Belphegor au Hellfest 2013

Samedi 22 juin à 19h50 – Temple

L’heure de l’apéro est passée. Quoiqu’en y réfléchissant bien, c’est l’heure de l’apéro pendant les trois jours du Hellfest.

Alors qu’Amorphis viennent juste de terminer leur set sur l’autre scène, l’Altar, les fidèles affluent en masse vers le Temple, où ce déroulera encore une cérémonie en hommage à la musique velue à inspiration satanique, mais ô combien efficace pour la paix de l’âme et la bonne humeur retrouvée…

 

Belphegor Hellfest 2013 La Grosse Radio

J’ai toujours trouvé que les autrichiens de Belphegor devaient avoir un vieux compte à régler avec le christianisme, quand on lit un peu leurs paroles. Bon, vous me direz que le chant growlé n’est guère propice aux subtilités sémantiques, et encore moins sous la tente noire dont l’accoustique est assez variable en fonction de l’endroit où l’on se trouve. Remarquez, rien n’empêche de bouger pour atteindre le bon coin… Au pire, il suffisait de se laisser emporter par les pogos pour apprécier pleinement de l’accoustique.

 

L’heure de l’apéro est passé disais-je donc. Nous voilà arrivé à l’heure du plat principal. Visiblement, le régime est plutôt carnivore en Autriche. Des morceaux de viandes et d’ossements décorent le pied du micro et bien sûr, les membres du groupe sont, comme à l’heure habitude plus ou moins badigeonnés de sang.

 

Depuis que le chanteur-guitariste Helmuth a eu la malchance de chopper le typhus en tournée au Brésil en 2011 et de passer à deux doigts de la mort, il lui est resté quelques séquelles. Il faut dire qu’un de ses ventricules cardiaques a été si endommagé par l’infection, qu’il a dû recevoir un ventricule artificiel. Dès lors, les efforts pour growler en tournée semblent être trop importants et il laisse donc le chant à d’autres, se concentrant sur la guitare et la composition (un nouvel album est d’ailleurs prévu pour 2014).

Bref, comme Helmuth l’a dit lui-même, il est désormais encore un peu plus metal avec sa nouvel pièce de rechange dans son corps !

 

Quoiqu’il en soit, Belphegor reste Belphegor. Le savant mélange entre du death et du black metal fonctionne toujours aussi bien. La rythmique reste bien lourde et j’avoue que des choses simples et efficaces me transcendent souvent. Par exemple, comment rester de marbre quand les cloches résonnent pour annoncer le morceau Bondage Goat Zombie ?

Les démons étaient bien sortis ce soir, et ils ont festoyé !

 

Bephegor Hellfest 2013 La Grosse Radio

 

Thomas Orlanth

Photos : © 2013 Thomas Orlanth  – site internet: www.thomasorlanth.com
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

 



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