Stratovarius à  l’Élysée-Montmartre (12.01.2010)

Mardi 12 janvier 2010, Élysée-Montmartre, 16h15


C’est ici que va se dérouler le grand retour de Stratovarius sur la scène française, après plus de quatre ans d’absence. Le Polaris World Tour fait halte pour trois dates, dont une à Paris, et c’est avec une certaine anxiété et appréhension que j’attends de les voir. C’est la première fois pour moi en live, mais ayant entendu leur capacité studio et leurs précédents shows : ne sont-ils pas trop vieux ? Ce show sera-t-il à la hauteur ?

C’est avec toutes ces interrogations en tête que j’entre, aux alentours de 18h, dans cette salle mythique de Paris.

 

Le temps de poser les affaires, de se mettre à l’aise, de remarquer que je suis tout devant (joie ! mes orteils congelés n’auront pas été vains !) et la lumière se fait noir pour accueillir les premières parties (les finlandais de Tracedawn et les allemands de Mystic Prophecy).

Je passerais très rapidement sur celles-ci, ne m’ayant absolument pas convaincu, mise à part peut-être Mystic Prophecy, qui fait le show mais qui ne me transcende pas plus que ça.

Les deux guest ont terminé, l’équipe met tout en place pour le groupe Stratovarius, et là, découverte de la batterie, toute en fûts transparents, du plus bel effet ! Bannière géante au nom du groupe en arrière plan, derniers réglages de micros et voilà le noir se fait, il est 21h !

Les premières notes de Destiny se font entendre, hurlement du public, entrée des musiciens, puis après l’intro musicale, Timo Kotipelto entre en scène et chante ! Joie, la voix est la même qu’en studio, et il n’a pas changé, à croire qu’il reste jeune. Le public est en tout cas très réactif, et c’est au tour d’Hunting High And Low de débouler, Timo n’ayant même plus besoin de chanter sur le refrain, le public s’en charge (ahah !!). Ca y est on est chauffé à bloc, Speed of Light et The Kiss of Judas peuvent se ramener, on saura les recevoir !

Petit repos, Timo nous dit deux trois mots afin d’introduire la prochaine chanson qui est (enfin !) du dernier album Polaris, Deep Unknown. Et bien, on peut dire qu’elle marche terriblement bien sur scène (comme tous les titres de Polaris joués ce soir là), là encore le refrain est repris en chœur et les musiciens s’en donnent à cœur joie !

Pas le temps de se reposer que Mr. Johansson joue les premières notes du fabuleux A Million Light Years Away, pas de doute à ce niveau du concert, c’est bien un bon gros medley de fou qu’on aura le droit d’entendre ce soir.

En effet le concert sera du même style tout le long donc je vais un peu accélérer la bande, la set-list étant en fin d’article, pour vous parler de la prestation de nos finlandais préférés.

Pour commencer le remplaçant de Timo Tolkki, Matias Kupiainen est très bon et n’a pas à rougir face à l’ancien comparse de Stratovarius désormais perdu dans les sphères de sa vaine renaissance qui sonne plus le couac que la révolution du genre mais c’est un autre débat. On parle ici de ceux qui arrivent à revenir sur le devant de la scène, à l’image de Lauri Porra, bassiste de son état, également très convaincant, occupant bien l’espace avec Matias, avec lequel il fera un duo guitare/basse assez remarquable, sur la base du Bon, la Brute et le Truand.

Le batteur, Mr. Jörg Michael aura su donné toute la mesure de son talent, frappant fort (trop fort ?), juste et arrivant à enchaîner toute la soirée les plus rapides titres du groupe (merci pour la baguette d’ailleurs héhé).

Je veux décerner une mention spéciale au keyboardiste hors norme, Jens Johansson qui est véritablement un virtuose de ses dix doigts, et ayant même le temps de faire le con une ou deux fois avec Kotipelto. Ce dernier ayant bien assuré le show, communiant avec le public, lui parlant, occupant l’espace, mais je mettrais tout de même un bémol au fait qu’il n’arrive plus à monter dans les aigus (alors que certains morceaux en ont besoin, comme Eagleheart, Freedom, Forever Is Today). De plus, un problème récurrent de son a fait que l’on entendait beaucoup trop la batterie et la basse et plus du tout le chanteur, qui peinait à se faire entendre, mais cela a déjà été le cas pour les première parties.

On a donc eu un très bon florilège de l’immense carrière du groupe, qui n’a pas mis Polaris plus en avant qu’un autre, leur dernier opus n’étant représenté que par trois chansons (Deep Unknown, Forever Is Today et Winter Skies). Les classiques Destiny et Black Diamond étaient de la partie, mais aussi Forever, Twilight Symphony, Eagleheart et j’en passe !

Un très bon concert où je regrette qu’il n’ait été si court (à peine une heure et demie), mais bon là je chipote non ? Retour approuvé pour Stratovarius et j’attends avec impatience un autre concert !


Set-List

Destiny
Hunting High and Low
Speed of Light
The Kiss of Judas
Deep Unknown
A Million Light Years Away
Bach?
Winter Skies
Phoenix
Guitar/Bass solo
Forever Is Today
Will My Soul Ever Rest In Peace?
Twilight Symphony
Eagleheart

Rappel

Forever
Father Time

Black Diamond

 

 

Tib’

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