Mastercastle – Last Desire

Vous ne connaissez pas Mastercastle ? Alors faisons les présentations. Composé de membres venants de groupes italiens plus ou moins important (un guitariste de Necrodeath, un batteur de Vision Divine et un bassiste de The Dogma), ce combo pratiquant le power metal naquit en 2008 avec au micro Ô surprise, une chanteuse, Giorgia Gueglio. Et c’est sur Lion Records, en Juin 2010, qu’est publié « Last Desire », nouveau méfait du quatuor de Gênes. Deux albums en deux ans, cela cacherait-il quelque chose ? Et cette nouvelle galette vaut-elle le coup ? La réponse après une courte page de publicité … et dans la chronique, aussi.

Les compositions, elles, n’ont rien de révolutionnaire. Un power/speed metal on ne peut plus classique, ce qui fait rivaliser la formation avec des groupes tel Magica ou Ancient Bards (tiens, des compatriotes ces-derniers). Et justement, les titres se suivent mais ne se ressemblent pas et sont très diversifiés, ce qui nous fait découvrir de nouvelles petites choses à chaque fois. Et les refrains, qu’ils sont accrocheurs, qu’ils sont même racoleurs, mais on prend plaisir, alors on va pardonner. « Away » est l’exemple même de ces chansons qui ne vous quitteront pas de si tôt, possédant des refrains ultra-catchy et les lignes de chant qui vont avec. Et dans l’ensemble, c’est énergique, et ça fait du bien. Ils savent comment nous faire plaisir, ces italiens. Mais tous les titres ne sont pas parfait, et certains manquent de mordant, de consistance et peinent à nous convaincre. « Space Trip » et « La Serenissima » sont des instrumentales aussi inutiles que chiantes. Même si les musiciens montrent l’étendue de leur talent (grand cela dit), ces titres trop démonstratifs sont uniquement là pour remplir l’album, beaucoup trop de longueurs sont à noter. Et puis il y a aussi cette ballade, « Jade Star ». Enfin, on est pas chez Evanescence tout de même, mais ça reste classique. Un clavier, une guitare acoustique et une chanteuse qui se met à nous dégainer toutes ses émotions et le tour est joué. Mais bon, c’est assez dispensable, tout de même.

La production est impeccable, aucun instrument n’empiète sur un autre, le chant n’est pas mis outrageusement en avant et le son est très clair, limpide, que peut-on rêver de mieux ?


Cette Giorgia, alors, chante-t-elle aussi bien qu’elle est séduisante ?

Elle qui était le principal défaut du premier album, c’est un plaisir de constater ses progrès en à peine une année, ce qui montre un potentiel de progression conséquent de la part de la jeune femme. Son timbre, il faudra vous y habituer, certains pourront être rebuté au départ. Très proche d’une Maria Breon (Holyhell) ou dans une moindre mesure d’une Anette Olzon (Nightwish), la demoiselle a gagné en puissance, qu’elle utilise à bon escient, mais peut-être trop, parfois. Giorgia semble toujours être dans la force, ne modulant pas suffisamment son chant, et à trop forcer elle brise sur certains titres l’émotion Le point qui dérange le plus, c’est son interprétation. C’est quoi cette manie de rallonger les mots, bon sang ? Sur « Cat-House », ses « Insiiiiiiiide » deviennent pénibles (et si c’était que sur ce titre …).

En somme, « Last Desire » est quand même un bon album, qui va ravir les fans de power mais également ceux de metal à chanteuse. Il est clair que quelques défauts seront à gommer lors du prochain essai, qu’une petite touche de folie ne serait pas superflue et que la chanteuse revoie son interprétation, et Mastercastle pourrait se hisser comme l’un des piliers du genre. En attendant, il faudra vous contenter d’un divertissement agréable et qui tournera dans votre platine encore quelques temps. Ce n’est pas l’album de 2010, mais il vaut quand même l’écoute. Un groupe que désormais, je vais attendre au tournant.

 

Note finale : 7/10

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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