments continue de faire le travail. La ligne de chant est plus engagée que sur Redefined et quelques envolées pointent même le bout de leur nez nous laissant apprécier quelque chose que nous n'avions pas entendu jusque là. La basse dont nous n'avions pas parlé jusque là est quand à elle omniprésente et contribue grandement à sublimer le son du groupe.

The Mars Chronicles

Tout comme "Redefined", "One And Only" débute sur des arpèges "clean" (toujours un petit son crunch savamment dosé) sur lesquels Devy va très rapidement poser sa voix. Les guitares saturées ne se feront cela dit pas trop attendre, mais dans un registre bien différent que sur le titre précédent ; en effet, le refrain aux allures très "pop-rock" nous rappelle que nous sommes là sur une sorte de "technical-ballade" (NDLR : c'est ma chronique, j'invente les termes que je veux quand je veux !). Notons que la complexité de cette chanson réside indubitablement dans le jeu de batterie de Morgan, qui nous démontre une fois de plus que complexité et finesse font décidément bon ménage. Un petit "break" dans cet EP, qui nous permet de reprendre notre souffle et de se préparer à affronter les 8 minutes et 20 secondes que dure le dernier titre.

The Mars Chronicles

Et quel titre. "Abyss" se veut nerveux, voir même explosif. Ca commence très fort, avec une guitare très affûtée et agressive à souhait à laquelle la basse va apporter beaucoup de densité, alors que résonnent grosse caisse et caisse claire sur un rythme effréné. Les choses se calment un tant soi peu avec l'entrée du chant après un peu moins d'une minute d'un instrumental effréné, mais comme disait un vieil ami du staff de LGR, "tout est relatif" ! Il suffit de prêter attention à tous les instruments pour remarquer qu'il y a très peu à redire aussi bien d'un côté technique que mélodique ; tout est maîtrisé et rien n'est laissé au hasard : "Abyss" dure certes plus de huit minutes, mais n'est pas victime du syndrôme de remplissage que l'on peut rencontrer au sein de certaines pistes de cette durée dans le milieu du prog. L'alternance de rythmes empêche toute monotonie, et atteint son paroxysme à un peu plus de la motié du morceau juste avant que la guitare n'interrompe soudainement cette atmosphère apocalyptique pour laisser ensuite la part belle à un final épique, auquel succède un long outro en fade-out ; sans nul doute la pièce majeure de cet EP.

The Mars Chronicles

Comme vous l'aurez compris, un très bon début pour une formation qui s'annonce être des plus prometteuses ; un univers à découvriret il est fort à parier que The Mars Chronicles est un groupe dont nous allons entendre parler dans les mois qui viennent.

Pour suivre leur actualité, une seule adresse :

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Photos © 2013 Nicolas Delpierre.
 

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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