Les nuits de Mennecy : Jour 1 (12.09.2014)

Festival inter-générationnel à Mennecy
 

Pour sa deuxième édition, le festival de Mennecy a changé sa formule, en proposant un festival en intérieur. Moins de festivaliers étaient présents lors de cette première journée, mais la ferveur était toujours présente, que ce soit pour soutenir des petits groupes français comme Still Creep, de plus gros comme Headcharger ou une pointure du heavy allemand comme U.D.O. Les genres et les influences étaient mélangées pour une sympathique journée.

L’équipe de La Grosse Radio n’a pas pu être présente pour le concert d’Inner Reflections. Le report commence donc à Still Creep.

Still Creep

Le petit groupe de thrash/death moderne a choisi la scène des Nuits de Mennecy pour donner son dernier concert. L’ironie voudra que Fab, frontman du groupe, annonce cette nouvelle juste avant que le groupe ne commence à interpréter le titre « Dissolution ».

Mais cela ne l’empêche pas d’être à fond dans ce qu’il fait, bougeant partout et hurlant en beau diable dans une approche de chant qui rappelle celle de Phil Anselmo par moments.Les autres musiciens, assez carrés dans leur exécution, ne sont pas en reste et offre ainsi un spectacle appréciable pour les amateurs du genre.

Still Creep

Still Creep s’est donc offert un beau chant du cygne au festival de Mennecy avant de raccrocher les gants, devant un public réduit mais présent par son excitation.

Unscarred

Place maintenant à l’étoile montante du thrash metal français Unscarred qui tâte le terrain avant la sortie de son premier album, 100 Lashes. Dans cette optique, le groupe ne joue que des chansons présentes sur ce disque, qui ont le mérite de faire bouger les fans présents.

Unscarred

Comme lors de la précédente édition du festival, Unscarred arrive à réveiller la foule d’une belle manière. Les apostrophes répétées de la chanteuse Niloofar n’y sont pas étrangères et le public lui obéit au doigt et à l’oeil, notamment avec des circle pits répétés et un wall of death sur « Meet Your Fate ».

Côté musiciens, c’est l’éclate aussi. Un peu timides au début, ils se montrent bien plus mobiles à mesure que le concert avance, donnant ainsi un coup de fouet nécessaire à la foule. Ils restent cependant carrés dans leur exécution et interprètent avec brio leurs parties rageuses. On pourra regretter un son un peu brouillon dans les rythmiques.

Unscarred

Si Unscarred n’a pas joué devant autant de monde que lors de la précédente édition du festival, le groupe a tout de même su tirer partie de la motivation des fans présents pour thrasher dans son froc dans les règles de l’art.

Setlist :

Head Shot
100 Lashes
Rise
Tsar
Reborn
Cross the Line
Refused
Meet Your Fate


Deep in Hate

On tourne le potard de l’extrême pour laisser entrer Deep in Hate sur scène, groupe de death metal moderne qui n’en finit pas d’écumer les scènes françaises à grands coups de riffs mécaniques, de rythmiques supersoniques et de voix diabolique de Math.

Deep in Hate

Ce dernier, pourtant bien mobile et en voix pendant le show, gratifie le public d’une belle galette en plein milieu du concert. On retiendra son commentaire plein d’esprit « j’ai gerbé par terre » entre deux morceaux, pendant que ses musiciens assistent à la scène. Cela ne les empêche pourtant pas de jouer de manière carrée et efficace les morceaux extrêmes et un peu difficiles d’accès pour les profanes.

Le public, toujours plus fourni, s’éclate tout de même pendant le set, à grands coups de headbangs et de sautillements en tout genre, preuve que le public du festival est prêt à donner sa chance à chaque groupe présent, quelque soit sa sensibilité musicale de base.

Deep in Hate

Setlist :

Genesis Of Void
The Cattle Procession
Altars Of Lies
The Divide
Lobotomizing the Masses
The Unhearded Prayers
New Republic
Wingless Gods
Beyond
From Above the Anthill


Headcharger

Après avoir fait péter le metal extrême, le festival adoucit le propos avec les  hardos français de Headcharger, qui viennent plus chercher leurs influences chez les groupes de stoner américains. Le son est plus propre, notamment au niveau des leads des guitaristes David Rocha et Antony Josse, qui servent des riffs accrocheurs et des solos symmpathiques.

Headcharger

Cependant, le groupe est tellement concentré sur son affaire que ses membres ne bougent que très  peu sur la scène du festival. Chacun est en place et interprète correctement ses parties, mais le lien avec le public semble moins présent, ce qui se ressent d’autant plus que le chanteur Sébastien Pierre ne communique que très peu avec la foule.

Cependant, cela n’empêche pas aux spectateurs de s’éclater. Si la musique de Headcharger est moins propice aux circle pits déchainés, le public participe à grands renforts de clappements de mains et de hochements de tête positifs. Le groupe rend donc l’ensemble du public heureux alors que la nuit tombe à l’extérieur, pour mieux accueillir la tête d’affiche de la soirée.

Headcharger

Setlist :

1000 Tides
All Night Long
Land Of Sunshine
Time Rider
The Diver
Do You Think Of Me
Wanna Dance
Backtracking
The End Starts Here
Up to You
Without A Nation
I Wanna See You Die
Intoxicated
Dusty Dreams

U.D.O.

On assiste maintenant au retour d’Udo Dirkschneider et de son groupe de heavy metal carré et martial, à l’allemande. Après avoir parcouru l’Europe entière pour promouvoir son dernier album en date, Steelhammer et présenter son nouveau line-up, fort de deux nouveaux guitaristes, le général donne son dernier concert en France avant la sortie de son prochain album, prévu pour le mois de janvier prochain.

U.D.O.

En une heure et demie, le groupe va donc délivrer un set qui est, une fois n’est pas coutume, très axé sur la dernière production du groupe. En effet, pas moins de six titres de Steelhammer sont joués ce soir, permettant ainsi à Andrej Smirnov et Kasperi Heikkinen de s’éclater avec des duels de guitare endiablés.

Evidemment, les classiques tels que « They Want War » ou « Heart of Gold » ne sont pas oubliés, ni même les tubes d’Accept, ancien groupe d’Udo, que sont « Metal Heart », « Balls to the Wall » et « Fast as a Shark ». On regrettera que le groupe ait choisi de retirer « I’m A Rebel, initialement inscrit sur la setlist.

U.D.O.

Mais il serait malvenu de bouder, tant le concert présenté est jouissif pour tout fan d’U.D.O. Les musiciens sont parfaitement en place, rodés par presque deux ans de tournée sous cette formation. Pas un pet de travers, la machine est bien huilée et le groupe s’éclate à jouer des titres de toutes ses époques.

Au centre de la scène, le célèbre frontman, au jeu de scène toujours aussi sobre, a gagné en classe et n’a rien perdu de sa voix. Ces cris aigus emplis de colère brisent toujours le cristal, notamment pour l’intro de « Fast as a Shark », toujours aussi impressionnante de rage. Le maître à bord sait également se faire plus nuancé avec la ballade « In the Darkness », issue de son premier album Animal House, ou plus inquiétant sur un titre comme « Never Cross My Way ».

U.D.O.

U.D.O. a une nouvelle fois prouvé qu’il s’y connaissait en pur heavy metal et s’est imposé comme une tête d’affiche marquante en cette première Nuit de Mennecy.

Setlist :

Steelhammer
King of Mean
Heart of Gold
A Cry of a Nation
Stranger
They Want War
Animal House
In the Darkness
Never Cross My Way
Man and Machine
Stay True
No Limits
Metal Machine
Go Back to Hell
Timebomb

Rappel :

Metal Heart [reprise d’Accept]
Balls to the Wall [reprise d’Accept]
Fast as a Shark [reprise d’Accept]

Photos : © 2014 Elie Lahoud-Pinot.
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.



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