Electric Wizard au Hellfest 2014

Vendredi, 00:00 – Valley

La première journée tire à sa fin et c’est les articulations en compote que les valeureux festivaliers viennent s’agglutiner sous la Valley remplie comme un œuf…

Le son visqueux est gras à souhait, pas besoin d’en rajouter.  Le magma de la Valley commence à faire des grosses bulles qui viennent exploser les une après les autres sans précipitation sous la tente tout comme les notes qui vont arriver pour dessiner l’univers sonore d’Electric Wizard. Elles vont décoller lentement mais surement comme le public qui n’attend que ça, guidé par un Jus Oborn possédé qui commence par mettre les choses au point en entamant « Supercoven » : pas de précipitation, l’audience va rentrer dans cette Messe sonore d’un pas lent mais irréversible.
 

Electric Wizard


Les feux de lumière sont compacts, puissants et font osmose avec la musique des anglais complètement saturée. Le sorcier est là pour nous ensorceler comme sur le dernier titre « Funeralopolis » qui refermera cette expérience musicale, ce fondement, cette allégorie de la lourdeur…plus Heavy tu meurs !
 

Electric Wizard


Jus nous demande « You want high? You’ll find high, Hellfest ! » … « Black Mass » du dernier album en date portant le même nom nous rend accro avec son refrain répété à l’infini « Hear me Lucifer, - Black Mass, Black Mass, - Take me Higher, Higher, - Black Mass, Black Mass ». Vivement le nouvel album, Time to Die doit sortir cette année mettant fin à la collaboration des anglais avec Rise Above, et le début de leur aventure avec Spinefarm Records.
 

Electric Wizard


Liz Buckingham, plus en retrait, s’applique sur sa guitare perchée sur ses bottes et ses pattes d’eph. Elle dégage une aura sous les lights psychédéliques qui tournent au son de la musique lourde et pesante.

Parfois le son est tellement saturé (mais c’est fait exprès) comme sur « Return Trip », que l’on se sent limite mal à l’aise tellement l’air ambiant vibre, on en verrait la poussière sautiller devant nos yeux. L’univers est insoutenable, faut dire que le titre par lui-même doit vraiment bien décrire les phases de descente des musiciens lorsqu’ils plongent sur terre après avoir absorbé des drogues dures. Une impression de malaise s’en dégage comme sur « Dopethrone »  où les nuques à l’unisson donnent le tempo.
 

Electric Wizard


Tels des insectes attirés par une ampoule qui éclaire encore dans la nuit noire, les festivaliers s’agglutinent tout autour de la Vallée attendant la dernière note du set des anglais.
 

Lionel / Born 666

Setlist :

Supercoven
Satanic Rites of Drugula
Dopethrone
Black Mass
Witchcult Today
Return Trip
The Chosen Few
Funeralopolis
 

Photos : Lionel / Born 666 / © 2014
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.
 



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