Edguy (+ Masterplan) à  La Cigale (22.10.2014)

La Cigale et la police (de l’espace)
 

Pour finir sa tournée européenne, Edguy a choisi Paris. Une décision que les Allemands n’ont pas regretté tant l’ambiance s’est prêtée à leur power metal survolté et délirant, avec des surprises à la clé pour les fans. Pour ouvrir le bal, le groupe a également choisi un groupe connu dans le milieu, Masterplan, qui n’a malheureusement pas fait preuve d’autant de prestance que la tête d’affiche.

Masterplan

La soirée power metal commence avec un groupe de stars du style. En effet, on retrouve évidemment le leader et guitariste Roland Grapow, connu pour avoir pris la suite de Kai Hansen au sein d’Helloween, y insufflant ainsi ses inspirations néoclassiques, ainsi que Jari Kainulainen, ex-bassiste de Stratovarius, qui fait preuve d’un grand charisme sur scène.

Masterplan

Il s’agit d’ailleurs du membre le plus charismatique du groupe. Les efforts du claviériste Axel Mackenrott pour chauffer le public sont minimes, aussi bien que les sautillements du leader. Le frontman, Rick Altzi, bien en voix, manque cruellement d’osmose avec la foule et sera bien hésitant lors de ses interventions entre les chansons. Pendant ces dernières, il aura plus tendance à regarder son prompteur que son public.

Masterplan

Masterplan est empli de musiciens au talent sous-exploité. Roland Grapow fait le minimum avec des solos simplistes et des parties rythmiques banales que le reste du groupe suit. Seule la voix tire son épingle du jeu, avec un Rick qui s’efforce à donner du relief à des lignes de chant sans imagination. Le public participe à de rares moments-clé, comme l’intro de Heroes, mais restera sage le reste du set.

Sans être foncièrement mauvais, Masterplan est un groupe dont le manque d’imagination dans les compos se fait cruellement ressentir. L’attitude peu avenante des musiciens n’aide pas le groupe à plus se démarquer.

Masterplan

Setlist :

Per Aspera Ad Astra [sur bande]

Enlighten Me
Heroes
Crimson Rider
Keep Your Dream Alive
Crystal Night
Spirit Never Die
Soulburn
Kind Hearted Light
Crawling From Hell


Edguy

Au tour d’Edguy pour 1h40 de power metal dans la grande tradition allemande, avec les infidélités au genre que pratique le groupe depuis quelques années avec espièglerie. Avec un mois et demi de tournée dans les pattes, le groupe est toujours très en forme, le sourire aux lèvres et la bougeotte, aussi bien pour le frontman bavard et blagueur Tobias Sammet que pour sa bande de musiciens barrés.

Edguy

Le public ne manque pas de souffle non plus. Après l’annonce de l’enregistrement de la tournée européenne par Tobias, les fans n’arrêteront pas de crier à plein poumons, de se détruire les cordes vocales sur les refrains de tubes comme « Superheroes » ou « Tears of a Mandrake ». Il n’est pas non plus question d’ignorer les facéties du groupe, qui offre une version intense de « La Marche des gendarmes », passage obligé lors des concerts français.

La setlist contient en majeure partie des classiques, avec un rappel convenu (« Lavatory Love Machine » et « King of Fools »), « Babylon », rajoutée in extremis par le groupe, qui n’avait pas été jouée à Paris depuis 2006 et d’autres indispensables comme « Vain Glory Opera ». « Out of Vogue » est la petite rareté plaisante ajoutée en début de set, et on commence à se lasser de « Ministry of Saints », qui n’est pas forcément le meilleur choix pour représenter Tinnitus Sanctus.

Edguy

Les nouveaux titres issus du dernier album se fondent très bien dans le set. « Defenders of the Crown » conquiert la foule comme jamais et « Space Police » fait des merveilles, avec un beau space policeman gonflable de cinq mètres de haut en prime qui se place sur scène, preuve que l’inspiration Iron Maiden n’est jamais bien loin. C’est confirmé avec le petit extrait de « The Trooper » joué à la fin de « La Marche des gendarmes ».

Si Edguy avait subi des critiques lors de ses précedentes prestations live, le groupe arrive ici à mettre la plupart des fans d’accord, avec un set bien ficelé (même le solo de batterie de Felix Bonke est divertissant, avec un massacre de l’intro de « 20th Century Fox » à la flûte), des musiciens parfaitement en place (Jens Ludwig fait toujours des merveilles à la guitare) et un chanteur en voix, qui fait rire malgré ses longs discours.

Edguy

Edguy se place où on l’attend et atteint tous ses objectifs.

Setlist :

Love Tyger
Out of Vogue
Ministry of Saints
Superheroes
Defenders of the Crown
Vain Glory Opera
Solo de batterie [avec extrait de La Marche impériale de John Williams]
Space Police
Babylon
La Marche des gendarmes / The Trooper
Rock Me Amadeus [reprise de Falco]
Land of the Miracle
Tears of a Mandrake

Rappel :

Lavatory Love Machine
King of Fools

Photos : © 2014 Nidhal Marzouk  / Yog Photography
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.



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