Andi Deris, chanteur de Helloween, pour son nouvel album solo

« L’âge n’a aucune importance tant que ton cœur bat pour la même musique »

A l’occasion de la sortie de son troisième album solo, Million Dollar Haircuts On Ten Cent Heads, Andi Deris a accordé une interview à La Grosse Radio afin d’expliquer de fond en comble le processus de création de cet album, sa rencontre avec les musiciens et en a profité pour exposer ses objectifs avec Helloween, avec entrain et bonne humeur.

Bonjour Andi, tu sors ton troisième album solo, 13 ans après le précédent, Done by Mirrors. Qu’est-ce qui t’a décidé à le sortir ?

Ça ne me rajeunit pas ! Il se trouve que depuis The Dark Ride, sorti en 2000, donc juste après mon deuxième album solo, je suis devenu le compositeur principal de Helloween. J’ai écrit 11 chansons, dont une B-side. Du coup, il n’y avait plus autant de chansons restantes qu’avant. Après chaque album d’Helloween, il me restait cinq à six chansons, dont cinq ou six qui sont faibles et une ou deux que j’adore. On a essayé de les réarranger, mais, tu sais, parfois, quand tu essaies de faire prendre une direction à une chanson, elle est toujours bonne, mais elle ne te donne plus autant la chair de poule. Toutes les chansons sur Million Dollar Haircuts On Ten Cent Heads sont des chansons qu’on adore, même les gars d’Helloween. On a essayé d’en réarranger pendant 10 ans, à chaque nouvel album, mais ça ne marche pas. Regarde « Banker’s Delight (DOA) » et son intro à la guitare, comment tu peux la « Helloweeniser » ? Et si tu la sors telle quelle, imagine la tête des fans de Helloween ! Il y a des chansons pour lesquelles c’est juste impossible. C’est toujours un honneur, mais vu que j’ai un certain nombre de chansons à livrer avant qu’on enregistre un album avec le groupe, ça ne fait qu’il n’en reste plus beaucoup et pour cela que ça m’a pris 13 ans pour faire cet album.

Et nous y voilà, avec de nouveaux musiciens. Comment les as-tu rencontrés ?

C’est une drôle d’histoire. J’étais à Tenerife, là où je vis, et ils faisaient un concert. Après les avoir écouté une demi-heure, j’ai dit à ma femme « Bordel, ce mec joue comme Jimi Hendrix, mais il n’a pas plus de 22-23 ans, et ce batteur est un tueur, il mélange Slipknot et Hendrix, avec un peu de funk. » C’était dingue, des jeunes. Et ma femme me dit : Tu ne les reconnais pas ? C’est le groupe de ton fils ! » [rires] C’est son ancien groupe, il a quitté Tenerife à 20 ans pour étudier la musique à Berkeley (Bonston), puis il est allé à Londres, à la New Music School of Art pour y obtenir son diplôme. C’était son rêve d’étudier la musique, donc il a quitté Tenerife et son groupe en même temps. Mais le groupe a continué en trio, avec le bassiste qui s’est mis à chanter, et il chante vraiment bien. Mais je ne les avais pas reconnus, la dernière fois que je les avais vus c’était cinq ou six ans auparavant, et donc tu passes d’adolescents à des adultes. Le batteur doit faire 1,90m avec des muscles, mais quand je l’ai regardé de plus près j’ai fait « putain, c’est Nasim ! » Comme j’ai aimé ce qu’ils faisaient, je leur ai demandé d’enregistrer mon album avec moi, et nous y voilà.

T’ont-ils aidé à réarranger les chansons ?

Oui, sur bien des points. Je dois admettre que quand tu as une chanson qui a huit ou dix ans, que tu as essayé de réarranger trois ou quatre fois avec Helloween, au bout d’un moment tu en as marre. Tu sais qu’elle est bien, parce que tu te souviens des sentiments qu’elle t’a procurés, mais tu en as un peu perdu avec le temps et d’un coup, tu la fais écouter à quelqu’un qui ne l’a jamais écoutée et il te dit : « Wow, c’est une super chanson ! » et tu réponds « Ben ouais ». Et du coup ils ont proposé de la jouer à leur manière, en changeant quelques trucs et du coup, tu apprends à aimer ta chanson à nouveau. C’est une belle expérience qui n’est possible que si tu as d’autres musiciens avec toi. Si tu fais ça tout seul, tu agis comme un robot, à réenregistrer une chose pour laquelle tu as perdu le « truc ». Du coup, quand un musicien joue ta chanson avec ses propres idées en plus, c’est fantastique.

Andi Deris  The Bad Bankers

Est-ce que tu penses que cela a aidé pour que l’album ait une approche plus moderne par rapport aux albums d’Helloween ?

Oui, complètement. Avec  moi seul, le vieux con des années 80, j’aurais mis de la reverb partout et essayé de faire en sorte que tout sonne « gros ». Je viens des années 80, je n’y peux rien ! [rires] En revanche, des gens plus jeunes se diront, « c’est reparti… » parce qu’ils ont grandi avec la musique des années 80, celles des années 70 par curiosité, mais en même temps, vous savez ce qu’il se passe au 21e siècle, bien plus que moi. De mon côté, j’ai les années 80, les années 70 aussi, parce que c’est là qu’a commencé le hard rock pour moi et c’est tout, j’ai donc trois décennies de moins dans mon champ d’options. Moi je veux faire ce qui se faisait dans les années 70 en plus gros, plus fort, plus dur. C’est les années 80 ! Dans les années 90, les gars ont vu ça et ont fait du grunge en tentant de revenir aux racines à leur façon. Maintenant, on revient un peu aux racines aussi, pas trop, il y a toujours un compromis, et c’est ce que les jeunes essaie de faire. Je me considère aussi comme tel maintenant, parce que mon cœur bat toujours pour le metal et il y a plein de groupes du 21e siècle que j’adore, comme Disturbed, Korn ou Deftones… Mais il faut des gamins d’aujourd’hui pour me dire comment j’arrange ma chanson, mettre cette partie là-comme ci, jouer cette partie comme ça, y ajouter cette épice et ensuite, j’écoute ma propre chanson et je dis « c’est cool, laisse-là telle quelle, ne laisse pas la caisse claire résonner à l’infini… ». Pas non plus besoin d’un gros studio, on sait que c’est un vrai batteur. Dans les années 80, on avait parfois du mal à différencier un batteur d’une bonne boîte à rythmes, il n’y avait plus rien de naturel. Du coup, je dois l’admettre, j’ai eu besoin de ces petits gars pour réarranger mes chansons.

Penses-tu travailler à nouveau avec ces gars à l’avenir ?

Oh putain oui ! Ce qui est bien, c’est que tu aies 20, 30 ou 50 ans, l’âge n’a aucune importance tant que ton cœur bat pour le même style de musique que les autres. Ces gars pourraient être mes enfants, mais je n’ai pas senti que c’était des gens de la génération de mes enfants qui me parlaient, pareil pour eux. Ils me voyaient  comme le chanteur et le compositeur, les mécaniques sont claires, les parties sont comme ça… Il n’y avait aucun conflit générationnel ! Ça m’est arrivé d’ailleurs, quand j’avais 16 ans, j’aidais un groupe dont les membres avaient entre 40 et 50 ans. Je n’ai jamais plus  appris que quand j’étais dans ce groupe et il n’y a jamais eu aucun problème avec mon âge, j’étais juste un musicien. Tu peux te retrouver avec un gars de 70 ans, tant qu’il aime le rock n’roll, ça marche ! Essaie de faire ça dans le monde normal… tu vas avoir des problèmes ! Alors qu’entre musiciens du même genre, ça ne change rien. Regarde Ozzy Osborne et Gus G. [guitariste]. Au début, Gus le voyait comme une légende, mais ensuite, c’était des musiciens que se parlaient entre eux, il n’y avait pas de conflit parce que telle idée venait d’Ozzy, c’est une idée qui vient d’un musicien, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Mais je pense que cela ne marche comme ça que dans la musique.

Qu’est-ce que ça fait de reprendre ta guitare sur cet album ?

En fait je n’ai jamais abandonné ma guitare. Même sur les albums d’Helloween j’en joue sur les chansons que j’écris. Ce serait bête de faire faire ça à Sascha Gestner ou Michael Weikath [guitaristes de Helloween], qui ont déjà assez de travail avec leurs solos et leurs harmonies. Je devrais les forcer à jouer à ma manière, ce serait de la torture. Autant les jouer moi-même, comme ça ils ont quelques mois en plus pour les répéter et les jouer à la manière adéquate. Ce serait injuste de leur faire jouer  un truc que tu sais déjà jouer. Ils n’ont pas ce truc de « je suis le guitariste, c’est à moi de jouer ça », parce qu’ils savent que je suis guitariste, mais je me suis retrouvé  au chant… c’est dommage parfois ! [rires] Mon cœur bat pour la guitare. Il se trouve que la première fois que j’ai présenté une chanson dans une salle de répèt, quand j’avais 15 ans avec mon groupe à l’école,  je l’ai chantée seul avec ma guitare, et les gamins l’ont adorée et ont dit « il faut qu’on la joue ! ». Quand tu écris une chanson et que tu as une réaction comme ça, ça te procure un sacré sentiment, tu te sens meilleur que n’importe qui ! Le problème était que le chanteur, Ralph, n’a jamais su chanter ma chanson. Du coup j’ai dû la chanter et la rechanter pour lui montrer et il n’y arrivait toujours pas. Donc les gars lui ont dit de prendre la guitare, vu qu’il en jouait bien, et ils m’ont dit de laisser ma guitare et de chanter. Je n’allais pas le virer du groupe, c’était un ami. Du coup j’ai été de plus en plus dans des groupes, seulement au micro.

Et les gens ont oublié que tu jouais de la guitare.

Pas moi ! [rires] Dans Helloween, ça n’aurait pas de sens, on a déjà deux guitaristes. On pourrait faire comme Iron Maiden, avec trois guitaristes, ça pourrait marcher, parce qu’il y a des passages où la guitare rythmique continue pendant les solos à deux guitares, mais je n’ai jamais ressenti le besoin de jouer avec les gars sur scène. Mais j’aime toujours en jouer pour composer.

Andi Deris Helloween

Revenons à l’album. Est-ce la première fois que tu parles du système financier dans ta musique ?

Oui, j’ai déjà parlé politique dans Helloween, mais toujours avec l’image du Keeper of the Seven Keys. Il faut toujours transposer ça dans le monde fantastique, sinon ce n’est plus Helloween. La plupart des temps c’est une clé qui est perdue ou un empereur qui a trahi un royaume… Quand tu lis entre les lignes, tu t’en rends compte. Par exemple, « The King for a 1000 Years » (Keeper of the Seven Keys – The Legacy – 2005) parle de Bush et de tout le bordel autour, c’était le principal sujet politique à l’époque. Pour le projet Bad Bankers, je me suis rendu compte que quasiment tout ce que j’écrivais parlais de la crise économique et de ce qu’il y a autour. Si c’est comme ça, essayons d’en faire un concept. Ce n’est pas un concept-album, mais un album qui a un concept ! Ainsi, je me réserve le droit de garder une ou deux chansons qui ne rentrent pas complètement dans ce thème. Ça sonne comme le livre de Douglas Adams, Le guide de l’auto-stoppeur intergalactique ! [rires] J’ai décidé d’aller dans cette direction. Et il y avait ce discours aux Etats-Unis dans les années 20 ou 30, des noirs qui se moquaient des blancs, qui étaient plus riches qu’eux. Les noirs disaient : « On se coupe les cheveux nous-mêmes et ces gens payent 20 dollars pour leurs têtes à 10 cents. » J’adore ce dicton, sachant que 20 dollars, à l’époque, c’était une grosse somme. J’ai trouvé que cela irait bien aux politiciens, aux banquiers et aux trous du cul corrompus, car, de nos jours, on parle de coupes à des millions de dollars sur des têtes à 10 centimes (Million Dollar Haircuts On Ten Cent Heads). C’est ce que ça donne si tu regardes ça sous l’angle humoristique, même si ce n’est pas drôle du tout. [rires]

On sait que l’ancien label de Helloween, SPV, a été victime de cette crise financière. Est-ce que cela a eu des conséquences sur le groupe ?

Ça peut sonner pervers, mais ça nous a été bénéfique. Ils nous ont « vendus » à Sony Music alors qu’on avait déjà un contrat. Du coup, ils devaient payer un dédommagement. On a donc reçu de l’argent en plus d’atterrir sur un super label qui était déjà intéressé par Helloween, il en a été de même pour Motörhead. C’est une bonne chose, mais j’ai horreur de dire ça, parce que ça veut dire qu’on a tiré profit du malheur d’un autre. J’aurais aimé éviter ça, mais c’était impossible. SPV marche toujours, grâce à l’argent qu’ils ont reçu, donc c’était quand même une bonne chose pour les deux parties.

Le premier extrait diffusé de cet album était « Don’t Listen to the Radio ». Qu’est-ce que cela ferait d’entendre cette chanson à la radio ?

Il faudrait demander aux radios, mais je la vois bien diffusée dessus. C’est une chanson qui mélange les époques, un peu crunchy, elle aurait pu être écrite dans les années 90 ou il y a 10 ans, elle n’est pas vraiment marquée par le temps. Les paroles ne se dressent pas contre la radio ou contre quoi que ce soit, elle parle l’histoire de La Guerre des mondes en 1938 racontée par George C. Welles. C’était un récit raconté à la radio, normalement toutes les 10 ou 20 minutes il y a une coupure publicitaire, mais ils n’en ont pas mises cette fois. Les gens pensaient vraiment que des extra-terrestres envahissaient la Terre et ont fui les villes. Ce que j’expose dans cette chanson, c’est qu’on a tendance à se moquer de la naïveté des gens à cette époque. Comment ont-ils pu y croire ? Mais de nos jours, nous ne sommes pas meilleurs, parce que nous subissons sans cesse le lavage de cerveau qu’opère la télévision. Par exemple, quelqu’un m’a posé une question sur les Turcs en Allemagne, je lui ai répondu, et juste après je me suis dit « attends, je n’ai jamais réfléchi à cela avant. Ce n’est pas mon opinion, je ne fais que répéter la merde que j’ai entendue 20 000 fois à la télé. » Et du coup, je suis revenu dessus et j’ai dit que je devrais en parler plus tard. J’ai ensuite admis que je répétais la merde que j’entendais continuellement, comme un mouton, ce que nous sommes tous. Et quelques fois, on oublie d’où vient l’opinion qu’on exprime. Je suis à la fois Français et Allemand, mon grand-père était rançais, donc j’ai ce double-héritage qu’on ne doit pas perdre, parce qu’on sait tous ce qui s’est passé après 1938. Adolf Hitler était dangereux à cause de la radio, il avait ce charisme diabolique qui a convaincu les gens. De nos jours, c’est encore pire, on regarde notre Histoire et on sait qu’on a été des moutons, et quand on se regarde dans une glace, on se rend compte qu’on le sera toujours. Quand tu rends compte de ça, tu peux te demander si ce que tu viens de dire vient de toi ou pas. C’est ce qui nous rend humains, un mouton ne peut pas faire ça. C’est ce que je demande à tout le monde de faire.

Andi Deris  The bad Bankers

As-tu pensé à faire une tournée pour cet album ?

Oui, ce serait un rêve devenu réalité. Pas seulement pour moi, j’aimerais quand même pouvoir jouer à nouveau mes premiers hits avec Pink Cream 69, comme « Keep Your Eye on the Twisted » ou « Livin’ My Life For You », qui ont très bien marché en Allemagne et en Asie à l’époque. Ce sont les premières chansons qui ont atterries en première place des classements, c’est comme la première fille avec qui tu as couché, tu n’oublies jamais. Je sais que je suis un trou du cul qui pisse et chie comme tout le monde, mais quand même, quand tu as une chanson en 1ere place, ça fait quelque chose. Du coup, j’adorerais refaire ces chansons sur scène, à la guitare en plus ! Avec ça, je ferai sûrement une ou deux chansons de mes précédents albums solo, quatre ou cinq du nouvel album et trois ou quatre succès que j’ai écrits pour Helloween. Mais les gars de Bad Bankers deviendraient dingues, parce qu’ils n’ont jamais quitté Tenerife de leur vie. Imagine-toi à 22 ans, tu n’as jamais quitté ton île et tu te retrouves à jouer devant des dizaines de milliers de personnes en plein après-midi à Wacken, Bang Your Head, Graspop ou au Hellfest. Je mettrais des caméras partout pour voir leurs têtes ! [rires] Je sais ce que ça m’a fait la première fois que je me suis présenté devant autant de monde. Dans les coulisses, je me disais « qu’est-ce que tu fous là, pourquoi tu fais ça, n’y vas pas ». Mais une fois que tu es sur scène, tout va bien, les gens sont heureux et tu ne veux plus partir. J’aimerais revivre ça à travers eux et je m’y reconnaitrais. J’aimerais vraiment pouvoir leur donner cette occasion, ce n’est pas quelque chose que tu peux faire souvent. Je ne peux pas dire que ça arrivera, mais j’y compte bien. On croise les doigts.

Est-ce que cela signifierait qu’Helloween ferait une pause plus longue ?

Non. Je ne ferais pas ça. Pour Helloween, j’espère surtout pouvoir ramener Michael Kiske [ex-chanteur] avec nous. Ça marche déjà très bien avec Kai Hansen [ex-guitariste] qui est sur scène avec nous pour cette tournée et ça se passe bien avec les membres du groupe. Mon objectif est Michael. Je sais qu’il a très peur pour sa voix, j’essaierai de le rassurer en lui disant que je suis là pour l’épauler au chant s’il arrive quoi que ce soit et si ça merde pour moi, tu me donnes un coup de main. Il a aussi peur de remonter sur les grosses scènes. Mais cela me donnerait la liberté d’aller avec les Bad Bankers, parce qu’on ferait de très gros concerts de trois heures avec Helloween, en faisant des chansons des Keeper of the Seven Keys 1 & 2, puis des chansons de ma période. Du coup, on ne pourrait pas faire 200 concerts par an comme maintenant, mais juste les gros festivals. Avec une tournée qui prendrait moins de temps, je pourrais en consacrer un peu plus pour tourner avec les Bad Bankers. J’espère que tout se passera comme ça ! Markus Grossopf [bassiste] et moi allons essayer de rencontrer Michael à nouveau, ce sera plus facile maintenant qu’on a le même management. C’est possible en tout cas, même s’il a dit qu’il haïssait le metal, les gens lui pardonneront s’ils le voient sur scène chanter toutes ces supers chansons des débuts d’Helloween.

De toute façon, les gens lui ont pardonné avec Avantasia, qui a joué au Hellfest le même jour qu’Helloween.

Il avait très peur au Hellfest. Il avait peur de nous rencontrer, Michael Weikath et moi. Il a vu Michael Weikath, j’imagine que ça a été, personne ne s’est entretué… C’est dur à mettre en place mais il faut que ça se fasse, d’autant qu’Helloween est à son sommet avec Straight Out Of Hell qui est l’album qui a le mieux marché. De plus, les embrouilles entre fans sont passées, il n’y a plus de fans de Kiske contre les fans d’Andi, grâce aux nouvelles générations qui ne connaissent même pas Michael. Les vieux fans ont la cinquantaine passée, donc ils n’ont plus l’âge pour se chamailler comme ça, et les nouveaux s’en foutent. Donc ce serait le bon moment pour contenter tout le monde, en ramenant les vieux dans les salles de concert et faire connaître Michael Kiske aux jeunes.

Andi Deris Helloween

Ce serait aussi une occasion pour faire un nouvel album live, Live on 3 Continents est sorti il y a sept ans.

Oui, comme ça on fera le « Live on seven continents », on utilisera la commande pour passer d’un continent à l’autre sur la même chanson, sauf que la dernière étape sera Helloween devant des milliers de manchots !

Tiens, Metallica compte faire un concert en Antarctique aussi.

Les enfoirés, ils m’ont piqué mon idée ! Mais nous, on jouera en extérieur ! [rires]

Je te laisse les derniers mots pour les fans français.

Merci d’avoir toujours été là, merci d’être venu nous voir à l’Olympia, c’était fantastique. C’était l’un des meilleurs concerts que j’ai jamais donnés, vraiment, les gens étaient à fond dedans, l’accueil était chaleureux. Et la salle était vraiment belle, tu sens que tu es quelqu’un quand tu joues dedans. Et je dis ça alors que je viens de finir une tournée aux Etats-Unis. On a joué dans des clubs incroyables, comme le Corazon à Seattle, où ont grandi Alice in Chains, Queensrÿche ou Nirvana. Mais c’est tellement une salle de merde ! Mais c’est l’Histoire. J’aimerais quand même qu’on efface ce club de l’Histoire du metal, parce que personne de sensé ne voudrait jouer dedans. Mais c’est metal, alors, une fois de temps en temps, c’est pas grave !

Photo live par Olivier Gestin / Into the Pit
Photo d’ambiance par Robin Lambert
 



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