Motörhead – Aftershock


Aftershock est donc le 21ème album de Motörhead.

Enregistré aux Studios de NRG à North Hollywood, à deux pas de la maison de Monsieur Kilmister, il est à nouveau produit par Cameron Webb.

Il s’agit du 11ème album avec Mikkey Dee depuis Bastards, le 15ème avec Phil Campbell depuis Orgasmatron

 

Lemmy

Après les problèmes de santé de Lemmy il nous tardait d’écouter cette nouvelle galette car on commençait sérieusement à s’inquiéter, non pas de ne pas voir la sortie de l’album puisqu’il avait été enregistré en Janvier largement avant les problèmes de santé mais de ne pas de ne pas voir Motörhead venir soutenir l’album pour sa tournée d’hiver qui doit passer par le Zenith de Paris le jour de l’Armistice, le 11 Novembre (en espérant qu’ils interprètent 1916 ce jour là !!!)…

L’album est varié et nous montre toute la palette de couleurs de ce qu’est capable de réaliser la bande à Lemmy, passant de la ballade au blues sans oublier ce côté punk et Rock n’ roll. Cela faisait très longtemps que l’on n’avait pas été aussi surpris par un album de Motörhead. Peut-être faudrait-il remonter jusqu’à Another Perfect Day

Ballades bluesy donc, avec  « Dust and Glass » brillant d’émotion où la voix suave de Lemmy fait des merveilles, ou un « Lost Woman Blues » émouvant, poignant, avec ce texte inégalable que peut nous sortir un Lemmy des grands jours :
 

“…Time goes by
Days and years
Only you and I

Wasted days
Wasted nights
Hurt you by and by

Fall in love
Kill a man
No one left to cry

Dust and glass…”

…ou encore…

“…You know my woman left me all alone
Enough to make a man go blind

I’ve got to shut the door behind me
Go out and buy some highway shoes…”

C’est beau simple, et ça parle…

Motörhead

 

Du piano on en a comme sur un bon vieux Chuck Berry mais à la sauce Motörhead sur « Crying Shame ». C’est une belle pièce de Rock n’ Roll avec une batterie très groovy, dotée d’un solo de Phil parfaitement exécuté. Il faut aussi remarquer que sur Aftershock les solos du guitariste font des merveilles, ils sont soignés et bourrés de feeling tout au long de ce 17 titres varié.

Le coté direct, genre « (Iron Fist) In Your Face » est présent avec des titres comme « End of Time » ou « Coup de Grâce ». On en arriverait à visualiser Lemmy, comme il sait le faire, dodeliner de la tête devant son micro tout en regardant le manche de sa Rickenbacker lors de la tournée prochaine.

L’esprit de Motörhead n’a pas disparu, au contraire, et ce n’est pas « Death Machine », « Paralyzed » qui diront le contraire ou encore un « Do You Believe » qui n’est pas sans évoquer un « Too Late, too Late ». Sans oublier le tube instanté constitué par « Heartbreaker ».

Bref avec des titres qui tournent souvent en dessous des 3 minutes (« Queen of The Damned »), on se régale et on en redemande, souhaitant que cela dure le plus longtemps possible.

« Voler le si vous devez, achetez-le si vous le pouvez ! » ce n’est pas moi qui le dit, c’est Lemmy avec fierté en ce qui concerne Aftershock, ce à quoi Phil Campbell se permet d’ajouter, « Je pense vraiment que les différentes ambiances de ce disque montrent que nous avons tenu à pousser plus loin nos compos et que nous sommes en face de l’un de nos meilleurs disques depuis bien longtemps. » De son côté Mikkey Dee pense que « C’est vraiment un album fort qui définit tout ce que ce Motörhead veut dire… ». Aucun des trois musiciens n’a tort !

Rendez-vous dans votre magasin le plus proche ce lundi 21 octobre pour votre verdict.

 

Lionel / Born 666

 

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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