Emëra – Leap in the Dark

Originaire de la région bordelaise, Emëra nous offre avec Leap in the Dark son tout premier album, qui de plus est s’avère être autoproduit.

Formation de type heavy/sympohnique, le groupe nous propose un voyage intéressant tout au long des 46 minutes de ce premier opus.

Composé en son sein de Virginie (chant), David (basse, alias notre bon collègue Silvercraft), Yohann (clavier), Eric (guitare) et Nicolas (batterie), c’est une jeune formation avec des membres de tous les âges et pour certains ayant déjà roulé leur bosse dans d’autres combos. Leap in the Dark s’ouvre avec le morceau éponyme, une introduction tout en musique et fichtrement bien foutue grâce au clavier. Et cela sera une constante tout au long de l’album, le travail de cet instrument que ce soit dans les intros, pour l’ambiance ou carrément en mélodie principale est vraiment très bon. Par exemple sur « Moon Of Hope », l’intro est très catchy et rentre-dedans ; sur « Out Of Breath », le clavier amène une ambiance unique qui fait de ce morceau un des plus réussis d’ailleurs. Sur « Blood River », c’est lors du bridge que le clavier est mis en avant ou lors de « Wind sur un moment de dualité avec la guitare. Tous ces exemples pour vous montrer que l’instrument tenu par Yohann est l’élément quasi principal sur Leap in the Dark et que c’est la plus grande réussite de cet album. Les autres musiciens ne sont pas non plus en reste, notamment avec une batterie qui se démarque sur de nombreux morceaux tels que « Painter Of Memory », « Despair » ou « Wind ».
 


En revanche, le chant est un peu le point faible de cet opus. Autant il est chaleureux sur « Once Upon A Time » et très bien maîtrisé sur « The Last Flight », autant pour le reste je le trouve impersonnel et ne me provoque pas d’émotions. Pourtant, c’est ce qui prévaut – du moins ce que je recherche personnellement – dans ce genre de musique, c’est être scotché à mon siège par une voix qui me fait voyager et me donne envie de fredonner. Chez Emëra, ce n’est pas vraiment le cas et c’est bien dommage pour l’ambiance générale et le ressenti autour de l’album.

En revanche il est appréciable d’avoir dans nos oreilles un disque qui mise sur l’efficacité et non sur la démonstration pure et simple. La basse est présente sans se faire trop oppressante mais son influence, notamment lorsque la batterie est mise en avant, se fait sentir. De même pour la guitare qui sort de sa tanière pour nous asséner quelques solos et/ou mélodies de sa composition (sur « The Elements », le voyage est prenant).
 


Avec son Leap in the Dark, Emëra nous offre un premier essai intéressant et surtout prometteur pour le futur. Avec un travail plus approfondi sur la voix et les mélodies de celle-ci ainsi qu’un sens plus poussé de la mélodie en général, la musique d’Emëra trouvera son public et deviendra, pourquoi pas, le fer de lance du heavy/sympho français.
 

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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