Hellfest 2022, weekend 2 : les autres concerts des Main Stages

Nous vous proposons plusieurs articles sur les têtes d’affiche et différents groupes qui ont joué tout au long du week-end. Mais d’autres groupes auxquels nous n’avons pu consacrer un live-report ont aussi retenu notre attention. Ici, nous vous parlons donc des faits marquants survenus sur les Main Stages en dehors des concerts couverts intégralement.

Vendredi 24 juin 

Après FauxX en ouverture du vendredi, la journée indus continue avec Nitzer Ebb, l’un des groupes les plus éloignés du metal de toute la journée. C’est bien simple, le combo est l'un des pionniers de l’EBM (Electronic Body Music, sic) des années 80. On a effectivement l’impression que leur set transforme la Main Stage en dancefloor. Si leurs compositions ne sont pas du goût d’une partie des festivaliers, évitant globalement la Main Stage 1 ce jour, l’énergie dégagée par le combo est réelle, et l’efficacité des titres aussi. On comprend la réputation de référence, et la sélection faite par Trent Reznor. Mention spéciale également aux légendes du rock indus avec Ministry et surtout Killing Joke, avec le chanteur Jaz Coleman, littéralement possédé sur scène. En particulier les chansons “The Death & Ressurection Show” et  “I Am The Virus” auront marqué les esprits.

Samedi 25 juin 

Un groupe français très heavy metal ouvrait les hostilités de la Main Stage pour les plus lève-tôt des festival. Une grande première pour Existance qui en profite pour promouvoir son dernier album en date Wolf Attack (2021). Le groupe se la joue même à l’américaine avec un lance-T-shirt et des effets de fumées lors du set. Mais on sent surtout que les musiciens sont très contents d’être là. Ils profitent d’ailleurs à raison de trente minutes sur scène pour interagir grandement avec le public. Même si on aurait bien demandé un ou deux morceaux supplémentaires.

 

Pour continuer sur les Main Stages, un groupe encore typé hard-rock en provenance de Los Angeles, les Dirty Honey. Un show très efficace, avec un chanteur qui n’hésitera pas à aller dans la foule. Mais on sent que la musique du groupe reste somme toute assez classique et surfe sur la vague récente de groupes comme Greta Van Fleet. On a vraiment l’impression d’entendre un mélange d’AC/DC, de Guns, et de Led Zep. D’ailleurs le concert aura été observé par un autre artiste américain qui se produisait sur la Main Stage 1 plus tard dans l’après-midi. Vous l’avez ? Il s’agit du fameux Ayron Jones dont on a adoré la prestation. 

 

Alors que la pluie tombait encore ce samedi en début d’après-midi. Elle s’est arrêtée juste à temps et pas pour n’importe qui. Un ovni de la programmation se produisait sur la mainstage, à savoir Gary Clark Jr. Il est en effet rare de croiser un bluesman se produire sur les planches du Hellfest. Le discret musicien originaire d’Austin au Texas, en profite d’ailleurs pour nous faire l’étendard de ses nombreuses Gibson. Ici pas de showman comme avec Ayron Jones, il n’y a que du bon blues. Les musiciens qui l’accompagnent sur scène respirent tous la musique. On retient notamment le synthé qui fait littéralement vibrer la foule avec des sons infrabasses. En résumé, une pause musicale que nous avons savourée entre des concerts bien plus metal. On ne peut que saluer le Hellfest de programmer ce genre d’artistes. 

Dimanche 26 juin

Pour ouvrir les Main Stages ce dernier jour de festival, Molybaron investit la scène face à un public matinal mais motivé. Et qu’on est content d’avoir pu les voir, car les Français ont clairement assumé leur statut de révélation de la scène metal hexagonale ! Un moyen également pour le combo francilien de promouvoir l’excellent album The Mutiny (2021). La pochette rouge et noire de l’album s’intègre d’ailleurs très bien en arrière plan. Tout aussi bon que la musique du combo typée metal prog avec des riffs rock très efficaces. Un morceau coup de cœur? Le single “Lucifer”. Un groupe qui plaira également à un public plus large avec des influences comme Muse, ou System of a Down pleinement assumées.

C’est Novelists FR qui suivait en deuxième rotation la Main Stage 2 dimanche matin. Le combo parisien a pu profiter d’une belle foule pour sa prestation, même s’il y avait certainement dans le lot des fans de Metallica prêts à camper toute la journée devant les Main Stages pour ne rien manquer de leurs idoles. L’ambiance était tout de même présente, et très rapidement le public s’est mis à bouger, en ouvrant notamment un wall of death matinal mais très énergique ou en sautant tous ensemble après que le groupe lui a demandé de s’asseoir. Une belle prestation de bout en bout, qui aura cependant été affectée par un son d’une qualité relativement pauvre, avec une présence bien trop importante de subs.

Textes : Sana.Bsh, Antoine Donnay, Félix Darricau, 
Photos : Romain. Toute reproduction interdite sans l'autorisation du photographe. 

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