Steel Panther – All You Can Eat

On va brouter !
 

Si les restaurants proposant des buffet à volonté poussent comme des champignons dans nos métropoles, Steel Panther a décidé de s’en inspirer pour présenter son nouvel album, All You Can Eat. Au programme, des riffs accrocheurs, des paroles potaches et toujours cette interprétation au poil (pubien). Steel Panther ne révolutionne toujours pas le glam, mais invite toujours l’auditeur à s’éclater sans trop réfléchir. C’est pour ça qu’on les aime.

Peut-on se permettre de reprocher à quelqu’un de manger continuellement des frites et du chocolat ? C’est basique, rarement fin et ça a toujours le même goût. Pourtant, ils sont pleins à adorer ça. Une analogie pourrait être pratiquée avec les glamouzes sodomites de Steel Panther, qui sortent leur troisième album : All you can Eat. C’est basique, jamais fin et ça sonne toujours pareil (nous lançons un appel à témoins pour les groupies qui connaîtraient le goût des membres). Pourtant, ils sont pleins à aimer ça. Pourquoi ?

Tout d’abord, c’est bien fait. En plus d’être gaulés comme des icônes de la partie gentille de la musique des années 80, les quatre obsédés s’en sortent avec les honneurs sur le plan instrumental. Le leader, Satchel, carresse ses cordes avec des  riffs accrocheurs (« Pussywhipped », « Gloryhole »…) pour les faire jouir avec des solos accrocheurs. Le frontman Michael Starr est toujours à l’aise pour interpréter ses paroles salaces, que ce soit dans les titres doux (« Bukkake Tears ») ou les titres plus énervés (« Ten Strikes, You’re out », « Fucking my Heart in the Ass »). Côté rythmique, Lexxi Foxx et Stix Zadinia s’envoient en l’air de manière basique mais assurent tout de même sur la durée (comme ta mère).

Mais en plus de faire leur office (fucking) en tant que musiciens, les quatre folles ont de bonnes compos tout le long de l’album, ce qui manquait à Balls Out. Comment ne pas fredonner le refrain de « Gloryhole » (de préférence dans un parc de jeu pour enfants, effet garanti) après une poignée d’écoutes ou ne pas headbanguer sur le riff accrocheur de « Pussywhipped » ? Et on reste accroché jusqu’au moment de se retirer, avec les délirantes « If I was the King » et « She’s on the Rag ». 

Côté influences, rien de nouveau sous le soleil pervers, le groupe est toujours entre la fesse hard rock, avec des riffs légers et groovy comme « Gloryhole » et « Ten Strikes, you’re out », et la fesse heavy metal avec un Satchel qui exhibe ses burnes sur « Pussywhipped » et « B.V.S. ». Les clichés des années 80 sont toujours présents, notamment avec ce clavier ringard sur « The Burden of Being Wonderful », qui n’est pas sans rappeler les films de petite vertu de l’époque. On peut noter une légère touche moderne sur « She’s on the Rag », aux paroles d’encore plus petite vertu.

Steel Panther

Sommes-nous obligés de préciser de quoi parlent les paroles ? Avec des titres évocateurs comme « Gloryhole », « Bukkake Tears » ou « You’re Beautiful when you don’t Talk », on se doute que le groupe ne cherche pas à vous chanter les fleurs, même si « elles poussent au moins rue Blondel, dans un bordel ». Toujours amateur de légerté au milieu de tous ces thèmes lourdingues, le groupe fait des pauses en parlant de fête « Party like tomorrow Is the End of the World » ou se tapant des délires « If I was the King », pour souffler et ainsi éviter de se finir à la pisse.

Les amateurs des deux autres albums de Steel Panther ont donc compris que le groupe ne cherche pas à changer sa formule, ni à révolutionner le glam. Steel Panther, c’est le fun léger, pas forcément comme une pute de luxe, mais comme un coup pour se bidonner pendant trois quarts d’heure. A consommer sans honte, ni prétention.
 

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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