Deicide – In the Minds of Evil

Deicide : brut de décoffrage
 

Le groupe de death metal floridien Deicide sort un nouvel album intitulé In the Minds of Evil. 26 ans après leur formation, les Américains ne décolèrent pas et délivrent une galette directe et brutale, avec un chant de Glen Benton rageur qui se pose sur des compos qui font office de rouleau-compresseur. Habile dans son genre, Deicide ne fait pas dans la dentelle et se montre tout à fait à la hauteur de sa réputation.
 

Deux ans après le sulfureux To Hell with God (2011), Deicide opère son retour en studio et sort son onzième album, intitulé In the Minds of Evil. Sur la même lancée que son prédecesseur, cet album de moins de 40 minutes est rempli de titres apocalyptiques, tous courts, simples et directs, mais jamais dénués de bonnes idées, que ce soit au niveau des riffs proposés, des incursions mélodiques ou des lignes de chant vindicatives de Glen Benton.

In the Minds of Evil est avant tout brut de décoffrage. Taillés en un bloc, l’ensemble des titres forment une unité sonore brutale, agressive et massive. Si l’ensemble est parfaitement rendu, peu de surprises sont à prévoir au cours de l’écoute du disque. Sans prétendre réinventer le genre (dont il fait partie des pionniers), Deicide délivre ici un album de brutes pour les brutes, en y distillant les éléments qui ont fait son identité pendant 26 ans.

Le premier élément marquant est la voix du frontman historique Glen Benton. Véritable icône du genre, le hurleur déclame ses paroles blasphématoires avec son growl profond et reconnaissable, en minimisant les effets mais sans jamais oublier la rage sulfureuse qui l’anime. En plus de cela, son phrasé est parfaitement posé sur les compos, parfois en soutenant les riffs, d’autres en les complétant tout en restant dans le propos. Une belle performance vocale d’un hurleur qui ne se repose pas sur ses lauriers.

Deicide

Derrière lui, la grosse machine est bien huilée et canarde tout sur son passage. Steve Asheim ne quitte pas sa double-pédale d’une semelle et assène à chaque fois ses rythmiques destructrices et puissantes, que ce soit pendant les titres rapides (« Misery of One », « Kill the Light of Christ »…) ou les mid-tempos martiaux (« Thou Begone », « Even the Gods Can Bleed »…). En première ligne, on retrouve Kevin Quiron à la guitare, rentré au bercail en tant que membre permanent cette fois, qui sert avec son acolyte Jack Owen des riffs accrocheurs (« In the Minds of Evil », « Beyond Salvation »…) ainsi que des solos mélodiques bien sentis (« Fallen to Silence ») ou plus agressifs (« Kill thr Light of Christ »), sans jamais s’éterniser.

Avec In The Minds of Evil, Deicide fait ce qu’il sait faire, c’est à dire du death metal brutal et efficace, sans fioriture ni expérimentation bizarre. Direct et accrocheur, cet album a tout pour plaire aux amateurs de death metal pur et dur, qui tabasse simplement mais surement, avec à chaque fois un intérêt qui est relancé par un refrain, un riff ou un solo qui accroche. Une réussite en toute simplicité, made in Florida.
 

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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