Doro au Trabendo (21.05.2014)

Doro souffle ses bougies et ses fans au Trabendo
 

La reine du metal n’a pas oublié Paris pour sa tournée célébrant l’anniversaire de ses 30 ans de carrière. Dans un Trabendo malheureusement peu rempli, Doro Pesch s’est démenée pour donner un concert de presque deux heures rempli à ras-bord de tubes implacables joués avec une énergie folle. La metalleuse n’est pas prête de raccrocher son perfecto. Pour ouvrir le bal, le groupe allemand NullDB en a profité pour donner son premier concert en France.

NulldB

Venus tout droit du cœur de l’Allemagne pour accompagner Doro dans sa tournée anniversaire, les quatre musiciens de NulldB présentent une musique qui n’a rien à voir avec le heavy metal pur et dur de de la chanteuse. En effet, ce qu’ils jouent se situe quelque part entre l’indus et le neo metal, avec des titres qui se veulent accrocheurs par leurs refrains.

Si le public est très clairsemé et dubitatif en début de set, il se met néanmoins à participer, suivant les ordres du chanteur Franky Kühnlein, qui arrive à accrocher quelques personnes qui ne chantent malheureusement pas les chansons, allemand oblige. La seule chanson en anglais du set est une reprise du classique "Purple Haze" de Jimi Hendrix, avec le frontman qui imite son idole en jouant le solo avec la guitare derrière sa nuque.

nulldB

Pour sa première date en France, NulldB ne partait pas gagnant avec un public très peu adapté. Sans subir de huées, le groupe s’en est quand même sorti avec une interprétation honnête. L’aspect prévisible des compositions est assez regrettable, mais le groupe a déjà réussi à mettre un pied hors de son pays d’origine. Reste à savoir si cette tournée paiera.

Doro

C’est maintenant au tour de Doro Pesch de donner un concert d‘1h45 de tubes purement heavy metal comme elle sait faire. Le concert commence sous les chapeaux de roues avec trois classiques de Warlock. Comme d’habitude, la Reine pioche surtout dans les titres de son ancien groupe, qui constituent ici les deux tiers du set. On retrouve donc les indispensables "All We Are" et "I Rule The Ruins" qui se mèlent aux plus rares "Without You" ou "East Meets West".

Doro

Evidemment, Doro n’oublie pas non plus sa carrière solo, avec les désormais classiques "Burn it Up" et "The Night of the Warlock" et aussi des extraits de son dernier album en date, avec le single "Raise Your Fist" en VF pour l’occasion, même si Doro a joué la sécurité en chantant les couplets en anglais. Côté reprises, on a droit à du classique, avec le retour de "Egypt (The Chains are on)" en hommage à Ronnie James Dio et "Breaking The Law" de Judas Priest, jouée en toute fin de set à la demande des fans du premier rang.

Doro

Côté public, la ferveur est toujours de mise avec les fans de Doro, toujours aussi acquis à la cause de leur idole. Ça se traduit en acclamations nourries de toute part, en bouquet de fleurs offert à la chanteuse après "Earthshaker Rock", en refrains chantés à tue-tête et même en mosh sympathique pendant "Evil".

Devant tant de dévouement, la frontwoman est toujours aussi généreuse en remerciements et en compliments. Elle n’hésite pas à répondre individuellement aux fans du premier rang, bavarde toujours autant avec le public, se remémorant des souvenirs de tournée avec Judas Priest et autres temps forts de sa prolifique carrière.

Doro

Côté interprétation, Doro met toujours tout son cœur dans ses lignes de chant et ne défaillit pas  au fur et à mesure que le concert avance. Les musiciens qui la suivent se montrent toujours aussi talentueux, avec un duo de guitaristes, composé de Bas Maas et de Luca Princiotta, à l’aise aussi bien en rythmique qu’en solos. A la basse, Nick Douglas se montre toujours aussi charismatique pendant que Johnny Dee fait bien entendre sa frappe juste. On regrettera juste son solo un peu longuet.

Le concert de Doro au Trabendo réunissait les mêmes ingrédients d’un concert habituel de la chanteuse. Une bonne ambiance mêlée à une bonne dose de classiques joués avec énergie. Mais ici, l’intensité était un peu plus forte, malgré le fait que la salle ne se soit pas assez remplie. Après 30 ans de carrière, Doro ne montre aucun signe de fatigue. De quoi rendre les fans optimistes quant à l’avenir.

Doro

Setlist :

I Rule the Ruins
Earthshaker Rock
Burning the Witches
Fight for Rock
The Night of the Warlock
Metal Racer
Lève ton poing vers le ciel
Without You
Burn It Up
East Meets West
Evil
Für Immer
Out of Control
Solo de batterie
Wacken Hymne (We are the Metalheads) [reprise de Skyline]
Egypt (The Chains Are On) [reprise de Dio]
Revenge
All We Are
Breaking the Law [reprise de Judas Priest]

It Still Hurts [sur bande]

Photos : ©2014 Sofie Von Kelen / Toute reproduction interdite sans l'autorisation du photographe.
 



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