Ready, Set, Fall – Memento

Après un premier EP auto-produit paru 2011 salué par le public qui leur permit de se faire remarquer par la grosse écurie Lifeforce Records, les transalpins de Ready, Set, Fall dévoilent leur première galette Memento, en ce début d’année 2014 …

Bon, il faut savoir que l’intégralité du premier EP Buried se retrouve sur cette galette (même si un des titres est disponible uniquement en bonus track, sur l’édition limitée de l’album), coup de chance pour ceux qui ne possèdent pas cet EP, dommage pour les autres ! Mais surtout ce qu’il faut comprendre, c’est que les Ready, Set, Fall continuent sur leur lancée et leur Metalcore moderne, teinté de Néo Metal est toujours d’actualité sur ce Memento.

La musique de RSF peut donc se situer quelque part entre les dernières réalisations de Caliban (le côté Djent en moins, Dieu merci), et on fait un bond d’une quinzaine d’années en arrière avec des groupes comme Taproot, ou encore Dry Kill Logic

Avouez que décrit comme tel quel, ça ne donne pas forcément envie. Et pourtant, le jeune combo italien s’en tire plutôt bien en proposant une musique énergique, n’ayant pas peur de se montrer assez violent si bien que la frontière du Deathcore est proche le tout en gardant la mélodie omniprésente, en grande partie grâce aux refrains mélodiques, en voix claires, si caractéristique du genre. Et c’est d’ailleurs sur ce point que RSF surprend, en proposant des refrains de qualité, la voix de Christopher Volpi pouvant se rapprocher de celle de Matt Heafy (Trivium), mais en évitant les mélodies Emo (ce que Caliban n’a pas fait), pour proposer quelque chose de Nu Metal au final rafraichissant, et apportant un brin de nostalgie.

Ainsi, des titres comme « Deceiving Lights », l’excellent « Skyscrapers » (déjà présent sur le premier EP), « Memento » ou « Is This A Happy Ending ? » s’en tirent avec les honneurs. Le groupe propose des titres plus sombres, sans voix claires, et certains s’avèrent être excellents. Je pense surtout à  « Tidal Waves Could Save The World », dont le côté plus sombre fait son petit effet, ou « A.N.S.I.A », qui n’est autre qu’une sacrée débauche d’énergie, tandis que « Labyrinth » s’avère être irritant au possible.

Le groupe propose également des titres plus mélodieux ou la Pop (enfin, toutes proportions gardées) n’est pas loin comme sur « The Temple Is Me », ou quelque chose de plus proche de Soilwork, comme sur « Honor », sur lequel un petit quelque chose du hit « Nerve » des suédois se fait ressentir.

Côté instrumentalisation, rien à redire, c’est carré, pro, avec un niveau technique appréciable (on pense également à leurs compatriotes Destrage sur certaines parties de guitare, c’est dire) pour un groupe du genre. La production n’est pas en reste, massive est l’œuvre de Andrea Fusini, le producteur en vogue en Italie déjà auteur de la production du premier EP du quintet dont il est en question dans ces lignes.

Memento est donc un album honnête, réussi, dont l’écoute est fort agréable malgré quelques défauts de jeunesse qui devraient être gommés rapidement. Ready, Set, Fall se fait plaisir, et nous fait plaisir avec sa recette au final plutôt efficace.
 

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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