Arch Enemy au Hellfest 2010

Vendredi 18 juin, il est 22h30 sur la Mainstage 2. A peine le temps de se remettre du show de Sepultura sur la Mainstage 1 pour certains ou du concert des black metalleux de Watain sous la Rock Hard Tent pour d’autres que les suédois d’Arch Enemy débarquent. Si certains préfèrent assister au (dernier ?) concert de Godflesh sous la Terrorizer Tent, c’est tout de même une foule conséquente qui s’amasse pour assister au show du combo scandinave.

Angela Gossow, la charismatique voix éraillée du quintet, vient toute en beauté et en énergie sur scène, visiblement motivée à mettre le feu ! Et c’est partie pour une bonne petite heure de Live alors que la nuit vient juste de s’installer sur Clisson…

Arch Enemy

Une prestation qui a eu pour effet de chauffer le chaud (ou le show ?) et le froid tout au long d’une setlist classique et cohérente. Si le côté technique et « en place »ne peut être remis en cause, on peut cependant se demander si ce concert n’aurait pas mérité un peu plus de « folie ».

Car si Angela se donne sans compter, sans économie, son chant s’avère au final redondant et peu en variation. Ainsi, au bout de 4 titres, on a déjà compris que le show se déroulerait sans grande surprise, sans frivolité aucune, tout en répétition. Une certaine lassitude venant ainsi m’habiter au milieu du set et ce n’est sans grande véritable passion que je suivrai la fin d’une prestation somme toute réussie mais classique (voire néo-classique, si je peux me permettre ce petit trait d’humour).

Arch Enemy

Alors attention, il ne faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit : les melodic-death metalleux d’Arch Enemy ont très bien réussi leur show et les fans excités des premiers rangs ne diront pas le contraire ! On peut donc regretter ce côté « statique », bien représenté d’ailleurs par le guitariste leader Michael Amott et son côté « trop technique, trop clean » à certains instants (même s’il faut avouer que ce gars est un véritable dieu du manche). Dommage aussi que le son n’ait pas toujours été à la hauteur, avec quelques larsens ou autres saturations au niveau des aigus notamment sur la lead guitar.

Rien de bien grave, rien de bien transcendant donc non plus au final. On retiendra tout de même les très bons moments musicaux notamment offerts par les superbes titres que sont « Ravenous » ou « Nemesis » pour ne citer qu’eux, ainsi que la bonne conclusion « Enter the Machine ». On peut cependant regretter l’absence de classiques tels que « The Last Enemy » ou « We Will Rise » mais bon… Nous ne pouvons tout avoir en une heure !

La Grosse Page de Arch Enemy




Partagez cet article sur vos réseaux sociaux :
Advertisements