Vredehammer – Vinteroffer

Premier album, après la sortie de différents EP et singles pour les norvégiens de Vredehammer vivant à Mo i Rana dans la région du Nordland, et première grosse secousse sismique dans nos oreilles depuis un sacré bout de temps.

Alors là, quelle claque ! Ils ont tout ingurgité de ce qui se faisait de mieux depuis de nombreuses années dans le Black Metal. Ce Vinteroffer nous offre surement l’un des meilleurs albums venant de ce pays depuis ce début d’année.

Au départ Vredehammer devait rester le projet studio de Per Valla (guitares/voix). Mais après son départ du groupe Elite (ils avaient ouvert pour Kampfar en 2008 à Paris), de l’arrivée de John Erik Andersen à la basse et de Cato Skivik à la batterie, et de leurs premières apparitions sur scène l’année dernière, le groupe commence vraiment à faire parler de lui. C’est donc Indie Recordings qui a l’ouïe fine et qui a dégainé avant les autres.
 

Vredehammer


Belle intro qui monte en puissance, elle n’est pas là pour faire de la figuration mais bien pour donner le ton et nous pousser dans l’univers de ce groupe talentueux avant que « Cthulhu » et ses riffs viennent faire le boulot dans une production parfaite. La voix est rugueuse et bien en place par rapport aux instruments (argghhh cette batterie !!). Vredehammer ne laisse rien au hasard (magnifique Artwork où des ombres humaines encapuchées et troncs d’arbre se mélangent), riffs d’une précision militaire (« Summoned »), break apportant toujours un plus au titre afin de monter d’un échelon la puissance et la force du titre tout au long de l’album.

Les solos sont parfois purement Heavy et déchargent une bonne dose d’électricité dans les catacombes de ce Black Metal bien sombre où des passages mid-tempo accentuent la lourdeur d’un « Seduce Infect Destroy » où des riffs bien Trash viennent secouer un titre d’une puissance infernal avant que la batterie viennent rajouter son grain de sel dans sous un déluge de riffs destructeurs. Quelle maîtrise à l’écoute de l’intro de « We Are The Sacrifice » suivie de riffs cinglants ponctués de rythmes spartiates vous feront headbanguer à l’unisson.

Comment résister au break de « Suicide Forest » ou à la puissance d’attaque d’un « Sykdom » où apparait cette petite mélodie pagan sur le break de fin (qui n’est pas sans nous rappeler un certain Kampfar), ambiance que l’on retrouve encore sur le riff principal du titre éponyme ?

Sur ce dernier l’intro vintage d’un sillon creusé dans un vinyle rayé plante le décor avant que les guitares viennent en résonance dans un écho lointain. Morceau déroutant, magique à tiroir sur plus de 9 minutes où l’auditeur ne doit pas se perdre dans les méandres des riffs et des rythmiques changeant tout au long d’une course effrénée scandée par une voix sombre jouant sur le registre de la sobriété.

Bref, Vredehammer avec ce premier album nous a fait un vibrant hommage et une synthèse parfaite de ce que doit être le Black Metal aujourd’hui sans jouer sur une production outrancière.
 

Lionel / Born 666

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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