Hansi Kürsch, chanteur de Blind Guardian (2010)

Ce jeudi 10 juin 2010, votre serviteur fêtait ses 28 ans et demi (quel chipoteur ce Ju !) et profitait d’une journée off dans son travail pour se rendre sur Paris. Deux interviews au programme, Apocalyptica précédé de Blind Guardian. C’est le groupe allemand qui est donc à l’honneur ici quelques semaines avant la sortie de son 9ème opus studio At the Edge of Time prévu pour fin juillet chez Nuclear Blast. C’est le mythique chanteur Hansi Küsrch, très sympathique et détendu, qui s’est entretenu avec moi pendant près d’une demi-heure.

Ju de Melon : Bonjour et bienvenue à Paris ! Tout d’abord quel effet ça fait de revenir ici pour promouvoir ce nouvel album ? Est-ce un endroit spécial qui évoque des souvenirs particuliers ?

Hansi Kürsch : Bonjour ! J’adore Paris, vraiment, c’est une ville très active. J’ai été à Barcelone le week-end dernier et à Belgrade cette semaine, deux villes très actives aussi, mais rien comparé à Paris ! Ca fourmille de partout, les gens courent partout, se plaignent, parlent à droite à gauche, c’est marrant à voir. Et bien sûr il y a ces boutiques où tu achètes des croissants… des « boulangeries » [en français dans le texte], c’est ça ? J’adore ça, le bon café qu’on nous sert ici aussi, bref j’aime beaucoup Paris et j’aime aussi beaucoup votre pays. J’espère avoir du temps ce soir pour profiter un peu !

Ju de Melon : Dans une cinquantaine de jours sort donc At the Edge of Time, 9ème opus du groupe. Dans quel état d’excitation te trouves-tu ? L’attente risque d’être longue…

Hansi Kürsch : Tu sais, on a fini l’album il y a à peine plus de 50 jours, je suis très excité à l’idée de sa sortie mais je ne stresse pas encore trop car nous commençons à peine la promotion et il reste encore pas mal de choses à faire. On ne voit pas le temps passer, là on vient de tourner notre vidéo clip en Serbie (pour la chanson « A Voice in the Dark »), nous avons aussi chacun une vie familiale bien remplie et nous essayons d’en profiter car à partir du mois de septembre ce sera très difficile avec la tournée qui s’annonce. Bref en ce moment on se sent super bien et soulagés, tout s’est super bien passé au niveau de la production et en plus rien n’a leaké sur Internet ! Et ça c’est plutôt rare de nous jours, je m’attendais à ce qu’on retrouve l’album un peu partout une fois distribué aux labels et aux professionnels mais il n’en est rien et c’est tant mieux pour nous, du moins pour l’instant (rires) ! Croisons les doigts ! (rires)

Hansi Kürsch

Ju de Melon : J’imagine que tu dois anticiper la réaction des fans, car un album de Blind Guardian reste un évènement assez rare… ça n’arrive pas tous les ans !

Hansi Kürsch : En effet, ce n’est pas annuel ! Au niveau des fans, ce n’est jamais évident, car il y a plusieurs fractions… Ceux qui préfèrent nos débuts, ceux plus centrés sur la période Nightfall in Middle-Earth etc., et ceux de la nouvelle ère disons qui ont pas mal apprécié notre précédent opus. Il y a toujours quelques débats entre eux, parfois quelques petits conflits ! Donc il n’y a pas qu’un style de fans, même si globalement ils aiment tous nos travaux tout en ayant leurs préférences… Bref, tout ceci est parfois étrange pour nous, mais ici j’ai le bon pressentiment que ce nouvel album va réussir à plaire à la plupart, même si nous n’avons pas forcément oeuvré en ce sens. Naturellement, nous avons obtenu un bon « compromis » disons, et ça devrait rallier la cause de toutes ces différentes franges ! En tout cas, il y a certaines choses que certains d’entre eux n’attendent pas forcément sur ce CD. Le fait d’y jouer du metal bien heavy et puissant va en surprendre quelques uns, sans parler des quelques expérimentations et de la façon que nous avons eu de développer des idées issues de la chanson « And Then There Was Silence » par exemple… Il y a un peu de tout dans cet album, ce qui me rend fier mais aussi confiant pour la suite, et pour l’instant les toutes premières réactions sont très positives. On ne pourra satisfaire tout le monde, c’est certain, mais j’ai de très grands espoirs ici et je pense que At the Edge of Time fait partie de nos 3 meilleurs albums jamais réalisés… si ce n’est le meilleur de tous !

Ju de Melon : Pas mal de chansons sont articulées autour des romans fantastiques The Wheel of Time de Robert Jordan il me semble, du moins quelques unes… ?

Hansi Kürsch : Seulement 2 en fait, « Ride Into Obsession » et « Wheel of Time ». Mais toutes les chansons ont un rapport avec le Temps… Surtout une chanson comme « Tanelorn (Into the Void) » basée sur les histoires de Michael Moorcock et son personnage Elric de Melniboné. Dans la chanson « Valkiries », on ne parle pas que du mythe en tant que tel, mais on relie ce thème au temps… C’est presque une marque de fabrique sur cet album, au niveau thématique c’est la façon dont les idées me sont venues pour les paroles et les histoires. Du coup, le titre de l’album est clairement un choix qui va en ce sens, de même que pour la pochette et l’artwork dont le booklet. Pareil pour le video clip, qui sera articulé autour de ce thème, un véritable concept sur ce nouvel opus…

Ju de Melon : Parlons de la chanson « Tanelorn (Into the Void) ». Constitue-t-elle une suite à « The Quest For Tanelorn » ‘(sur l’album Somewhere Far Beyond) ?

Hansi Kürsch : Non, pas vraiment, je n’y ai pas vraiment pensé en faisant cette chanson, à part bien sûr que je me suis vite rappelé que j’avais utilisé le nom Tanelorn dans une ancienne chanson. D’ailleurs je me suis dit que ça allait peut-être faire débat… mais j’ai décidé de garder tel quel au final, car c’est le mot parfait qu’il fallait ici dans les paroles et le titre. Quand j’ai écrit le refrain, il me fallait un mot qui percute, j’avais pensé à quelque chose comme « cry for everyone » puis « cry for Avalon » mais ça n’allait pas… La chanson était trop heavy pour y incorporer un mot comme Avalon selon moi, donc j’ai opté pour une solution plus « héroïque » qui allait bien avec l’ambiance et les éléments de ce morceau. Tanelorn, ça sonne quand même bien je trouve ! (rires)

Ju de Melon : Le choix du single « A Voice in the Dark » pourrait paraître étonnant pour certains, car il s’agit d’une des chansons les plus heavy speed de l’album. Pourquoi avoir opté pour cette chanson ?

Hansi Kürsch : On a eu pas mal de discussions et de débats au sein du groupe sur quel morceau choisir pour le single. La dernière fois nous avions opté pour un choix plus expérimental avec « Fly », donc cette fois-ci nous avons un peu changé et décidé de choisir quelque chose de plus direct. Nous pensons que « Fly » était un bon choix de single à l’époque, une de nos plus belles chansons jamais écrites je pense, mais c’était assez difficile pour les fans, surtout qu’il est sorti presque 6 mois avant l’album – ce qui a pas mal perturbé les fans ! On a un peu hésité ici avec « Wheel of Time » en version plus courte, mais nous aurions révélé une facette trop essentielle et « à part » de l’album… Donc André Olbrich et moi nous sommes tournés vers les chansons plus rapides, on a pensé à « Tanelorn (Into the Void) » avec son refrain catchy et un son typé 90s qui auraient plus aux fans du genre, mais finalement on a choisi « A Voice in the Dark », la plus directe, afin de montrer aux gens que ce nouvel album de Blind Guardian allait être résolument metal et intense !

Ju de Melon : Un autre choix osé selon moi, commencer et terminer l’album par deux chansons épiques et longues, accompagnées d’un orchestre symphonique ! Ce qui est plutôt rare… Une volonté de surprendre et frapper un grand coup ?

Hansi Kürsch : Je ne sais pas mais on a eu l’idée assez tôt, ça c’est vrai. La chanson « Sacred Worlds » est née très tôt sur les bases du morceau « Sacred » que nous avions composé pour une compagnie de jeux vidéos. Puis cette chanson a grandi, les idées se sont accumulées, et elle est vite devenue incontournable et inévitable pour le prochain album. Pourtant à la base ce n’était pas prévu ainsi ! Mais il fallait que la structure soit un peu plus différente, on en a d’ailleurs profiter pour expérimenter en y rajoutant les parties orchestrales et d’autres arrangements. Après, une fois terminée, il nous semblait difficile de la placer ailleurs qu’en première position sur l’album, ça nous paraissait évident ! On aurait pu la mettre à la fin, en mettant « Wheel of Time » au début… Mais cette dernière est un peu une sorte de prélude à ce que sera Blind Guardian selon moi dans le futur, avec notamment le projet symphonique. Donc cet ordre parait au final logique. Même si à la base Charlie Bauerfeind avait suggéré de commencer avec « Wheel of Time », mais l’impact aurait été certainement différent… on a préféré rester sur notre première idée, ça sonne plus spontané et naturel. Et puis c’est génial de commencer et conclure un album avec deux piliers, ça donne le ton et met en valeur les autres chansons du CD je trouve… et puis ça nous permet d’avoir une nouvelle introduction toute trouvée pour nos prochains concerts avec « Sacred Worlds » ! (rires)

Ju de Melon : D’ailleurs, parlons de cet orchestre symphonique… Tout s’est passé comme prévu au niveau de la composition et de l’enregistrement de ces parties orchestrales ? N’était-ce pas trop complexe par moments ?

Hansi Kürsch : Oh oui, c’était dur. Il y a plusieurs années nous avons enregistré quelques idées pour l’album orchestral, mais ça n’a pas été convaincant. Nous avons considéré l’expérience comme un véritable échec… Nous avons donc eu besoin de repenser certaines choses et ainsi changer notre approche. Par chance, nous avons trouvé de nouvelles personnes avec qui travailler sur cet album, avec ces deux chansons à l’approche déjà très épique et grandiloquente. Et nous avons rencontré aussi un certain Matthias Ulmer qui a parfaitement compris comment nous voulions accorder le groupe avec un orchestre, tout en ne perdant aucun aspect des deux parties… Nous avons eu besoin de lui pour composer la bande son de l’orchestre afin de définir une base, mais après évidemment le plus dur a été d’inclure ces 80-90 personnes de l’orchestre de Prague pour jouer avec nous sur la trame que nous avions choisi. Beaucoup de travail donc, que nous n’aurions pu réaliser seuls si nous l’avions pas rencontré…

Blins Guardian - At the Edge of Time

Ju de Melon : Ne serait-ce d’ailleurs pas un avant goût du tant attendu projet d’album symphonique prévu depuis des années ? Est-il désormais pour bientôt ?

Hansi Kürsch : Nous l’avons déjà commencé en fait, ça va donc rendre les choses plus simples ! En allant enregistrer à Prague, nous en avons profité pour faire 3 chansons pour ce futur projet. Je n’ai pas encore fait le chant donc je ne sais pas exactement comment nous allons les incorporer et dans quel concept mais… J’ai des idées de titres, idées de base pour l’instant, mais je peux te les donner : « Moria », « Gondor » et une autre avec « Hobbit » dedans… Donc tu l’auras compris, très tourné vers le mythe du Seigneur des Anneaux, mais je ne sais pas encore dans quelle direction exacte ça le sera. En tout cas, rien qu’en écoutant l’orchestre, ça sonne déjà super bien et t’aurais presque envie de ne rien toucher et de sortir ça tel quel… Je pense que « Sacred Worlds » et « Wheel of Time » peuvent donner une bonne idée de ce que sera ce projet, même si le groupe ne jouera pas sur ces chansons et que normalement je ne ferai qu’accompagner l’orchestre au chant. Tout ceci reste encore à finaliser de toute façon !

Ju de Melon : Revenons sur l’album… Il y a 4 ans, pour la sortie de A Twist in the Myth, on a pas mal conversé sur la dernière chanson « The New Order » et son côté à la fois moderne et old school, on avait même sous entendu qu’elle pourrait représenter en quelque sorte le futur de Blind Guardian. Pas mal de chansons sur ce nouvel album me rappellent plus ou moins directement cette chanson, est-ce une idée que je me fais ou… ?

Hansi Kürsch : C’est bien vu en effet, la chanson « Valkiries » par exemple à cette reminiscence de « The New Order »… Une chanson avec de grands moments de guitares, avec des côtés A Night at the Opera et A Twist in the Myth, pas évidente à gérer dans l’association lignes vocales et orchestrations de guitares, c’était une chanson très exigeante. Après quant à l’album en lui-même, il est difficile de savoir s’il a pu être ou non influencé par telle chanson ou tel album… Nous le voulions intense, à part ça nous nous étions mis aucune obligation de ligne directrice particulière, il fallait juste que ça soit nous, bref du Blind Guardian ! On a apporté quelques touches acoustiques, symphoniques, celtiques même, ces idées sont venues et nous les avons exploité du mieux que nous le pouvions je pense. Il n’y a eu aucune limite imposée au final, et que l’équilibre entre « old chool » et « nouveau » Blind Guardian soit respecté c’est presque logique au final mais ce n’était pas spécialement voulu.  

Ju de Melon : En tout cas je pense que nous sommes en présence d’un album qui surprend, peut-être que pour beaucoup de fans l’album n’est pas allé là où on l’attendait… J’ai été quelque peu désarçonné en le découvrant et peu à peu je me mets à beaucoup l’aimer, mais il m’a fallu l’apprivoiser. Loin de moi l’envie de débuter une chronique improvisée ici (rires), mais par exemple même la ballade médiévale « Curse My Name » est assez unique et inattendue…

Hansi Kürsch : En tout cas j’espère que nous surprendrons un maximum de gens avec cet album, ta réaction me fait plaisir en un sens ! En écoutant cet album, en tant que simple fan et en essayant de me mettre un peu d’un point de vue extérieur, je pense en effet que certaines chansons sont assez inattendues. L’enchaînement des chansons et leurs structures ne sont pas toujours « naturels » disons, il y a des surprises et ce dans chaque morceau ! Il m’est difficile de décrire chaque chanson… Prenons par exemple « Road of No Release » : c’est pour moi un peu le lien entre le vieux et le nouveau Blind Guardian, un bon côté 90s avec une approche orchestrale assez nouvelle mais sans orchestre dessus. Donc pour moi aussi c’est dur à dire, mais je suis sûr que nous avons fait un album complet… En même temps nous venons à peine de le finir, peut-être que dans quelques mois je saurai mieux le situer et le définir ! En tout cas je peux te dire que, d’après les premières répétitions, ces titres n’auront aucun mal à être incorporés dans un set live… Je sais que certains vont peut-être raler mais par exemple, si on joue une chanson comme « Tanelorn », on n’aura plus besoin de jouer des titres comme « Punishment Divine », « Journey Through the Dark » ou « Another Holy War » car elle a un peu des éléments de chacun. Tu parlais de « Curse My Name », pas mal de personnes la comparent à « The Bard’s Song – In the Forest » et ça me surprend pas mal…

Ju de Melon : Je ne suis pas tellement d’accord avec eux en tout cas…

Hansi Kürsch : Oui, enfin c’est une chanson celtique à tendance médiévale c’est sûr, avec ce côté irlandais… Mais bon, à part qu’elle suit le même rythme, je ne la vois pas trop ressembler à « The Bard’s Song » moi non plus. Après évidemment le style est comparable… Mais il y a quelques parties surprenantes sur cette chanson, notamment vers le milieu et sans parler du refrain qui n’a rien à voir avec « The Bard’s Song ». Enfin bon, les gens ont besoin de comparer car sans ça ils se sentent perdus, c’est toujours comme ça, j’ai l’habitude mais j’espère juste rencontrer des personnes qui n’ont pas peur de voir au-delà et de s’ouvrir aux nouveautés. Bien sûr que comparer c’est naturel et humain, mais avouer au final que ce n’est pas la même chose n’est pas une tâche facile.

Ju de Melon : En tout cas j’aime beaucoup la ligne de basse, très en avant, sur cette chanson… C’est toi ou Oliver Holzwarth qui la joue sur ce morceau ?

Hansi Kürsch : Non c’est Oliver, je ne peux pas jouer un truc aussi difficile (rires)… C’est vraiment un grand bassiste, il s’y met à fond à chaque fois et ça fait plaisir, c’est presque comme un membre du groupe à part entière à certains moments. A chaque fois il enregistre très vite et il est très réceptif à nos idées, il comprend rapidement où on veut en venir. En tout cas cette ligne de basse un peu unique représente bien ce qu’est l’album : un receuil de surprises, mais aussi d’idées qui se sont imposer à chaque fois à certains moments précis… et ce de manière naturelle, sans calcul ! Ici on a eu envie de mettre une basse un peu en avant et hop on l’a fait, point barre. Elle sert aussi d’introduction au refrain, elle attire l’oreille et remplit parfaitement son rôle. Sans parler de ces guitares très inspirées Mike Oldfield qui rendent la chanson encore plus spéciale et agréable à écouter, André s’est régalé à faire ça !

Ju de Melon : Parlons rapidement du single où figure une reprise de John Farnham… D’où vous vient cette envie de faire autant de covers ? Est-ce que la porte est ouverte pour un futur The Forgotten Tales Part II ?

Hansi Kürsch : C’est vrai qu’on en parle de temps en temps, ça nous tenterait bien. Maintenant reste à savoir ce qu’on fera après cet album, tout dépendra du temps qu’on aura et de ce qu’on voudra mettre en avant, car il y aura sûrement le project orchestral qui passera en priorité et qui demandera beaucoup de temps. Maintenant il se peut aussi qu’on décide de se faire ce petit album de covers avant, ça dépendra de notre envie et de si nous avançons plus ou moins vite dans nos projets… Tout est ouvert, nous le ferons un jour c’est certain mais quand… mystère ! Quant à la chanson « You’re the Voice », je crois qu’elle est vraiment réussie, au niveau de « The Wizard », « Spread Your Wings » ou de « To France » pour moi. Il a été très difficile d’atteindre le niveau de John Farnham au chant, ça c’est certain, mais au point de vue « metal » je pense avoir fait du bon boulot au moins (rires) !

Hansi Kürsch

Ju de Melon : La prochaine tournée s’annonce excitante, mais une seule date en France pour l’instant… Est-ce provisoire ou penses-tu qu’il y en aura d’autres ?

Hansi Kürsch : Ca va changer, j’en suis quasiment sûr ! La première partie de la tournée est déjà bookée, ensuite nous irons en Amérique du Nord, après nous aurons 5 mois où nous irons peut-être en Asie mais où nous reviendrons aussi en France je pense et ailleurs dans le monde. En tout cas nous serons à Paris le 28 septembre : c’est un concert primordial pour nous, une de nos dates phares ! Si tu demandes à notre tour manager qui nous suit depuis 20 ans, il te dira que le public parisien est l’un des meilleurs, car ici selon lui on nous adore encore plus qu’ailleurs ! Pour lui, Paris est notre meilleure date. Et il n’y a pas plus de 10 villes dans le monde où on peut ressentir ce lien privilégié entre notre public et nous, je pense !

Ju de Melon : Hansi, tu es aussi connu pour tes nombreux guests et autres projets comme Demons & Wizards. Des infos exclusives à nous donner à ce sujet ?

Hansi Kürsch : Demons & Wizards est toujours en pause. On en parle de temps en temps avec Jon Schaffer mais nous sommes tous les deux excessivement occupés avec nos groupes. Je voulais voir avec lui à la fin de l’année dernière mais l’actualité de Blind Guardian a pris le dessus, je l’ai appelé il y a deux semaines et il était en promo… Bref je ne sais pas quand nous pourrons retrouver le temps de composer ensemble mais rien n’est terminé, nous reviendrons un jour avec un 3ème album !

Ju de Melon : D’autres participations sur quelques chansons d’autres groupes par exemple ?

Hansi Kürsch : J’ai pas mal de propositions. Je devais faire des choeurs et participer à l’enregistrement du prochain Grave Digger, mais c’était prévu le 15 juin et je serai à Barcelone. Donc j’ai dû annuler tout ça… En tout cas je serai au Wacken avec eux pour un guest ! Sinon j’ai aussi un projet en cours avec un jeune groupe allemand qui vient de là où je vis, je ne me souviens plus trop du nom… Solar Fragment je crois, à vérifier ! Ils sont en train de faire un album concept sur Star Wars et ils m’ont demandé si je pouvais interpréter un personnage ou faire une apparition. Pourquoi pas ! J’ai déjà écouté un peu ce qu’ils font et ça sonne bien, j’espère trouver du temps en août pour eux. Mais bon ça ne sera pas long, deux heures de chant et ce sera bon !

Ju de Melon : Merci beaucoup d’avoir répondu à nos questions. Quelques derniers mots pour les fans et les auditeurs de La Grosse Radio Metal ?

Hansi Kürsch : J’espère vous voir sur la route, vous croiser ici à Paris et je le souhaite ailleurs car nous ne voulons pas non plus plaire qu’aux parisiens (rires) ! On aime la France et la France nous le rend bien… D’ailleurs bonne chance pour la Coupe du Monde !

Ju de Melon : C’est marrant car ça me rappelle notre interview d’il y a 4 ans réalisée le lendemain de la finale France-Italie. Belle coïncidence ! Tu m’avais aussi parlé de ton fils fan de Kiss, il est toujours à fond dans la musique ?

Hansi Kürsch : Pour Kiss ça va et ça vient mais il aime encore, en tout cas c’est un grand fan de Star Wars !

Ju de Melon : As-tu l’espoir un jour de faire une chanson avec ton fils ?

Hansi Kürsch : Non je ne crois pas, il s’est mis au piano mais il a des intérêts plus variés tels que la peinture et les arts. Il fait déjà de belles choses !

Ju de Melon : En tout cas à très bientôt Hansi et encore merci !

Hansi Kürsch : Merci à toi, c’était un plaisir. Au revoir !

Le temps de croiser le guitariste André Olbrich entre deux phoners et d’échanger quelques derniers mots, et il est temps de partir. Ce nouvel album des allemands de Blind Guardian fera sûrement beaucoup parler de lui, que ce soit ici ou ailleurs !

Blind Guardian sur La Grosse Radio
Chronique de l’album At the Edge of Time



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