Schandmaul – Unendlich


Bienvenue sur La Grosse Radio Médiéval Rock !
Je vous préviens tout de suite, ne cherchez pas de metal ici.
Pourquoi chroniquons-nous cet album ici alors ?
Et bien tout simplement parce qu’il existe des genres inclassables et que bon nombre d’amateurs de pagan/folk metal apprécient également d’écouter ce genre musical quasi entièrement dominé par la scène allemande de joyeux troubadours errants.

Schandmaul fait donc partie de cette vaste mouvance, aux côtés d’In Extremo, de Subway to Sally, de Saltatio Mortis pour ne citer que ceux-là !

Je vais commencer tout de suite en disant qu’Unendlich m’a déçu de part son manque total d’énergie. Il y a bien quelques morceaux un peu plus rythmés, comme Tippelbruder, mais l’ensemble de l’album n’a vraiment pas la patate. Attention, n’étant pas du metal, je ne critique pas cette absence (logique !), mais si je compare à d’autres productions du genre, comme les dernières œuvres des groupes cités précédemment, on ne peut qu’être déçu.

Il y a certes quelques sympathiques ballades, comme Baum des Lebens, Euch Zum Geleit ou bien un très beau instrumental (Tangaossa) et même un morceau ayant un magnifique début comme In Deinem Namen. Bon d’accord, ce dernier n’est qu’une adaptation de la géniale Toccata et Fugue en ré mineur d’après Jean-Sébastien BACH. Bon, je vois que je vous ai perdu, mais sachez qu’il s’agit de la musique du générique des dessins animés d' »il était une fois l’Homme » pour les plus vieux d’entre vous. Notons également une jolie chanson qui fleure bon l’Irlande et les pubs avec Little Miss Midleton qui montre que Schandmaul est encore capables de faire bouger l’auditeur.

Terminons sur une note positive également avec Märchenmond, aux usages intensifs de la guitare électrique dans la seconde moitié du titre.
 


Si j’étais méchant, je dirais qu’ Unendlich m’a fait à plusieurs reprises penser à Reinhard Mey. Ce chansonnier est peu connu en France, mais je vous garanti qu’il est une institution outre-Rhin. Mais comment dire cela élégamment ? Il est une institution comme Michel Sardou ou Francis Cabrel, pas comme Jacques Brel. Vous voyez la nuance ?… Bref, je me suis un peu (beaucoup) embêté à l’écoute de cet album fort bien nommé cependant (Unendlich signifie « sans fin ») !

Pour enfoncer un peu davantage le clou, les paroles sont également d’un niveau digne des meilleurs moments de l’Île aux Enfants.

J’arrête là, parce que ça va finir par se voir que je suis vraiment méchant !

Allez, une petite dernière pour la route, s’il s’agit bien du huitième album du groupe, c’est aussi le premier signé par Universal, ce qui a peut-être poussé le groupe à faire quelque chose de plus… commercial ?
 
Notez qu’il y a deux CD dans l’album, le second étant une version acoustique du premier. Cela permettra sans doute d’élargir le public du groupe. Et quand à moi, je me contenterais du premier CD, qui, comme vous l’avez déjà compris, me semble déjà suffisamment mou pour ne pas enlever les quelques éléments qui montrentun peu d’énergie pour les noyer dans une version acoustique.

En conclusion, reconnaissons néanmoins une belle œuvre d’ensemble, avec plus d’une heure et quarante minutes de musique qui ne présente malheureusement que quelques titres intéressants, notamment parmi les plus lents de l’album.

« Unendlich» – sorti le 24 janvier 2014 (Universal Music)

Tracklist (1h40min pour les deux CD):

CD1:
01. Trafalgar (3:38)
02. Tippelbruder (3:11)
03. Kaspar (3:13)
04. In Deinem Namen (4:43)
05. Bunt und nicht Braun (3:43)
06. Mit der Flut (2:51)
07. Baum des Lebens (3:46)
08. Tangaossa (3:56)
09. Euch Zum Geleit (4:10)
10. Saphira (4:32)
11. Mitsommer (4:18)
12. Little Miss Midleton (2:51)
13. Der Teufel (2:41)
14. Mein Bildnis (4:03)
15. Märchenmond (6:46)

CD2: (versions acoustiques)

01. Trafalgar (4:14)
02. Tippelbruder (2:24)
03. Kaspar (2:50)
04. In Deinem Namen (3:26)
05. Bunt und nicht Braun (3:07)
06. Mit der Flut (2:37)
07. Baum des Lebens (3:27)
08. Euch Zum Geleit (4:04)
09. Saphira (4:07)
10. Mitsommer (3:01)
11. Der Teufel (1:34)
12. Mein Bildnis (3:15)
13. Märchenmond (3:29)

 

Thomas Orlanth

NOTE DE L'AUTEUR : 6 / 10



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