Powerwolf au Biebob de Vosselaar en Belgique (01.11.2013)

*Premier live report réalisé par Ormagodden, rédacteur belge*

Muni de son nouvel opus Preachers of the Night, PowerWolf sillone les routes d’Europe. Le combo germanique est bien entouré pour cette édition 2013 des « Wolfsnächte » puisqu’à ses côtés on retrouve Majesty, Battle Beast et, pour quelques dates seulement, les hongrois de Wisdom.

Et c’est dans un Biebob sold out que se déroule cette avant dernière date de la tournée.

WISDOM

Mais la salle est encore loin d’être remplie lorsque Wisdom investi les planches au son d’un World of the Free aux chœurs grandiloquents avant d’envoyer War of Angels, morceau le plus aggressif du nouvel album Marching for Liberty, en pleine face du public. Bien qu’encore peu nombreux, les fans gagnés lors de la précédente tournée européenne de Wisdom en ouverture de Sabaton sont présents et reprennent avec plaisir le refrain fédérateur de Wisdom, pour le plus grand plaisir du bassiste, l’imposant Mate Molnar, qui ne peut cacher son sourire en attendant la foule chanter. Le son est plutôt bon pour une première partie, tout juste peut-on reprocher aux chœurs d’être parfois à peine audible, le pauvre Mate Bodor (guitare) ayant l’air de chanter dans un micro éteint.

Wisdom Belgique 2013

La setlist d’une demi-heure est bien choisie et fait la part belle aux deux derniers albums des hongrois qui ont probablement réussit à  se faire de nouveaux fans à en juger par les chants « Wisdom, Wisdom » qui marqueront la fin du set, malheureusement bien trop vite expédiée, le combo prenant à peine le temps de saluer.

Setlist de Wisdom :

World of the Free (intro)
War of Angels
Wisdom
God Rest Your Soul
Judas
Somewhere Alone
Take Me to Neverland
Live Forevermore

BATTLE BEAST

Les finlandais de Battle Beast montent à leur tour sur scène et l’accueil du public est encore plus bruyant que pour Wisdom. Surement l’effet des premières parties de Nightwish qui a vu le groupe arpenter les plus grandes salles d’Europe. Depuis cette tournée Battle Beast a connu un changement dans son line up, et pas des moindre, puis que la brune Nitte Valo a laissé se place de chanteuse à le blonde Noora Louhimo. Car oui, Battle Beast est un groupe « à chanteuse » mais si on peut s’attendre à un groupe de metal symphonique (impression renforcée par le look d’adolescents gothiques des musiciens), les comparaisons ne sont pas ici à chercher du côté de Nightwish ou de Within Temptation mais plutôt du côté de… Judas Priest ! Car c’est un heavy metal traditionel, à chant très haut perché et bien loin des clichés des formations à chanteuses que le groupe finlandais pratique. Si les premières minutes du show font très bonne impression, la musique de Battle Beast tourne trop vite en rond, malgré l’enthousiasme d’un Eero Sipilä (basse), qui prendra souvent la parole, allant même parfois jusqu’à couper la parole à sa chanteuse entre deux morceaux.

Battle Beast Belgique 2013

Le son n’aide pas le groupe non plus. Si pour Wisdom, le mix était plutôt bon, sur Battle Beast la qualité baisse d’un cran, le clavier de Janne Björkroth (à vos souhaits !) étant même inaudible pendant les premières chansons du set. Une prestation malgré tout réussie à en juger par les nombreux applaudissement et cris qui accompagneront le combo tout au long de son set.

Setlist de Battle Beast :

Let it Roar
Cyberspace
Out on the Streets
Show Me How to Die
Kingdom
Black Ninja
Enter the Metal World
Out of Control

MAJESTY

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, les allemands de Majesty ne sont jamais venus en Belgique malgré leur discographie démarrée en 2000 et comptant déjà 6 albums studios. Cet affront est réparé ce soir et dès les premières secondes de Metal Law qui ouvre le set, le public reprend les paroles avec Tarek Maghary, chanteur souriant mais semblant un peu à l’étroit dans ses habits de scène.  Le combo allemand est ravi de l’accueil qui lui est réservé et n’a pas besoin de demander deux fois à ses fans de « Make some noise » ! Une joie communicative émane de Majesty tant ils ont l’air de s’amuser sur scène. Même Carsten Kettering, le nouveau bassiste qui passera tout le concert à faire des grimaces finira par laisser le premier rang jouer avec sa basse à la fin de Metal Union.

Majesty Belgique 2013

La musique de Majesty est loin d’être originale et finalement assez répétitive mais est pourtant parfaite dans les circonstances d’une première partie. Avec des compositions aux refrains aussi fédérateurs que ce Heavy Metal Battlecry aux « Hail, Hail, Hail » repris par tout le public, les allemands finissent de chauffer la foule qui est à présent prête à exploser pour accueillir les loups garous allemands.

Setlist de Majesty :

Metal Law
Make Some Noise
Hail to Majesty
Thunder Rider
Heavy Metal Battlecry
Sword and Sorcery
Metal Union

POWERWOLF

C’est avec presque 10 minutes de retard que Powerwolf fait son entrée sur scène, la faute à un micro de secours récalcitrant lors de la balance. La salle est plongée dans le noir, une odeur d’encens envahi l’air, Roel van Helden (batterie) s’installe derrière son kit et Lupus Daemonis commence sous les ovations du public qui laisse éclater ses cris dès les premières notes de Sanctified with Dynamite déjà reprise en chœurs. Défendant leur dernier né, Preachers of the Night, c’est logiquement cet album que les loups mettent à l’honneur dans leur setlist avec cinq morceaux, le premier d’entre eux étant Amen & Attack et son refrain dévastateur ! Pour son premier concert en tête d’affiche en Belgique, le groupe se montre très spontané entre les chansons, surtout le chanteur Attila Dorn, vocalement très impressionnant, qui parlera souvent avec les premiers rangs. Un réel dialogue se crée donc entre PowerWolf et ses fans, des private-jokes apparaissant au long du show tel que les « Fuck the law » repris plusieurs fois par le public contre la loi flamande obligeant les groupes à jouer avec un niveau de décibels réduit ou le « nog ein blood » en référence à Sabaton. Attila s’amuse tellement qu’il ratera même le début de All We Need In Blood en oubliant de chanter.

Powerwolf Belgique 2013

A noter que si les groupes de première partie disposaient de peu de place, les vocalistes de Wisdom et Battle Beast n’ayant même pas pu bouger et ce problème n’est pas tout à fait réglé pour PowerWolf. Le groupe disposant de toute la scène, celle-ci est quand même assez petite ce qui conduire plusieurs fois les « frères » Greywolf (guitares) à frôler la collision lors de leurs déplacements incessants. L’un deux va même trébucher sur un roadie venu recoller une setlist au sol. Heureusement, cela ne gâche presque pas le jeu de scènes des deux six-cordistes, cheveux au vent grâce à des ventilateurs placé entre les retours, qui jouent sans arrêt avec le public par des jeux de regards ou des signes.

Les morceaux s’enchaînent dans la bonne humeur, chaque refrain étant repris en chœur par un public qui n’a pas besoin d’attendre les invectives de Falk Maria Schlegel (clavier) pour se manisfester. Schlegel, lorsqu’il n’est pas derrière son instrument sonnant comme un orgue, est au plus près du public. Un duel aura même lieu entre lui et Attila avant Werewolves of Armenia, la foule étant séparée en deux camps pour juger lequel crie le plus fort. Un autre moment très divertissant et amusant après que le show ait été entrecoupé par un solo de batterie, qui, à défaut d’être original, permet de montrer que Roel est définitivement accepté comme le nouveau batteur du combo.

Powerwolf Greywolf Belgique 2013

Après un Lupus Dei a l’ambiance très religieuse, PowerWolf quitte quelques instants les planches avant de revenir pour débuter le rappel par Raise Your Fist, Evangelist et prolonger la communion avec les fans belges. Malheureusement, ce soir l’office religieux des allemands doit prendre fin de façon prématurée. En effet, un roadie vient glisser un mot dans l’oreille d’Attila qui perd alors son sourire et annonce tristement qu’à cause du couvre-feu du club, ils n’ont plus que cinq minutes de jeux. Saturday Satan, prévu sur la setlist est donc purement oublié au profit de In the Name of God, extrait du nouvel album. Mais il faut plus qu’un couvre-feu pour calmer le public qui va ovationner le groupe et reprendre en chœur les paroles de Wolves Against the World pendant plusieurs minutes.

Setlist de PowerWolf :

Lupus Daemonis (Intro)
Sanctified With Dynamite
Prayer in the Dark
Amen & Attack
All We Need Is Blood
Sacred & Wild
Resurrection by Erection
Coleus Sanctus
Drum Solo
Kreuzfeuer
Werewolves of Armenia
Dead Boys Don’t Cry
We Drink Your Blood
Lupus Dei

Rappel :
Prelude to Purgatory (Intro)
Raise Your Fist, Evangelist
(Saturday Stan pas joué à cause du couvre-feu)
In the Name of God (Deus Vult)
Wolves Against the World (Outro sur bande)


Ormagodden (texte et photos)

 



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