Death Angel – The Dream Calls for Blood

Death Angel et le nouveau hurlement sanglant
 

Les thrashers de la bay area reprennent du service après avoir fêté les 25 ans de leur premier album sur les routes et délivrent ainsi The Dream Calls For Blood. Stylistiquement parlant, ce disque fait suite à Relentless Retribution, avec une violence exacerbée, notamment au niveau du chant. Cependant, Death Angel n’a pas perdu sa folie et présente toujours quelques passages originaux et inattendus qui renforcent l’intérêt de l’album.

Death Angel est de retour ! Trois ans après l’intéressant mais trop long Relentless Retribution, les thrashers californien ne démordent pas et continuent sur la même lancée, avec un line-up inchangé. On retrouve ainsi cette rage liée à cette envie de tout détruire, notamment communiquée par le chanteur Mark Osgueda qui éructe de plus belle dès les intros ("Son of the Morning") et sur la plupart des couplets des dix titres qui composent The Dream Calls For Blood.

On retrouve également ces caractéristiques propres au Death Angel récent dans le son, avec Jason Suecof toujours aux manettes pour ce disque, qui met en avant les nombreux riffs véloces ("Left for Dead", "Son of the Morning"…) dont Rob Castevany a le secret. Les compositions sont rageuses et efficaces mais cette fois-ci plus concises que sur le disque précédent. En faisant un album plus court et plus compact, les thrashers de la bay area gomment ainsi le principal défaut de Relentless Retribution.

Mais Death Angel n’est pas du genre à se limiter au thrash agressif, preuve en a été faite en 1990 avec Act III, album original et relativement déconcertant. Ainsi, Rob Castevany a gardé sa folie de compositeur en incluant des parties acoustiques de toute beauté ("Execution", "Territorial Instinct"), des passages épiques à en perdre ses vertèbres cervicales ("Bloodlust") et à employer des constructions inattendues ("Detonate"). The Dream Calls For Blood se fait ainsi court, efficace,  mais aussi varié sur la fin. On regrettera cependant quelques titres en deça, notamment "Succubus", qui est agréable mais assez pauvre.

Death Angel

Si le travail de composition est efficace, on notera également un travail intéressant au niveau des guitares. En effet, les interventions des solistes sont nombreuses et donnent ainsi du piquant aux compositions en servant parfois de transition entre les différentes parties ("Caster of Shame", "Succubus"). Harmonies, vélocité et précision sont au rendez-vous avec ces solos qui font toujours mouche.

Groupe atypique dans la mouvance thrash des années 80, Death Angel a su se démarquer et revenir en force en 2004 avec un Art of Dying riche et original. Si le groupe montre qu’il arrive à suivre les formations thrash qui se font de plus en plus agressives, il ne perd pas son identité musicale et sa folie en parsemant son nouvel album d’éléments intéressans, acoustiques ou groovy, qui viennent aérer l’ensemble.

 

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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