Bring Me The Horizon (+ Pierce the Veil) au Bataclan de Paris (15.11.2013)


Cette fin d’année est chargée en concerts et ce n’est pas cette date parisienne de la tournée de Bring Me The Horizon qui me fera dire l’inverse.

Complet depuis presque 2 mois, cette date semble à la fois très attendue par les fans des anglais mais aussi pour les fans des californiens de Pierce The Veil. Il est temps pour vous, lecteurs, de remettre votre mèche en place et de plonger dans la lecture de ce live-report.

Après avoir passé un long moment dans les bouchons du périph’ et ceux de Paris, votre serviteur arrive au Bataclan aux environs de 19h45. Un peu de déception en moi puisque je pense louper une bonne partie du set des américains de Pierce The Veil mais non, un autre groupe s’est invité à la fête : Sight & Sounds, dont je ne verrai que le dernier morceau, pas la meilleure façon de se faire un avis. Néanmoins j’ai déjà pu me rendre compte que le son était plutôt bon – alors que des gens avec qui j’ai discuté m’ont dit exactement l’inverse, bizarre – et c’est tout ce dont j’attends d’une salle comme celle-ci surtout moins de 10 jours après le concert de Tarja, ici-même.
 

PIERCE THE VEIL
 

Pierce the Veil,  est un groupe californien de post-hardcore emmené par les frères Fuentes : Vic (chant et guitare) et Mike (batterie) auquel s’ajoute Tony Perry (guitare) et Jaime Preciado (basse). Avec 3 albums au compteur et une popularité grandissante notamment dans nos contrées, attendez-vous à entendre de plus en plus parler de ces 4 la dans les années à venir. Comme énoncé un peu plus tôt, le groupe jouit d’une bonne réputation en France et cela se voit lors de ce concert, une bonne nuée de fans se trouvant dans les premiers rangs. Pour être honnête, je ne suis vraiment pas fan du groupe sur CD tant la voix de Vic Fuentes m’énerve avec ses montées dans les aigues. Il en sera bien autrement ce soir, le groupe donne une énergie folle sur scène et j’ai trouvé mon nouveau héro scénique : Jaime Preciado. Le bassiste chante avec le public, joue avec le public, harangue la foule et headbang comme un dingue, c’est super agréable à voir et ça me donne envie de me plonger dans le groupe. Dès que Vic Fuentes laisse le public chanter, cela s’entend, nouvelle preuve du nombre de fans présent ce soir. L’énergie est présente sur scène et dans la fosse, le public répondant aux « Jump ! Jump ! Jump ! », « Get your fist in the f*ckin air ». Les morceaux sont diablement efficaces et la voix de Fuentes est bien moins criarde au naturel rendant le concert plus agréable pour mes oreilles.

Setlist :
Bulls in the Bronx
May These Noises Startle You in Your Sleep Tonight
Hell Above
Bulletproof Love
Hold On Till May
A Match Into Water
Stained Glass Eyes and Colorful Tears
Caraphernelia
King for a Day

 

BRING ME THE HORIZON
 

La fébrilité s’empare de moi avant l’entrée des 4 anglais sur scène. En effet, 2 jours plus tôt, Oliver Sykes (chant) était malade et le groupe a dû réduire sa prestation à seulement 8 chansons. Il n’en sera rien ce soir, Oli est en forme et le public le lui rendra bien. J’attendais avec impatience ce concert supportant Sempiternal, un des albums qui aura le plus tourné chez moi cette année et surtout après une très bonne prestation lors du Sonisphère 2013 à Amneville. Bring Me The Horizon est maintenant composé d’Oliver Sykes (chant), Lee Malia (guitare), Matt Kean (basse), Jordan Fish (clavier), Matt Nichols (batterie) et Brendan MacDonald (guitare) qui accompagne le groupe sur scène pour cette tournée.

Les anglais arrivent sur scène et ouvrent ce concert avec « Can You Feel My Heart », le son est bon, la voix n’est pas trop écrasée par le mixage et c’est déjà le bordel dans la fosse. Sempiternal sera à la hauteur ce soir puisque sur les 13 chansons jouées, 9 seront issues de cet album. C’est d’ailleurs un peu dommage que 80% de la setlist soit issue d’un album quand on en a 4 au compteur et notamment des albums comme Suicide Season ou There Is a Hell, Believe Me I’ve Seen It. There Is a Heaven, Let’s Keep It a Secret. et n’en jouer que 2 de chaque. Ce qui veut dire pas de « Alligator Blood », pas de « The Comedown » .. J’ai un peu de mal à comprendre ce choix mais on y reviendra un peu plus tard. « Shadow Moses » et « Diamonds Aren’t Forever » verront les premiers slammer se déchainer – et votre serviteur se retrouvera avec un slammeur assis sur visage – et la fosse devenir un vrai bordel. Pour dire vrai, au vu du public plutôt jeune et de la tendance de ce groupe à attirer les groupes pour la belle gueule de Oli Sykes, j’avais extremement peur de voir et d’entendre des filles crier telles des fans de Bieber ou des One Direction et bien il n’en sera rien. Le public a été digne d’un public de Metal, bravo à vous.
 


Les musiciens de BMTH sont plutôt discrets sur scène, laissant à Oli Sykes le soin d’haranguer la foule, de jouer avec elle et de se promener un peu partout sur scène. Le concert continue, les chansons se suivent et mon corps commence à ressentir les effets des longues séances de headbanging. Je vous le dis, c’est dangereux le Metal. Mais tellement bon. Je ne suis pas très fan du choix de « And The Snakes Starts To Sing » tant elle abaisse au minimum l’ambiance et n’apporte pas un réel intérêt à un show qui pour le reste est énergique au possible, cela reste néanmoins un moment de repos pour la voix d’Oliver Sykes. La suite du concert sera encore plus dingue. « Empire (Let Them Sing) » et son wall of death, « It Never Ends » et sa participation active du public sur le  « I’ve said it once, I’ve said it twice, I’ve said it a thousand f*cking times» me colleront des frissons et un sourire béat au visage.
 

Le meilleur reste à venir et les anglais ont bien agencés la setlist pour que les 3 derniers morceaux soient une orgie totale. Imaginez un peu : « Antivist » – « Blessed With A Curse » – « Sleepwalking ».

« Antivist » est ma chanson préférée de Sempiternal. J’aime le côté un peu rebelle que peut avoir cette chanson malgré le côté très « adolescent » de la chose mais que c’est efficace ! Majeur en l’air (sur la piste comme dirait le Duc de Boulogne), la fosse est en feu et le sourire sur les lèvres du frontman indique un réel plaisir et prouve encore une fois que le public français est un des meilleurs du monde quoi que l’on puisse dire. 11 chansons et c’est déjà l’heure du rappel. Un rappel tout en émotion et qui finit en beauté cette date parisienne. Bring Me The Horizon a évolué depuis son premier album en étant plus accessible mais en augmentant la qualité de ses sorties d’album. Les 6 garçons sont très bons sur scène et c’est un concert réussi auquel nous avons pu assister ce soir. Néanmoins, je trouve cela quand même aberrant à l’heure d’aujourd’hui de ne jouer que 13 chansons en TA. 13 CHANSONS. Cela nous donne juste 1h de concert. Pour un groupe ayant sorti 4 albums, c’est quand même bien juste. Je ne leur en tiendrai pas rigueur parce qu’ils ne sont pas les seul mais cette tendance chez les jeunes groupes à tendance à m’énerver.

Merci pour cette date parisienne BMTH et à très bientôt pour de nouvelles dates et/ou un nouvel album.

Setlist :
Can You Feel My Heart
Shadow Moses
Diamonds Aren’t Forever
The House of Wolves
Go to Hell, for Heaven’s Sake
And the Snakes Start to Sing
Empire (Let Them Sing)
It Never Ends
Deathbeds
Chelsea Smile
Antivist

Encore:
Blessed with a Curse
Sleepwalking 

 



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