Nashville Pussy (+ Wizzö) au Covent Garden d’Eragny (21.10.2014)

Les rednecks sont de sortie
 

Nashville Pussy continue d'écumer les clubs européens, sans jamais délaisser la France. Les fans ont rendu la pareille aux Américains en remplissant le Covent Garden à Eragny pour s'éclater au rythme des chansons délirantes et bien interprétées du groupe mixte. Pour ouvrir le bal, les petits français de Wizzö faisaient la release party de leur album Real Hot Stuff et ont su chauffer dignement la salle.


Wizzö

La soirée rock n'roll commence avec l'éclate de nos petits hardos parisiens dont les dents rayent la scène du Covent Garden. Sans chichi, les musiciens enchaînent leurs riffs acérés et fidèles à la tradition hard rock américain, sans jamais oublier de bouger et de communiquer avec le public présent, qui semble récéptif à la prestation, notamment lorsqu'une danseuse viendra bouger lascivement en milieu de concert.

Wizzö

Devant la troupe, Just Jim monte dans les aigus de manière efficace et arrive à imposer son charisme au public, arrivant même à le faire chanter. Son timbre est maîtrisé pendant la première partie du concert, perdra un peu de sa superbe lors des passages plus doux en fin de show, sans pour autant que le frontman ne se montre catastrophique.

Avec une prestation convaincante, les musiciens de Wizzö ont su se mettre les fans de Nashville Pussy dans leur poche et ainsi faire leur faire profiter d'une sympathique release party pour Real Hot Stuff, un premier album qui promet de chauffer les auditeurs pour les soirées hivernales à venir.

Wizzö

Nashville Pussy

Vient maintenant le tour des rednecks d'Atlanta de faire leur entrée en scène, entraînant ainsi une montée de la température, aussi bien dans la fosse que sur scène. Cela n'empêche pas à Ruyter Suys (guitare lead) et Bonnie Buitrago (basse) de bouger dans tous les sens quand elles n'assurent pas les choeurs criards et lascifs des compos présentées.

Nashville Pussy

Le public n'est pas en reste et commence à pogoter dès "Wrong Side of a Gun". Les quelques 200 fans de rock n'roll qui remplissent le Covent Garden ne sont pas venus pour trier les lentilles et s'éclatent comme jamais, la banane aux lèvres et les bras levés pour acclamer les Américains qui ne sont pas venus pour une simple visite de courtoisie.

En une heure et demie, Nashville Pussy enchaîne les titres sans broncher, en mettant ce qu'il faut de son nouvel album, Up the Dosage, sans oublier les classiques de Let Them Eat Pussy (notamment lors du rappel) et High as Hell, qui se taille la part du lion dans le set. Get Some reste le seul album qui n'est pas représenté dans la setlist.

Nashville Pussy

Mais au-delà des chansons jouées, Nashville Pussy ne serait pas Nashville Pussy sans son frontman fanfaron qu'est Blaine Cartwright. En plus d'offrir au public une prestation vocale pleine du feeling sale qui fait tout le charme crasseux du groupe, il n'est pas avare en blagues plus ou moins finaudes concernant notamment les sudistes américains et leur obésité ou sur le batteur remplaçant du groupe, Rob, qui joue "son premier concert en France avec du monde". En bons américains, les quatre musiciens descendent bières et whisky, avec tant de motivation que le chanteur tombe à la renverse pendant "Milk Cow Blues".

Avec ça, Nashville Pussy donne encore une leçon de rock n'roll. On jure, on boit, on crache, on se marre, on crie, on tombe, on se relève, mais on joue avant tout, et plutôt bien (notamment Ruyter qui délivre de bien sympathiques solos) pendant 1h30. Le groupe est heureux, le public aussi, l'ambiance est chaleureuse et tout le monde y trouve son compte.

Nashville Pussy

Setlist :

Keep on Fuckin'
High as Hell
Struttin' Cock
Wrong Side of a Gun
Rub It to Death
She's Got the Drugs
I'm So High
Everybody's Fault But Mine
Gonna Hitchhike Down to Cincinnati and Kick the Shit Outta Your Drunk Daddy
The South's Too Fat to Rise Again
Up The Dosage
Go to Hell
Milk Cow Blues [reprise de Kokomo Arnold]
Snake Eyes
I'm the Man
Why Why Why

Rappel :

Go Motherfucker Go
You're Goin' Down
 

Photos : © 2014 Béranger Bazin / Lykh'arts (Bring me the Sound)
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe



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