Johannes Eckerström, chanteur du groupe Avatar

*Entretien avec Johannes Eckerström, chanteur du groupe suédois Avatar, réalisé par M’sieur Seb*

Encore peu connu en France, le combo a récemment assuré la première partie d’Avenged Sevenfold et s’en est tiré avec les honneurs. Présentation dans les règles pour la sortie de leur dernier album« Hail The Apocalypse » qui possède déjà tout pour séduire…

Pour commencer, vous rendez-vous compte qu’il sera difficile de supplanter dans la tête des gens votre patronyme Avatar à celui du film de James Cameron ?

Ce n’est pas notre but et ce combat serait vain (rires). Je te rappelle néanmoins que notre groupe existe depuis plus longtemps que le film. Nous nous sommes formés en 2001 alors que le film n’a vu le jour qu’en 2009. Je m’étonne d’ailleurs que nous n’ayons jamais eu de procédure juridique à notre encontre de la part des studios américains. J’espère qu’ils ne viendront jamais nous chercher des poux. Nous avions songé à changer de nom fût un temps mais nous nous sommes ravisés. Ce nom est à nous et il nous correspond.

Avatar
 

Votre groupe a plus de dix ans, vous avez vraiment tardé à nous rendre visite ?

Nous ne sommes pas pressés, nous faisons les choses à notre rythme. Je pense surtout que nous avons mis du temps à trouver notre voie musicale, à devenir  aussi d’assez bons musiciens pour pouvoir nous confronter à la critique. J’avais 14 ans quand j’ai fondé Avatar, il nous a fallu franchir plusieurs étapes. Nous tenons un groupe à la hauteur de nos ambitions depuis notre album « Black Waltz » parût en 2012. A présent nous avons assez d’expérience pour retranscrire exactement la musique que nous avons dans la tête.

Comment définirais-tu votre musique ?

C’est du metal mainstream aux multiples influences, nous essayons justement de varier les plaisirs. Par contre, je ne suis pas fan des étiquettes, on peut me coller celle qu’on veut, ça m’est totalement égal.

Vu de France, on constate une multitude de groupes en provenance de suède et plus largement de Scandinavie qui cartonnent en matière de metal. As-tu une explication à nous donner à ce sujet ?

C’est marrant, j’en causais hier avec Pär Sundström, le bassiste de Sabaton. Je pense que cela vient du système éducatif suédois qui nous encourage très jeunes à l’école à l’apprentissage de la musique et à la pratique d’instruments. Nous avons tous un groupe en Suède quasiment. Après je ne saurai te dire, il est peut être plus facile de percer dans le metal que dans les autres genres musicaux.

Sur scène, tu es grimé en clown, ce personnage fait-il partie intégrante d’Avatar ?

Le clown nous suit depuis un bout de temps déjà. Ca semble très schizophrène mais il a son mot à dire (rires). Plus sérieusement, ce personnage amène une dimension visuelle intéressante dans le cadre des concerts. Extérioriser le discours dans la bouche d’un personnage est aussi très intéressant,  on peut lui faire dire des horreurs, utiliser les sarcasmes…  Je trouve que c’est un plus. Après, rien n’est déterminé, nous pourrions décider de l’abandonner mais je n’en vois pas l’intérêt, je suis certain qu’il a encore plein de choses à dire.

Avatar clown

Comment ce sont déroulées les sessions d’enregistrement d’ « Hail The Apocalypse » ?

Nous avons été très studieux et avons composés et enregistrés en un temps record. Nous avions loués le Karma Sound Studio en Thaïlande pour nous déconnecter vraiment de notre quotidien et avoir la tête exclusivement à l’enregistrement de l’album. « Hail The Apocalypse » est le fruit d’un travail de cinq musiciens, nous l’avons conçu comme dans les années 70, tous dans la même pièce à essayer les meilleures combinaisons possibles pour les morceaux que nous composions. J’espère que vous ressentirez le côté organique de la méthode à l’écoute de l’album.

Vous vous êtes réappropriés sur ce disque une reprise du « Something In The Way » de Nirvana. Quel en est la genèse ?

Dans l’avions qui nous emmenait en Thaïlande, nous avons assisté à la projection du documentaire de Dave Grohl, « Sound City ». Ce témoignage nous a tous marqués. Alors quand nous avons eu fini d’enregistrer l’album, il nous restait du temps en studio, l’idée de faire une reprise pour profiter du studio au maximum nous est vite venue. Nous ne voulions pas une reprise clichée trop attendue. Alors quand Tim notre guitariste a proposé « Something In The Way », tout le monde a adhérés. La boucle était bouclée, c’est un peu comme si l’esprit de Dave Grohl était avec nous en studio. Et son esprit est heureusement moins cher que le vrai (rires)…

 



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