The Dillinger Escape Plan (+ Maybeshewill + Circles) au Krakatoa à  Mérignac (25.09.2013

Une belle affiche se présente ce soir dans l’enceinte du Krakatoa (Mérignac, 33) avec la tournée de The Dillinger Escape Plan qui démarre en terre girondine. Le groupe a fait appel à Maybeshewill et Circles pour ouvrir les hostilités de cet One Of Us Is The Killer Tour.

3 ans donc que TDEP n’était pas venu écraser une salle à Bordeaux (la dernière fois ce fut le 22 Novembre 2010 à la Rock School Barbey) et chose assez surprenante est de voir l’absence de monde attendre devant les portes de la salle. A moins de 30 minutes du coup d’envoi c’est environ 80 personnes qui attendent, surprenant.

Coup d’œil rapide au merch’ pour voir que les 3 groupes sont bien présents dans la vente de leurs goodies, direction l’antre de la soirée pour se rendre compte que la salle est en disposition « plus réduite », pas grave l’intensité n’en sera que meilleure.

C’est Circles qui a la charge de faire chauffer le public, le groupe originaire de la belle ville de Melbourne vient poser son progressive metal frôlant par instant l’experimental metal et malgré la tentative d’essayer de faire bouger le public cela va s’avérer très difficile. Circles exploitent des parties vocales chant clair entrecoupées de passages en mid-tempo limite du djent, ce qui n’apportera hélas aucune innovation réelle dans les morceaux. Groupe qui manquait d’un petit je ne sais quoi pour accrocher et déclencher des headbangs, ambiance planante, voire un peu trop contrastant avec la tête d’affiche. Groupe à revoir dans une autre condition de concert plus dans le prog’.

Changement de plateau assez rapide, quelques derniers petits détails à régler avec le clavier de Maybeshewill et c’est donc à la bande du Leicester de monter sur scène.  Des sonorités électro se font entendre rendant les morceaux avec une touche expérimentale. Le groupe oscille entre du mathrock et post rock electro experimental qui cette fois retiendra plus l’attention auditive. Les parties claviers avec ces envolées planantes viennent se fondre avec la lourdeur des guitares donnant un set bien conçu malgré l’impression d’avoir des morceaux quasi identiques avec ces riffs qui démarrent et finissent tous quasi pareils. Là encore c’est un groupe en total contre-pied avec les gaillards de The Dillinger Escape Plan, quoiqu’il en soit le public fut un peu plus réceptif à Maybeshewill.

Le monde se fait en masse pour la tête d’affiche, tout le monde attend avec impatience The Dillinger Escape Plan. Salle plongée dans le noir lorsque les strobos font place lors de l’intro, c’est reparti comme il y a 3 ans : la guerre sonore et visuelle. Car oui TDEP c’est autant violent techniquement que visuellement et le groupe le prouve encore ce soir. A peine « Prancer » envoyé que Weinman s’envole déjà dans les airs en prenant appui sur les retours, Puciato tout en puissance (d’année en année il prend en muscle le bougre) venant comme à son habitude au plus près du public. Le contact, le groupe aime le donner et ce dans tous les sens du terme. Dans le public la machine mosh et cie est en route.

Dès les premières notes de « Farewell, Mona Lisa », la montée en puissance se fait encore plus sentir tant le morceau comporte d’éléments déstructurés que le groupe maitrise à la perfection.  Le Krakatoa tremble sous l’effet de cette violence dégagée par le groupe. Les effets de lumières venant se greffer aux morceaux, l’intensité monte d’un cran à chaque fois un peu plus haut, limite si le public ne s’envole pas tout autant que Weinman (qui s’il l’aurait pu serait bien monté sur les charpentes de la salle).

Tous les classiques du groupe y pensent, bien entendu les morceaux du nouvel opus sont également joués, en gros le public en aura pour toutes les sauces du hardcore de The Dillinger Espace Plan, le seul petit point négatif pourrait être la voix de Puciato qui par moment est en sous régime (un coup de froid peut être), ce qui donnera un effet moins percutant sur certains morceaux. Bon on se prend quand même un gros coup de pied au cul malgré tout (faut bien trouver un point négatif tout de même histoire de raler).

Fin du set, enfin pas réellement puisque le groupe reviendra sur scène pour balancer 2 morceaux « When I Lost My Bet » & « 43% Burnt » histoire d’achever ceux qui ont encore le courage de mosher depuis plus d’une heure maintenant.

Pour une première date dans leur tournée, The Dillinger Espace Plan se sera pleinement bien chauffé. Il faut avouer que dans un tel lieu aussi volcanique il ne pouvait pas en être autrement. Une excellente date qui fut placée ce soir à Mérignac, comme toujours bravo à l’équipe du Krakatoa pour avoir booké ce concert et leur accueil.

Setlist The Dillinger Escape Plan

1. Prancer
2. Farewell, Mona Lisa
3. Milk Lizard
4. Panasonic Youth
5. Room Full of Eyes
6. Black Bubblegum
7. Sugar Coated Sour
8. Hero of the Soviet Union
9. Nothing’s Funny
10. One of Us Is the Killer
11. Crossburner
12. Good Neighbor
13. Sunshine the Werewolf
Encore:
14. When I Lost My Bet
15. 43% Burnt

Photos : © 2013 Nikolas Ernult
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

 



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