Gojira au Garorock (29.06.2014)

Dimanche 29 Juin – Scène Garonne – 19h45 / 20h45

La conférence de presse n’est même pas encore terminée que le set de Gojira démarre. Depuis le déménagement du festival sur les rives de la Garonne, la journée du Dimanche possède une ou deux têtes d’affiches axées métal, au milieu d’une programmation essentiellement électro / pop. Après The Offspring, Airbourne et Iggy Pop, c’est à Gojira que revient la tâche d’attirer les metalleux à Marmande, et force est de constater qu’ils ont réussi. Nombre de festivaliers se baladent affublés de t-shirt de groupes apparentés métal, bien plus nombreux que lors de la journée du vendredi. Il n’empêche que la majorité du public apparaît extérieure au mouvement metal, voyons ce que ça donne…
 

L’éclectisme est une valeur de plus en plus présente au Garorock depuis quelques éditions, mais on peut tout de même se poser quelques questions. Le fait de programmer un seul groupe métal, qui plus est Gojira, au milieu d’électro, rap et rock plus radiophonique. Nombre de gens autour de moi se sont posé des questions : « wesh vas y qu’est c’que c’est ça ? » ou bien « Moi j’aime pas quand ça hurle ». Le festival rate un peu sa cible, car c’est en grande partie un public de néophytes qui prend place devant la scène.

Le groupe partageait ma vision des choses. Entre les morceaux, le leader Joe Duplantier explique clairement qu’ils ne s’attendent jamais vraiment à l’accueil réservé lors de festivals généralistes. Sans se décourager, et en plein milieu du set, voilà que Joe explique à l’audience comment réaliser un wall of death, devant un public qui en majorité, découvre la joie de se foncer les uns sur les autres. Moment assez drôle une semaine après mon passage au Hellfest… Le public se prête au jeu, rate le début du titre, se mélange, part dans tous les sens… Bon, c’est pas grave, c’est l’intention qui compte. Les gens réagissent tout de même bien à l’avalanche de riffs du combo Landais, les bras se lèvent, ça bouge, ça hurle. Bien loin d’une ambiance Clissonaise, mais pour un festival généraliste, pas de quoi râler, loin de là. Décor simple, drapé en fond, batterie surélevée, mur d’amplis, classique et efficace.

Sur scène, comme d’habitude, pas de surprise. C’est carré, net et sans bavure. L’aisance des Français sur scène est indéniable, le son est massif (et reste à un volume raisonnable), et pour leur troisième passage à Marmande, le groupe semble heureux d’être là. Preuve en est, leur petit passage devant le premier rang, au plus près des chevelus cramponnés aux barrières. Chaque membre du quartet se démembre les cervicales pendant une heure, et avouons le, beaucoup d’autres têtes plus ou moins métalleuses remuèrent aussi…
 

Le groupe s’échappe après quelques remerciements envers l’organisation et leur équipe, sans oublier l’habituelle distribution de médiators et baguettes. Loin d’avoir l’impact d’un passage en tête d’affiche dans un festival dédié à la distorsion, Gojira nous aura fait passer un bon moment, en tenant ses promesses malgré un show d’une petite heure. Et heureusement, ce groupe justifiant l’achat de la place du dimanche pour bon nombre de festivaliers… Petit recadrage métal pour l’an prochain au Garorock ? On l’espère un peu…

 

Setlist:

Explosia
The Axe
Backbone
The Heaviest Matter of the Universe
Love
Flying Whales
L’Enfant Sauvage
Toxic Garbage Island
Oroborus
Vacuity

Photos : © 2014 Beranger TILLARD / Site du photographe
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.



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