NOFX au Hellfest 2013

Samedi 22h55 – Warzone

Il y en a des vétérans ce Samedi au Hellfest ! Ce soir ce sont les californiens de NOFX (qui font leur retour au Hellfest après 7 ans d’absence à l’affiche) qui font honneur à la Warzone pour un set d’une heure. Notons que NOFX c’est en tout 22 albums, dont le dernier, Self Entitled, est sorti l’année dernière. Ça en fait des titres, non seulement on est super excité de voir ces pionniers du punk rock, mais aussi on se demande bien sur quels morceaux on va jumper ce soir !

De tout le week end on n’a pas vu autant de monde sur la Warzone que devant NOFX. Les gens sont tous tellement compressés qu’il faut vraiment batailler pour n’avancer ne serait-ce que d’un pias vers la scène et les moins téméraires restent derrière les cloisons à écouter la musique sans pouvoir jeter un œil à la scène. A 22h55 El Hefe prend le micro et annonce « We’re punk rock band, we aren’t metal » et Fat Mike de rétorquer qu’il n’est pas d’accord, du coup il en profite pour dire bonsoir au public amassé devant lui. Avec beaucoup d’ humour ils se considèrent comme le deuxième meilleur groupe de la journée après Morbid Angel! Bon fini la parlotte, place à la musique avec leur premier titre aux paroles très sympathiques « 60% » tiré de Wolves in Wolves Clothing. Après cette petite mise en bouche rigolote, place aux bons vieux morceaux : « Dinosaurs Will Die » que les gars jouent toujours à 200 à l’heure tandis que dans le bain de foule ça slame et ça jump dans tous les sens. A la fin de la chanson Fat Mike suggère de rajouter un « o » à Hellfest pour faire « Hellofest », ce qui serait plus « friendly » selon lui, pourquoi pas.

NOFX Hellfest 2013

NOFX joue ensuite « Murder the Government » repris en choeur par le public et Fat Mike nous dit qu’il il est fier que ce soit le seul groupe du Hellfest 2013 à avoir un trompettiste mexicain ainsi que le seul à avoir un gros drapeau arc en ciel gay. Puis entre deux gorgées il présente leur nouvel album Self Entitled, et entame « 72 Hookers » qui comme son nom l’indique contient des paroles pures et chastes. Comme à chaque fois Fat Mike reprend son verre une fois le titre terminé et nous dit cette fois « ne vous offensez pas mais je suis aussi le seul à porter un t-shirt blanc de ce Hellfest ». On n’entend pas du tout Eric Sandin aux chœurs, il a quelques soucis de micros… Ce concert commence n’importe comment, ça va être un joyeux foutoir! Fat Mike parle beaucoup ce qui l’assoiffe donc il boit donc il est de plus en plus raide donc il parle de plus en plus donc il a soif etc etc… Après un doublé « Leave it Alone » / « Franco Un-American » ce qui ravit tout le monde, NOFX envoie les décibels et la bonne humeur, tout sautillant et souriant. Encore quelque chose qu’ils sont les premiers à faire : une reprise de Rancid que Fat Mike annonce comme tel : « oh shit, you gonna love this : the first reggae song ever been played in Hellfest ». La foule reprend le refrain de « Radio » comme un seul homme et ça fait plaisir, une fraternité bordélique se dégage de la Warzone qui n’a jamais aussi mal porté son nom ce soir. A côté le public devant Kiss doit bien s’ennuyer !! D’ailleurs Kiss en prend pour son grade avec les gay lurons de NOFX qui les insultent à moitié (avec beaucoup d’humour comme toujours), et ils reprennent de plus belle avec « Seeing Double At the Triple Rock » et « Mattersville ».

NOFX Hellfest 2013

La marée humaine  jump et la tension là dedans devient quasi insupportable tellement on est serré et on a super chaud mais on est avant tout heureux d’être là. Les californiens aussi d’ailleurs, ils débordent de joie et d’hystérie. Sur « Believe in Goddess » il y a de sacrés pogos dans le pit, plusieurs gars tombent et sont rattrapés à la volée par les compères: danger de piétinement massif ! Sur scène les gars tiennent un rythme de malade et arrivent à jouer des trucs hyper rapides voir assez techniques tout en étant ultra détendus et en faisant les cons non stop. On change d’ambiance et on apaise les esprits avec une super reprise d’ Herb Alpert « What Now Herb » dont les paroles ont été magnifiquement adaptées pour l’occasion. C’est bien sûr parfait avant leur hymne français préféré « Champs Elysées » qui évidemment est repris par tous les milliers de personnes présentes ce soir.

Après « Moron Brothers », NOFX nous assène un « Separation Between Church and Skate » sur-motivant dont Fat Mike annonce que c’est peut-être le meilleur de leurs morceaux. Quoi que « Stickin’ in My Eye » est énorme aussi, il fait l’effet d’une véritable bombe. Il pleut mais on s’en fiche on chante, on jump, on pogote : tout le monde se lâche tandis que sur scène NOFX joue à toute vitesse et délire un max. Fat Mike regarde souvent l’heure, et là le final approche, il est temps pour eux de lancer « Kill All the White Man ». On ne dirait pas comme ça avec ces riffs lents tintés de reggae mais ce dernier titre nous achève. NOFX quitte la scène en dansant et avec cette jolie phrase : « Remember : Kiss fucking sucks, Bad Religion rules ! » (toujours avec beaucoup d’humour).  L’audience est en délire le plus total, c’est bien le seul concert où on passe un moment pareil, cette heure de set passe en un éclair et on est vidé, on a des crampes aux zygomatiques et aux mollets mais on est heureux comme jamais.

setlist :

60%
Dinosaurs Will Die
Murder The Government
Bob
72 Hookers
Leave It Alone
Franco-Un-American
Radio (Rancid cover)
Seeing Double At the Triple Rock
Mattersville
Believe in Goddess
Fuck the Kids
Linoleum
Perfect Government (Mark Curry cover)
What Now Herb ? (Herb Alpert cover)
Champs Elysees (Joe Dassin cover)
The Moron Brothers
The Separation of Church and Skate
Ronnie and Mags
Stickin’ in my Eye
Bottles to the Ground
Kill All The White Man

Crédit photo: Nikolas Ernult: http://www.nikolase.fr



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