Trollfest au Hellfest 2014


 

Samedi 21 juin 2014 – Temple – 14h20-15h05

Alors que Supuration venait de terminer son set d’un tout autre style sur l’Altar, le Temple était déjà plein. Plein à craquer même ! Le public était impatient et scandait déjà « TrollfesT! » alors que les techniciens terminaient les derniers réglages du son.

A gauche de la scène, au début du backstage, j’ai pu voir quelques membres du groupe s’approcher et regarder discrètement ce qu’il se passait. On pouvait lire de l’étonnement sur leurs visages, et même si je ne pouvais évidemment pas entendre ce qu’ils se disaient, on imagine facilement un truc du genre « ils ont l’air chaud les français ! Incroyable, t’as vu ce délire ! Va falloir assurer les gars ! »

Je profitais des dernières minutes d’attente pour discuter un peu avec un des responsables de la sécurité (en passant, je vous encourage très vivement à signer cette pétition pour que l’équipe des Challengers puissent continuer à assurer la sécurité des fosses du Hellfest 2015; il s’agit sans doute de l’équipe la plus efficace et sympathique à la fois que je n’ai jamais vu à un festival, alors il faut les garder !), en disant que  ça va chauffer dans pas longtemps avec des slams dans tous les sens. Il m’a répondu, « ah oui, c’est un truc de malades genre Korpiklaani » et je lui ai dis « ah non, c’est pire ! ». Aussitôt, il a demandé des renforts qui seront bien utiles par la suite.
 


Quand enfin résonnent les premières notes de l’introduction, les musiciens entrent en se faufilant derrière le décor et la batterie, de manière furtive. Enfin, furtive comme un troll, puisque l’un d’eux portait sur son couvre-chef un dispositif de pointeur laser vert qui indiquait avec précision sa position « cachée ».

Les membres de TrollfesT, tous portant une blouse blanche, sont clairement venus nous administrer quelques soins médicaux, à base de bière, de chansons entraînantes et de gros son.
J’avoue que des traitements de ce genre, je veux bien en recevoir plus souvent.

Le chanteur et tambourineur Trollmannen venait d’ailleurs avec sa petite réserve de bière sous la forme d’un pichet d’un litre et demi du Hellfest (vous savez, le même que vous avez bu à plusieurs reprises pendant le festival !) qui allait à merveilles avec sa chemise à fleurs.
 


En fait, le public était tellement chaud, qu’ils auraient pu faire n’importe quoi, même jouer des chansons de Britney Spears et quand même mettre l’ambiance. Ah oui, d’ailleurs, c’était bien « Toxic »  qu’ils viennent de jouer là où j’ai mal entendu ?

Les slams arrivaient par vagues successives, et l’ambiance était complètement folle pour un groupe « pas si connu que ça » qui jouait en début d’après-midi. Sans vouloir amoindrir les qualités de TrollfesT, il est vrai également que les fans de folk metal n’avaient pas grand chose à se mettre sous les dents dans cette édition du Hellfest, alors forcément, ils étaient tous là !
 


Je plains d’ailleurs les gars (et filles) de Subrosa, qui tentaient de jouer leur sludge/doom à la Valley juste à côté. Je pense qu’il y a dû y avoir quelques interférences trollesques tellement c’était le bordel devant le Temple qui ne cessait d’attirer des spectateurs au point de ne plus pouvoir bouger.

Le cœur du métier de TrollfesT a été bien présenté ici, avec les titres obligatoires comme l’hystérique Brumlebassen, le très dansant Brakebein ou le carrément bordélique Karve par exemple ! Ah oui, j’oubliais le morceau de clôture « Helvetes Hunden Garm » qui a entraîné le public à aboyer en chœur  !

TrollfesT n’hésite pas à sortir des instruments quelques peu inhabituels dans un concert metal, aussi folk et déjanté soit-il, comme par exemple des maracas et des djembés qui sont apparus vers la fin du concert !
 


En fait pour résumer, TrollfesT, c’est un peu ma déception du Hellfest 2014.

Non, je n’ai pas changé d’avis par rapport à ce que j’ai écrit plus haut, mais juste parce que je ne pouvais pas être en plein milieu du chaos avec mes potes et que je devais sauver mon matériel photo.

Vous penserez ce que vous voudrez, mais bière, métal et déconnade, c’est ça l’Ultime Vérité de l’Univers, non ?

Vivement la prochaine !
 

Setlist:

Kaptein Kaos
Vulkan
Brakebein
Toxic
Brumlebassen
Ave Maria
Karve
Solskinnsmedisin
Helvetes Hunden Garm

Thomas Orlanth


Photos :© 2014 Thomas Orlanth / Site du photographe
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.



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