Bullet for My Valentine – Fever

Je pourrais faire simple et résumer ma chronique avec cette tournure ô combien efficace qui est « C’est de la m**** ! », et tout le monde aurait été content, mais il n’en est rien. Je vais m’improviser en avocat du diable, et tenter de défendre le quatuor anglais.

Bullet for My Valentine
est un groupe de Metalcore fortement influencé par le Heavy des années 80, qui signe avec Fever sa troisième offrande, faisant suite à Scream.Aim.Fire sorti en 2007, et à The Poison sorti en 2005, qui propulsa directement le combo au statut de star, grâce au hit single « All These Things I Hate », et peut être aussi grâce au minois de Matt Tuck, leur chanteur qui, je suis sûr, en fait fantasmer plus d’une …

Avec ce Fever, contrairement aux autre groupes tels que Bleeding Through ou encore As I Lay Dying, les anglais ne cherchent pas à s’affirmer au public en revenant sur leur pas et en sortant des albums plus brutaux. Non, BFMV assume complètement son penchant pour la mélodie en revoyant à la baisse le pourcentage des vocaux hurlés. Et cette fois-ci, Matt Tuck chante avec sa « vraie voix », en essayant pas de copier James Hetfield comme sur le précédent album du combo, ce qui est un bon point.

En supprimant la quasi totalité des vocaux hurlés, on peut dire que l’on retire le côté Core de leur musique, et qu’au final, on se retrouve face à un album de Metal. Oui, de Metal, aseptisé, et fait pour plaire à la majorité, certes, mais un album de Metal tout de même.

Bullet for My Valentine

On se retrouve face à 11 titres efficaces d’un Metal influencé par le Heavy (les solos façon branlette de manche qui enchaînent les notes à tout va), ou encore par le Thrash (à petite dose). Les refrains sont plutôt efficaces, et se retiennent facilement. L’album oscille entre mid tempos mélodiques, up-tempos puissants, et une seule power ballade. On notera également que seulement 4 chanson ne dépassent pas la barre des 4mins. On a déjà connu pire en matière de groupes seulement aptes à faire des chansons calibrées pour la radio !

La production est signée Don Gilmore (Linkin Park, Avril Lavigne), donc on a droit à une grosse production, claire et puissante.

Fever
est un album frais, sympa, qui se prend pas la tête, signé par un groupe qui cherche à rendre hommage à ses ainés plutôt que de jouer la carte de l’opportunisme comme la plupart des groupes du style. Au final, je dirais que cet album ne révolutionnera pas la musique, et n’en a pas la prétention, et engendrera des critiques qu’il ne mérite peut être pas.

Ma note: 6.5/10

Axel

Bullet for My Valentine sur La Grosse Radio Metal



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