Watain – The Wild Hunt


Que l’exercice doit être difficile. Après avoir réalisé un album aussi parfait de Lawless Darkness en 2010, remettre ainsi le couvert après de longues tournées à travers le monde et se dire à un moment qu’il faut retourner en studio pour nous sortir une nouvelle galette.

Le groupe suédois Watain n’est pas du genre à réitérer un succès en en faisant un album « bis ». Non, ils se remettent en question en cherchant d’autres idées afin de faire évoluer leur Black Metal sur des pistes encore vierges au risque d’en déplaire certains.

La prise de risque est grande comme à l’écoute de « They Rode On » où Erik chante sur toute la ballade en voix claire sur des guitares en réverbération donnant un côté aérien. Ce dernier étant le premier titre enregistré en studio par les scandivaves, ce qui veut dire que dès le départ ils savaient où ils voulaient aller sur album possédant 11 titres, tous reliés à un objet que l’on retrouve sur la pochette…
 

Watain

En revanche la bande à E. sait aussi conserver l’esprit de ses anciennes compositions pour en garder une trame et une couleur pour ne pas déstabiliser complètement ses auditeurs à l’image d’un « De Profundis » d’une violence inouïe mais qui proposera en son sein un break mid-tempo un peu à l’image de ce 5ème album ou encore un « Sleepless Evil » et sa ligne de blast en discontinue seulement ponctuée d’un break malsain dévastateur.

Le côté cinématographique et majestueux de « Black Flames March » (tiens il y a une bougie noire avec le logo de Watain sur la pochette…) donne une image héroïque où l’intervention des guitares renforce l’hommage à Dissection, groupe logiquement vénéré par les musiciens.

 

Watain

Le morceau « The Wild Hunt » et son approche mid-tempo sur des mélodies très planantes sur des chœurs nous fait indéniablement penser à Bathory se terminant par une guitare acoustique où se lance le tribal « Outlaw » entêtant et shamanique.

Un autre passage assez surprenant est l’intro de « All That May Bleed » qui ressemble à celle de « One of these Days » de Pink Floyd. Pour ceux qui viennent de bondir sur leur chaise, la suite change complètement !

Les morceaux possèdent des structures d’une efficacité redoutable comme « The Child Must Die » avec des mini breaks, des changements de rythmes enrobés par des solis de guitares qui donnent cette légèreté malsaine indéfinissable. Titre taillé pour la scène à coup sûr.

 

Watain

Indéniablement The Wild Hunt est l’album le plus varié, le plus Heavy, le plus cérémonial du groupe qui aura su prendre un sacré risque en nous proposant une offrande sur laquelle on ne s’ennuie pas une seule seconde, toujours surpris à chaque détour d’une mélodie. Cet album est possédé et à posséder !

Disponible dès le 19 août chez Century Media

Lionel / Born 666

« L'offrande n'est jamais pour le Saint, ni nos épargnes pour les rois, mais pour cet essaim dévorant qui sans cesse bourdonne autour d'eux... » (Paul-Louis Courier)

 

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NOTE DE L'AUTEUR : 10 / 10



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