Pentakill – Smite and Ignite

Pentaquoi ?

Vous avez déjà joué à League of Legends, le jeu ? Moi non.

On s’en fout, vous allez me dire ? Oui et non, car l’album dont je vais parler là en ces quelques lignes est issu du groupe plus ou moins virtuel Pentakill qui semble tout droit sorti de cette réalité parallèle. Bon, y a des vrais gens qui jouent dedans hein, et le premier album Smite and Ignite vient de paraître.

A vrai dire, je m’en fiche de League of Legends, je suis surtout tombée dessus en tant que vieille fan de Jorn Lande, ce même Jorn qui me déçoit en solo depuis quelques années mais qui m’avait enthousiasmé à l’époque avec Masterplan, Ark, Avantasia ou Beyond Twilight. Là on m’a dit qu’il chantait dessus, alors bon… Puis y a ZP Theart aussi, ancien vocaliste de Dragonforce, groupe sur lequel votre serviteuse (?!) a remué sa nuque à la vitesse de la lumière il y a une dizaine d’années.

Alors Pentakill c’est du heavy metal, du gros rock en général, avec un son assez moderne et un concept sous-jacent qui semble bien peu intéressant sorti d’un certain visuel. Passons sur ce point. On ignore un peu qui y joue dedans, des passionnés de la compagnie Riot Games et quelques musiciens professionnels, et donc deux guests de poids.

Parlons en de Jorn, présent sur le single « Lightbringer » et le morceau plus sombre « Thornmail » qui ne présente que peu d’intérêt. D’ailleurs, vous pouvez presque vous arrêter sur la première piste, car ce single est le seul véritable morceau potable de l’album, un bon petit hymne sur lequel sieur Lande se démène plutôt bien en mode Dio burné comme il sait le faire. Sur le second, c’est simplement plus plat même si le bonhomme n’a rien à se reprocher, du Metallica moderne sans saveur avec certes une grosse prod mais après ?

Alors la conclusion est jolie aussi oui, en mode filmique presque Danny Elfman-ienne (entre les Batman et films plus sombres réalisés par Tim Burton) « Orb of Winter » saura ravir les fans du genre, amateurs de bonnes video games soundtracks, de Game of Thrones, enfin tout le truc épique que les geek actuels surkiffent. Mais le reste…

pentakill metal smite ignite

Bon y a un concept, donc quelques interludes ou instrumentales inutiles quand elles ne sont pas affreuses (« The Hex Core » : au secours !), sauf que sur 30 minutes l’album prend vite des allures d’un EP, on ne sait pas trop où ça veut aller et ça tourne vite en rond malgré un bon son et quelques arrangements corrects. Pire, de forts mauvais moments peu cohérents apparaissent, et manque de bol c’est à chaque fois sur ceux-ci que ZP Theart apparait. Certes le bonhomme garde sa voix caractéristique, mais elle ne colle pas sur le moderno-moyen « Deathfire Gasp » qui ne brille pas par ses riffs de qualité ni sa structure en faux DragonForce qui ne veut pas vraiment décoller. Peut bien mieux faire… Oublions vite ce sans saveur « Ohmwrecker » electro metal moderne bizarre qui touche presque au dubstep, et crions notre désespoir sur « Last Whisper », l’autre titre avec ZP. Ca fait mal une compo aussi médiocre, où le chant ne peut rien relever au final malgré tous les efforts.

Posons-nous la question, pourquoi ai-je écouté cet opus et pourquoi me suis-je obstinée ? Par masochisme ? Pour essayer de sauver quelques trucs ? Par nostalgie ? Mais quelle nostalgie ? Et pourquoi la vie ? Que de questions existentielles qui ne trouveront certainement jamais de réponse dans le cosmos infini de ma déception. Allez, au moins Jorn chante bien et ne perd rien de sa verve, et ZP sort un peu de son marasme I AM I (son nouveau groupe depuis son départ de DragonForce, dont je ne vous conseille absolument rien), c’est déjà ça de gagné.

La Folle Fougère

Ma note : 3.5/10
 

NOTE DE L'AUTEUR : 4 / 10



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