Gamma Ray + Rhapsody of Fire au Trabendo (09.04.2014)

Super size power au Trabendo
 

Le power metal était à l’honneur le 9 avril. Gamma Ray a fait l’honneur de revenir dans la capitale quatre ans après son dernier concert en tête d’affiche et en a profité pour gratifier le public de deux heures de concert avec des classiques et quelques surprises. Pour les accompagner étaient présents les italiens de Rhapsody of Fire, qui sont restés une heure sur scène pour un concert flamboyant après le timide set d’Elvenking en première partie.

Elvenking

Ce concert est un peu spécial pour Elvenking. En effet, il s’agit du dernier que les italiens font dans le cadre de la tournée avec Gamma Ray et Rhapsody of Fire. Remplacés par Stormwarrior ensuite, les musiciens tentent donc de gagner quelques fans avec cette dernière date européenne, de manière peu finaude parfois, avec le frontman Damna qui se montre un peu insistant sur l’invitation à aller au merch.

Cela n’est pas chose aisée en début de set, avec un public forcément peu fourni et assez peu réceptif. Heureusement, le public se met à participer petit à petit, au rythme des mélodies folk enjouées. Elles le sont tellement que le violoniste Lethien, pris dans son élan, casse une corde pendant la chanson Elvenlegions. Si cet incident est fâcheux en fin de tournée, on peut regretter ne pas l’avoir plus entendu lors du reste du set. En revanche, on entendait sans souci les pains du guitariste soliste Aydan.

Elvenking a donc servi 35 minutes de metal folk sympathique, malgré quelques ratés dans le set. Une partie du public s’est montrée réceptive, ce qui peut laisser à penser que les italiens ont gagné  quelques fans qui les suivront dans leurs prochaines aventures, notamment leur prochain album, The Pagan Manifesto.

Setlist :

The Manifesto [sur bande]

The Loser
Runereader
Elvenlegions
The Divided Heart
Moonbeam Stone Circle
The Winter Wake

Rhapsody of Fire

Au tour maintenant des légendes du power metal italien de monter sur la scène du Trabendo. Les choses ont un peu changé depuis leur passage au Trabendo en 2012, qui était le premier concert parisien sans le guitariste fondateur Luca Turilli. Le principal étant l’abscence de Tom Hess, qui avait remplacé le guitariste Dominique Leurquin peu avant la sortie de From Chaos to Eternity.

Fabio Lione Rhapsody of Fire

Roberto de Micheli est donc le seul guitariste sur scène et s’en sort avec les honneurs. Très carré dans ses solos, il retranscrit à merveille les interventions de Luca Turilli et ne cherche jamais à trop se mettre en avant. L’absence de second guitariste a aussi pour effet d’équilibrer le son, laissant ainsi plus d’espace au leader et claviériste Alex Staropoli. Le bassiste Oliver Holzwarth est aussi plus audible et donne ainsi une approche plus chaleureuse aux hymnes de Rhapsody.

En effet, la setlist carresse le fan dans le sens du poil et se concentre sur les tubes dans l’heure qui lui est impartie. On retrouve donc Land of Immortals en début de set, les indispensables « Dawn of Victory » et « Emerald Sword », qui rendent le public complètement fou. Du dernier album en date ne sont joués que deux titres qui sont loin de faire sensation. On retrouve aussi un autre rescapé parmi les titres récents du groupes : « Reign of Terror », de l’album Frozen Tears of Angels, qui fait toujours autant sensation sur scène.

Roberto de Micheli Rhapsody of Fire

Sur le devant de la scène, Fabio Lione est toujours aussi charismatique. Il dispose de moins de temps pour parler, mais va quand même saluer la petite fille qui découvre le power metal sur les épaules de son père, motive le public à bouger et à chanter, notamment sur le break rallongé de « The March of the Swordmaster ». Vocalement, il est toujours aussi impérial, notamment sur « Lamento Eroico », qui fait monter les larmes aux yeux et dresser les poils, comme à l’Elysée Montmartre en 2011.

Si Rhapsody of Fire a du mal à s’en sortir sur album, force est de constater qu’il est toujours aussi habile sur scène et est arrivé à garder une partie du public de son côté après le départ de Luca Turilli. Un point positif qui pourra peut-être les booster pour le futur de leur carrière.

Oliver Holzwarth Rhapsody of Fire

Setlist :

Vis Divina [sur bande]

Rising From Tragic Flames
Land of Immortals
The March of the Swordmaster
Unholy Warcry
Dark Wings of Steel
Lamento Eroico
Holy Thunderforce
Dawn of Victory

Rappel :

Reign of Terror
Emerald Sword

Gamma Ray
 

Place maintenant aux Allemands qui se préparent à passer près de deux heures en compagnie du compagnie des parisiens, quatre ans après avoir foulé la scène du Trabendo. Avec un album de plus dans sa besace, le groupe est bien décidé à le mettre en avant, avec le long morceau « Avalon » en ouverture, le très heavy « Pale Rider » ou la ballade « Time for Deliverance ».

Le reste de la setlist est assez varié et passe en revue la plupart des albums du groupe, comme le premier avec le single « Heaven Can Wait », le foldingue Insanity & Genius avec « Tribute to the Past », le classique Land of the Free avec un medley « Rebellion in Dreamland / Land of the Free » suivi du classique « Man on a Mission », et même le moins apprécié Majestic, avec le titre « Blood Religion », allongé pour l’occasion.

Gamma Ray Kai Hansen

Ce n’est d’ailleurs pas le seul morceau que le groupe s’amuse à allonger. En effet, Kai prend un malin plaisir à placer un break reggae sur « I Want Out », fait chanter le public jusqu’à l’épuisement sur « New World Order » et ajoute même un final façon ballade au rapide et sulfureux « Man on a Mission », qui nest pas sans rappeler Queen.

Le public est réceptif dès le début, en chantant la mélodie du pont d’ »Avalon », et ne fatigue pas tout le long du show, en chantant à tue-tête les autres mélodies fortes des morceaux présentés, les refrains des classiques comme « Send me a Sign » et même en moshant, notamment sur l’épique et entêtant « Land of the Free » en fin de set.

Gamma Ray Dirk Schlächter

Sur scène, le groupe s’éclate aussi. Le bassiste Dirk Schlächter s’amuse à faire des mimiques dingues quand il n’est pas occupé à assurer les chœurs, le guitariste Enjo Richter affiche sans arrêt une grande banane malgré le fait qu’il soit en retrait dans le mix et Michael Ehré, décidément bien intégré au groupe, s’amuse à sa batterie et arrive même à briller lors de son solo, passage semble-t-il obligé dans les concerts de Gamma Ray.

Au centre de la scène et de toute l’attention, Kai Hansen est aussi plus heureux que jamais de jouer devant son public, dans une salle comble de surcroît. Si son talent de guitariste est toujours bien présent, avec des interventions toujours bien interprétées, on remarque tout de même que ses capacités vocales sont toujours en baisse, notamment dans les aigus. Tenir deux heures sur scène n’est pas chose aisée, même quand on se laisse de l’espace pour reposer sa voix.

Gamma Ray

Gamma Ray a donc bien servi son public ce soir, avec un concert conséquent, très axé sur l’œuvre récente du groupe, mais sans oublier la période Ralf Scheepers, comme cela avait été le cas lors du dernier concert parisien donné en tête d’affiche. Le public a donc pu sortir de la salle rassasié avec cette déferlante power metal qui lui était tombée dessus.

Setlist :

Welcome [sur bande]

Avalon
Heaven Can Wait
New World Order
Tribute to the Past
I Want Out [reprise d’Helloween]
Pale Rider
Time for Deliverance
Solo de batterie
Blood Religion
Master of Confusion
Empire of the Undead
Rebellion in Dreamland / Land of the Free
Man on a Mission

Rappel :

To the Metal
Send Me a Sign

Photos : © 2014 Nidhal Marzouk / Yog Photography.
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe. 
 



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