Stahlmann – Adamant

Stahlmann ou le rejeton de Rammstein et d’Oomph! originaire également de la Germanie (Göttingen pour être plus précis) sort son tout dernier album le 19 avril prochain : Adamant.

L’Homme d’acier revient avec toujours ses sonorités d’indus-metal bien balancé, les influences des vieux se fait bien ressentir par moment, notamment dans les intonations de voix de Mart qui frôle par moment le pépère Till Lindemann sur « Die Welt Verbrennt » c’est assez reconnaissable pour ceux qui ont une oreille metallo-indus-germanique.

Sur « Schwarz » un guest se joindra au morceau avec Mike Paulenz « Teufel » du groupe Tanzwut (medieval / indus rock) pour entreprendre les chœurs.  Morceau ponctuer d’une partie electro (clavier) plus audible au fil du morceau avec un beat également plus tonique, morceau qui outre-rhin pourrait facilement avoir sa place dans un electro house klub.  

Les morceaux défilent assez rapidement, pas de fil blanc dans la réalisation de l’album, la production est bien mené tout le long. Chaque instrument est bien placé pile comme il faut (cela doit être la précision allemande), le gros bémol est la basse en déca et c’est bien dommage que celle-ci ne soit pas plus audible. La voix de Mart malgré des petits airs de Lindemann tient bien la route, on échappe au yodel (ce qui ne fut pas le cas du dernier opus d’Oomph! avec Des Wahnsinns Fette Beute ou de Volksmetal).

Bon ok, les morceaux sont dans la langue de Goethe comme d’autres groupes made in Germany, un album qui pourra rebuter certaines frêles oreilles qui n’aiment pas entendre une voix gutturale, mais sachez que les textes ne sont pas à la joie, Stahlmann s’ancre bien dans le sombre tel le « Die Welt Verbrennt » (brûlures du monde), le côté chaud « Tempel Der Lust » (temple de la luxure) sans pour autant tomber dans le mauvais gout ou le kitch.

Adamant sera un album pour les amoureux de l’electro-indus-metal, pour celles et ceux qui aiment se réunir dans des caves ou des usines la nuit tout arborant des tenues cuir/latex, bracelets à pointes, avec un maquillage qui coule le tout accompagner de jeunes femmes portant des bas résilles et vêtements tout aussi gothique qu’a côté Catwoman passerait pour une bonne sœur, c’est album est pour vous.  Album qui conviendra tout autant aux oreilles un peu plus délicates qui ne peuvent pas entendre Rammstein et ses sonorités plus bourrins.  Si Nietzsche et Freud seraient encore en vie, l’album leurs serviraient de fond sonore lors de leurs études.

01. Die Welt Verbrennt
02. Suchtig
03. Wenn Der Regen Kommt
04. Schwarz (featuring Teufel / Tanzwut)
05. Leuchtfeuer
06. Adrenalin
07. Der Schmied
08. Paradies
09. Nackt
10. Tempel Der Lust
11. Damonin
bonus digipack
12. Traumfrau
13. Licht
 
 

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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