Kivimetsän Druidi – Betrayal, Justice, Revenge

Kivimetsän Druidi, ils sont finlandais et ça se voit.

Que ce soit le nom du groupe, des titres de leurs chansons ou encore leurs influences, impossible de se tromper de nationalité pour cette jeune formation née en 2002.

Après un premier album du nom de « Shadowheart » affligeant de nullité, il aurait été difficile pour notre formation nordique de faire pire.

C’est donc en ce mois d’Avril 2010 que Kivimetsän Druidi sort son nouvel album, « Betrayal, Justice, Revenge », dont la pochette d’un ridicule prononcé renferme un album de 9 titres.

Les finlandais se sont-ils améliorés, ou resteront-ils une formation de seconde zone dans le vaste univers du folk-métal symphonique ?

 

En ce qui concerne le chant, la réponse à la question « le groupe s’est-il amélioré ? » est non.

Leeni-Maria Hovila possède le charisme d’un pâté en croute. La demoiselle possède une voix monotone et un manque de puissance énorme. Aucune variation n’est faite, des fausses notes assez régulières (le refrain de « The Visitor »), un chant poussif à souhait et une espèce d’imitation ratée de Tarja Turunen (ex-Nightwish) et d’Helena Haaparanta (Crimfall, ex-Tacere).

Mais le pire vient du chanteur, Joni Koskinen. Une voix black criée sans mélodie, irritante et monotone, voilà ce qu’il nous sert. Lorsque monsieur vient pousser la chansonnette tout seul, attendez vous à un véritable désastre (l’horrible « Of Betrayal », morceau où l’on attend la fin avec impatience).

Une mauvaise chanteuse lyrique et un mauvais chanteur, un problème de taille donc.

 

Musicalement, c’est à peine mieux.

Plagiant sans scrupules à tour de rôle Battlelore, Turisas, Moonsorrow, Nightwish, Crimfall, Finntroll (pour les principaux), nos scandinaves semblent à court d’inspiration (bah oui, allons prendre les bonnes idées chez les autres, tiens). Un défaut déjà présent dans le premier album des finlandais (décidément).

Les compositions, en plus d’être dénuées de bonnes idées et d’originalité, manquent de dynamisme et de puissance et c’est l’ennui qui vous guette à chaque instant (même si c’est la migraine qui arrive par la suite, due à une surdose de chant). Les rares bons moments viennent des introductions plutôt agréables de quelques morceaux (« Tuoppein’Nostelulaulu »).

Les titres en anglais sont cette fois-ci majoritaires, mais la prononciation de Leeni-Maria est toujours aussi catastrophique (on dirait qu’elle mâche ses mots).

 

La production s’est également améliorée mais n’est pas parfaite. Ainsi, la batterie est sous-mixée et ressort comme un bruit de fond répétitif certes, mais très présent. Les guitares incisives et tendant vers l’extrême, des instrumentations épiques (sympathiques sur « Seawitch and the Sorcerer »), mais des pistes désordonnées et des instruments se perdant un peu partout, on a du mal à s’y retrouver.

Les ambiances folks sont très présentes mais mal employées et ces maladresses en font pâtir l’album tout entier. Dommage.

 

Quelques rares bons moments ne suffisent donc pas à sauver cet album de la catastrophe.

Les finlandais de Kivimetsän Druidi pondent encore une fois un brûlot affligeant de platitude et de nullité, tout comme le premier album. Visiblement, le groupe n’a pas retenu la leçon et ce « Betrayal, Justice, Revenge » est à l’image du premier essai du combo : mauvais.

Un groupe de plus dans le genre qui n’apporte absolument rien, et nul doute que cet album trouvera sa place dans l’endroit lui étant le plus approprié : votre poubelle.

 

Note finale : 3/10



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