Betraying the Martyrs (+ The World Alive) au Divan du Monde (11.12.2013)

Le Métalcore à l’honneur ce soir, Betraying The Martyrs en tête d’affiche accompagné de six autres groupes : Beyond The Dust, Early Seasons, Promethee, Dayshell, I See Stars et The World Alive.

Le Divan du Monde nous ouvre donc ses portes pour plus de quatre heures de concerts.

Beyond The Dust ouvre les hostilités. Dotés d’un métalcore progressif, énergique et puissant, rappelant à certains moments les américains de Periphery, ils tenteront d’échauffer une salle encore froide et peu remplie.

Suite à un problème de micro, on ne profitera que très peu des parisiens, malgré un jeu de scène assez timide, ils enverront leur set avec précision, l’instru est carré et le chant maîtrisé.

Early Seasons, deuxième groupe parisien de la soirée, les gars envahissent l’espace scénique et commencent à réchauffer le Divan du Monde.

Musicalement, le chant de Marty semble parfois atteindre ses limites, mais se mêlera parfaitement au growl de Julien.

La formation nous offre des titres très modernes entre refrains tubesques et riffs hardcore, la section rythmique est entraînante et nous aurons droit à quelques titres inédits.

Et on continue avec Promethee, qui sera la première vraie grosse claque de la soirée. 
Un son brutal, un univers bien à eux, une section rythmique de dingue, avec, contre toute attente, un batteur qui ne tient pas en place. Les suisses enflamment le Divan Du Monde où les Moshpit commenceront à s’articuler.

Le frontman, Joshua, est proche du public qui semble très réceptif à leurs compositions.

Dayshell sera l’entracte de la soirée, difficile de tenir le public au top de sa forme après Promethee quand on redescend d’un cran sur l’échelle de la violence mais on se laissera très vite prendre par ses quelques riffs tendant au rock/métal, une très belle voix et un ensemble plutôt énergique que l’on écoutera avec plaisir.

I See Stars, un groupe très particulier, electro-core. Les américains étaient attendus. Bien que n’avoir pas du tout accroché en studio il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître leur potentiel scénique. Un groupe proche de son public, des frontmans qui ne tiennent pas en place et un set joué à la perfection.

On peinera parfois à distinguer la voix claire du à un problème de son mais celle-ci reste impressionnante quand elle monte loin dans les aigues et donnera un aspect mélancolique une fois mêlée au growl.

Une superbe performance pour ce jeune combo, qui  sans avoir fait l’unanimité aura en tout cas nourri ses quelques fans présents, et donner une autre nouvelle image aux personnes qui auraient pu être rebutées par leur musique lors de pré-écoutes .

Nous arrivons déjà à l’avant dernier groupe de la soirée, autre formation américaine sévèrement attendue, il s’agit de The World Alive venus tout droit de l’Arizona, ils font maintenant face à un public gonflé à bloc.

Le groupe assure une prestation scénique divine, ainsi que l’instrumentale maitrisée, une voix énergique et puissante, des musiciens qui nous donneront tout ce qu’ils ont en un lapse de temps restreint.

Les titres s’enchaînent rapidement mais n’en est pas moins efficace, la foule névrosée aurait-elle encore de quoi accueillir la tête d’affiche?

Oui ! Après quelques heures de concerts maintenant, Betraying The Martyrs font leur entrée.

Dynamiques, puissants, des gros fous furieux. Victor, chanteur clavériste du groupe n’hésite pas à, clavier en main, sauter d’un bout à l’autre de la scène, Aaron impressionne par la surpuissance de sa voix carverneuse autant que par sa prestance scénique.

Une section rythmique implacable, BTM envoie du lourd et la foule, déchaînée, saura leur rendre, on aura aussi le plaisir de voir apparaître sur quelques morceaux Kevin Traore (As They Burn) et Junior Rodriguez (Darkness Dynamite).

Les parisiens nous joueront leur titre « Azalee » pour la dimension sentimale de ce show.
Rien à redire, BTM sait tenir une salle survoltée du début à la fin.

Une énorme soirée qui s’achève, une énième preuve que les groupes -core érmegents ont énormément à offrir à la scène internationale.

Crédits photos : Nouria Vil Stinson
 



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