Andi Deris, chanteur de Helloween

A trois semaines de la sortie de 7 Sinners (le 31 octobre chez Sony Records), le nouvel album des allemands power metalleux légendaires Helloween, leur charismatique chanteur Andi Deris nous a accordé un entretien sur la terrasse d’un hôtel parisien.

Ju de Melon : Bonjour Andi, tout d’abord comment te sens-tu aujourd’hui dans la capitale française ? Il ne fait pas très beau, avouons-le…

Andi Deris : Tout va bien, mais tu sais il y a quatre jours nous avions pas plus de 4°C sur Berlin… Donc ici au moins, confortablement installés, nous n’avons pas froid. Il fait plutôt doux et il ne pleut pas, c’est déjà ça. Bref je suis détendu, je fume mon cigare tranquille, je suis arrivé hier en avion et j’ai acheté mon escargot là de l’autre côté de la rue à la pâtisserie… A chaque fois que je viens à Paris c’est le même rituel : escargot, café au lait, pastis (rires) !

Ju de Melon : Et à quelques jours de la sortie du nouvel album d’Helloween 7 Sinners, comment gères-tu l’attente ? Un peu excité et impatient ?

Andi Deris : Oui et non. C’est toujours un peu surréaliste comme situation tu sais, même aujourd’hui après 10 ou 11 albums studios si je compte ce que j’ai fait avec Pink Cream 69… Peu avant la sortie d’un album, c’est comme si tu ne te souvenais pas que t’as été en studio pour enregistrer, t’es déjà passé à autre chose. C’est comme ça jusqu’au jour où quelqu’un du label vient t’apporter le premier exemplaire CD de l’album en question, et là tu regardes cet objet comme s’il venait d’une autre planète ! … C’est difficile à imaginer, et en effet je me dis que j’ai chanté sur ce CD, inconsciemment je le sais déjà mais je peine à l’imaginer concrètement avant de tout avoir en main. Du coup, comment je me sens là… Je ne sais pas trop, je pense que je réaliserai tout ça quand je serai en tournée, je signerai beaucoup de CD et je pourrai me dire : « ok, ça c’est mon album ! » (rires)

Andi Deris

Ju de Melon : Parlons un peu du nom de cet album, 7 Sinners… Es-tu l’un de ces 7 pécheurs ?

Andi Deris : Oui, en quelque sorte je pense que chacun d’entre nous est un peu un de ces 7 pécheurs… Tout cette histoire remonte à une mythologie très ancienne qui, et c’est plutôt étonnant, est commune à tous les continents. Son histoire ? Le diable aurait envoyé sur Terre 7 péchés capitaux pour répandre le mal en son nom… Et c’est intéressant, car j’ai trouvé un parallèle avec Lord of the Rings de Tolkien, du coup je me suis demandé s’il avait étudié ce mythe. Après, encore plus passionnant, il y a différents péchés capitaux en Asie par exemple… En Europe, le meurtre est en quelque sorte le péché n°1, alors qu’en Chine il ne vient qu’en N°2 après la « désobéissance envers la voix divine de l’Empereur ». Au Japon, le meurtre ne vient qu’en 6ème ou 7ème position, le pire étant de « perdre l’honneur »… Ce qui nous étonne complètement nous européens (rires) ! Il est très important de voir à quel point les péchés varient d’une culture à une autre…

Ju de Melon : 3 années ont passé depuis Gambling with the Devil, un peu plus de temps qu’à l’accoutumée disons… Est-ce que cet opus vous a pris plus de temps ou simplement les choses ont été retardées à cause de l’album Unarmed ?

Andi Deris : Unarmed a pris plus de temps que prévu. Cet album était amusant à faire, mais à la base nous voulions juste aller en studio pour enregistrer rapidement les musiques les plus populaires de Helloween… Mais pendant la production, nous avont dû changer de label, puisque notre ancienne maison de disque était en train de faire faillite (bien que depuis ils aient redressé la barre). Quand nous avons reçu une offre de Sony Music, nous n’avons pas pu refuser, c’était plus sûr pour nous… Du coup, notre nouveau label a pris cet album acoustique plus au sérieux que nous l’avions prévu, du coup cela a pris 6 ou 7 fois plus de temps à être finalisé, ça nous a coûté plus d’argent aussi… Au départ, cela devait être un cadeau pour les fans, je voulais par exemple l’appeler Old Farts – Refarted afin que tout le monde se rende compte que c’était juste pour le fun ! Mais non, il a fallu que tout soit prix au sérieux… et pourtant ce n’était pas supposé l’être ! Ainsi nous n’avons même pas pris de vacances, mais ça a eu un bon côté au final… Nous en avions tellement marre de l’acoustique que ça nous a pris comme une drogue quand nous sommes retournés dans notre home studio pour enregitsrer à nouveau sur nos amplis. On pouvait à nouveau refaire du bruit, nous étions comme des enfants… Forcément, après 3 mois de studio à faire de l’acoustique, à chanter clean et à refaire plein de prises… Non mais « fuck off » quoi ! C’est pas ça le rock ‘n’ roll, j’aime pas ça ! Bon, je suis quand même content de cet album, nous avons montré ce que nous étions capables de faire, donc laissez-moi tranquille avec ça à l’avenir (rires)… Et c’est aussi pourquoi le nouvel album est plus heavy et plus « direct » que prévu !

Ju de Melon : C’était justement le sujet de ma prochaine question…

Andi Deris : Oui, je sais (rires) !

Ju de Melon : (rires) Et tu penses que cet album est le plus heavy dans l’histoire d’Helloween ? Dur à dire car The Dark Ride était pas mal dans son style aussi…

Andi Deris : Oui c’est vrai, The Dark Ride est l’un des plus heavy, mais je pense qu’au niveau brutalité et énergie 7 Sinners est même plus hard que Walls of Jericho. Le son est bien plus violent, grâce aux progrès techniques certainement… Quelqu’un de Birmimgham, sur un blog, a dit : « Quand j’écoute cet album, c’est comme si je mettais les doigts dans la prise pendant 54 minutes » (rires) ! Je lui ai demandé si c’était un compliment et il m’a dit que oui… donc je l’ai remercié !

Ju de Melon : Avez-vous gardé la même équipe autour de vous pour l’enregistrement et la production ?

Andi Deris : Plus ou moins oui, on a recruté un ingénieur du son juste. Mais nous avons surtout décidé d’enregistrer différemment, sans utiliser d’ordinateur, sans copier coller ou plug-ins. Nous avons totalement fait confiance à notre batteur Dani Löble et l’avons laissé jouer librement, du coup il a fait ce qu’il voulait selon son ressenti sur chaque chanson… Il a joué plus vite à certains moments, puis il a ralenti dès que son coeur lui disait de ralentir, bref tout au feeling. Je ne sais pas s’il l’a réalisé lui-même en jouant, mais ce procédé a donné un surplus d’énergie aux chansons de l’album. L’important, c’est le feeling ici, nous ne voulions pas une production de merde trop « statique »… Un exemple : si la chanson fait 4-5 minutes, quand le dernier refrain s’en vient, il faut éviter que les riffs se jouent sur le même tempo, car c’est juste chiant ! Imagine que tu joues ces chansons en live, forcément le dernier refrain sera plus rapide, plus péchu… Et je suis content que nous ayons évité les ordinateurs sur cet album, on n’a pas cherché à copier et on a retrouvé un vieux feeling, comme dans le temps où on n’utilisait pas autant d’informatique pour enregistrer un album. Aujourd’hui, jouer en suivant un métronome sur l’ordinateur fait gagner beaucoup de temps et d’argent, il est si simple de copier chaque couplet, chaque refrain… Mais voilà pourquoi beaucoup d’albums sont ennuyeux de nos jours. J’espère vraiment que d’autres groupes reviendront à ces bases, avec plus de feeling « live » en studio…

Helloween 7 Sinners

Ju de Melon : Avez-vous quelques invités sur l’album niveau musique ? J’ai cru entendre de la flûte de pan sur « Raise the Noise »…

Andi Deris : Oh oui, cette putain de flûte, je déteste ça… Ca c’est du Weiki tout craché ! Je comprends ce principe qui veut que Michael Weikath, un peu fou dans sa tête, ait voulu mettre de la flûte sur une chanson de heavy mais bon… ok, pourquoi pas ! Disons que l’histoire de cette chanson rend l’idée possible, puisqu’elle parle d’un joueur de flûte engagé par un village (Hamelin) pour faire fuir les rats… Puis, n’étant pas payé, il recommança en attirant cette fois les enfants hors du village, et plus jamais on ne les retrouva. Je sais que cette histoire est commune à beaucoup de pays, France y compris… même au Japon je crois ! Aux USA, ce gars s’appelle Aldo… A un moment je chante « Aldo is one guy to play the pipe », alors forcément elle arrive à un moment donné cette satanée flûte… Du coup, je suis obligé de subir 35 secondes de flûte sur ce morceau… Ca me donne l’impression que quelqu’un fait grincer ses ongles sur un tableau, c’est affreux. Heureusement, il y a une version single sans cette flûte, du coup quand j’ai mis l’album sur mon iPod j’ai viré la version avec flûte et l’ai remplacée par celle du single… C’est mieux pour moi !

Ju de Melon : Parlons justement de ce single, « Are You Metal? » ! Vous avez choisi l’une des chansons les plus directes de l’album, ce qui n’est pas forcément une habitude prise par beaucoup de groupes… *Interruption par une fan voulant faire signer son CD avec discussion sur le mini show acoustique qui attend Helloween sur France Inter le soir même*

Andi Deris : Désolé (rires), c’était quoi la question déjà ?

Ju de Melon : « Are You Metal? » … D’ailleurs ça pourrait être une question à elle seule ça, es-tu metal ?

Andi Deris : Totalement. En ce qui concerne le single, je pense que c’est le meilleur choix que nous pouvions faire, ce morceau donne un très bel avant-goût de ce qu’il y aura sur l’album en terme de « metal », ça rassurera tout le monde de savoir que ce nouvel album n’a rien d’acoustique… Certains pensaient vraiment que Unarmed représenterait le futur style du groupe, mais ce n’est pas du tout le cas. Et désormais, plus personne n’aura de doute avec un tel single (rires)…

Ju de Melon : « Long Live the King » est probablement la plus « violente » du CD…

Andi Deris : Oui, d’ailleurs cette chanson était écrite à la base pour mon futur album solo, nous avions d’ailleurs 15 chansons de prêtes pour un enregistrement sous peu mais… Bon, ça n’a pas pu se faire comme prévu, car notre batteur a baisé la femme de notre guitariste et j’avais déjà enregistré toutes les parties batterie… Bon, je te laisse imaginer le bordel, c’est une histoire compliquée ! (pause) … Bref ! Du coup, quelques chansons de cet album solo ont été retravaillées pour le Helloween : « Long Live the King », ‘Where the Sinners Go » et « The Smile of the Sun ». Heureusement, elles se sont parfaitement inscrites dans le moule Helloween, elles se mélangent bien avec les autres chansons. Les thèmes abordés se combinent bien avec le concept 7 Sinners, je n’ai donc pas eu à réécrire les paroles… Le seul truc qu’on a changé, c’est le tempo de « Long Live the King » qui a été triplé pour l’occasion.

Ju de Melon : Et qu’en est-il de la chanson « Who Is Mr. Madman? », une suite inattendue de la chanson « Perfect Gentleman » sortie il y a 16 ans ?

Andi Deris : C’est une idée de notre guitariste Sascha Gerstner. A chaque tournée, c’est toujours un peu la même histoire, il adore boire avec nous mais après deux verres de whisky il est déjà totalement bourré (rires)… Quand nous commençons, il est déjà HS (rires) ! Du coup, ça fait des années qu’il développe ce fantasme à moitié éméché, de savoir ce que serait devenu le « perfect gentleman » aujourd’hui… Il a ainsi imaginé que ce personnage serait devenu fou, enfermé quelque part dans un asile avec une camisole de force, complètement drogué, à tel point qu’il ne peut jamais être laissé seul… Mais, malgré sa folie, il n’a pas perdu ses habitudes et ses réflexes, du coup il se tape encore quelques infirmières (rires) ! Une chanson très drôle donc.

Ju de Melon : Quelques mots sur l’interlude ou plutôt l’introduction du dernier morceau, petit thème ambiant intitulé « Not Yet Today » et assez original…

Andi Deris : Ca c’est mon idée, et en effet c’est l’intro de « Far in the Future ». Elles sont connectées mais « Not Yet Today » est vraiment une idée de chanson à part… Pas metal du tout en effet, elle est très « cinématographique » dans un sens et très profonde dans sa signification. C’est l’histoire d’un ami à moi qui a vécu les pires moments de sa vie, attendant auprès de la femme de sa vie tombée dans le coma. Tous les docteurs lui avaient annoncé qu’il n’y avait plus aucun espoir de réveil… du coup le « not yet today » (pas encore aujourd’hui) est en relation avec le fait qu’il avait prévu de « suivre » sa promise le jour où elle décèderait car il ne pourrait pas continuer sans elle. Mais avec cet espoir fou qu’elle s’en sortirait de toute façon, et ce malgré les diagnostics, d’où le « ce n’est pas encore pour aujourd’hui »… Du coup, cette chanson apparait comme unique, à part, un peu malsaine et qui donne quelques frissons. Quant à « Far in the Future », elle a une connotation sarcastique et représente son attente à l’hôpital… Il ne croyait pas ces gens qui disaient qu’elle ne pouvait rien sentir ou entendre, alors souvent il essayait de la faire réagir de différentes manières : il lui faisait écouter du Metallica, sa musique préférée, mais sans résultat… Il a aussi essayé de lui passer quelques morceaux qu’elle déteste pour voir sa réaction, mais rien non plus. Au final, l’histoire se termine très bien car, contre toute attente, elle est sortie du coma, et après 3 mois de rééducation elle est parfaitement en forme aujourd’hui. En tout cas c’est vraiment tout une histoire que j’ai vécue de près…

Ju de Melon : Question traditionnellement horrible pour les artistes, quelle serait ta chanson préférée sur cet album et pour quelle raison ?

Andi Deris : *hésitation* … Je dirais « You Stupid Mankind » car c’est une chanson… disons… unique. On a pas l’impression d’écouter une chanson de metal « habituelle ». Sascha l’a arrangée à sa façon, différemment des poncifs du genre, et on a presque l’impression d’écouter un nouveau style de musique. Bien sûr, c’est du metal mais… Qu’est-ce que ça nous rappelle exactement ? Quel groupe a déjà utilisé ce son, ce feeling ? Je parle surtout des arrangements, c’est fantastique ce qu’il a fait… Il a parfaitement combiné les clichés metallistiques de cette chanson avec des sons totalement surprenants, on pourrait croire que ça ne colle pas mais en fait si ! Il y a le groove, du début à la fin, on est comme happé par ce son un peu cinématique… opposé à ces nappes de strings habituels qu’on peut avoir. Il y a beaucoup de surprises dans cette chanson, c’est difficile à expliquer, je suis tout simplement fan de ce qu’il a réalisé ici. Il a fait un énorme travail !

Ju de Melon : Sur ce CD, une chanson s’intitule « The Sage, The Fool, The Sinner »… alors, qui est le sage, l’idiot et le pécheur dans Helloween ? Ne serais-tu pas le plus pécheur d’entre vous (rires) ?

Andi Deris : (rires) Je ne suis certainement pas le plus sage ! Je pense que le sage c’est plutôt Markus Grosskopf, notre bassiste. Quant à l’idiot… Je crois que nous le sommes tous un peu, dans la vie on est toujours l’idiot de quelqu’un à un moment donné. Après tout, nous ne sommes que de simples êtres humains. Et bien sûr nous sommes tous des pécheurs, mais ça c’est autre chose : nous ne pouvons pas éviter le péché. Et ce même si on ne le fait pas « exprès »… Mais suffit-il de dire ça pour ne pas considérer ce qu’on a fait comme erreur grave ? Alors tout ceux qui disent « oh ce n’était pas voulu », je leur répondrais qu’on peut toujours éviter certaines choses si on utilise sa cervelle. Pour moi, par exemple, l’ignorance est l’un des plus gros péchés… Bref, nous sommes tous un peu des sages, des idiots et des pécheurs. Dans la chanson de Weiki ici, trois personnes sont décrites dans les trois situations mais au final elles mélangent les trois caractéristiques, car c’est ce qui façonne un peu chaque être humain…

Andi Deris

Ju de Melon : Parlons un peu de la tournée qui vient avec deux dates en France (le 11 janvier à Paris Elysée Montmartre et le lendemain à Lyon). Vous allez tourner avec Stratovarius d’ailleurs… Es-tu impatient à l’idée de te reproduire en live avec le groupe ?

Andi Deris : Absolument ! Nous avons deux dates en France mais si ça ne tenait qu’à moi on en aurait eu d’autres, au moins dans 3 ou 4 villes, mais le booking pose toujours quelques problèmes entre déplacements compliqués et salles déjà réservées, etc… Il y a beaucoup de pays dans ce cas, et parfois c’est triste de ne pas visiter certains endroits pour des raisons logistiques. Il y a toujours une bonne vingtaine de dates qu’on aimerait faire en plus, mais cela voudrait dire des tournées encore plus longues… Est-ce que nous serions prêts à tourner pendant plus d’un an ? Je ne sais pas, il faut savoir faire des compromis et ce n’est jamais aisé. Mais bon, nous allons tourner une bonne partie de l’année 2011 et faire un maximum de festivals…

Ju de Melon : Peut-être le Hellfest Open Air 2011 en juin ?

Andi Deris : Peut-être, pourquoi pas, ce serait un plaisir d’y revenir. On va vraiment essayer de faire tous ceux qui sont possibles, et si tout concorde on sera heureux de venir au Hellfest si jamais on nous appelle. Mais bon, parfois des dates tombent en même temps, un festival à Tokyo, le Sonisphère… Ou quand le Wacken est en concurrence avec le Rock in Rio par exemple… Bref, là aussi c’est dur de jongler avec les possibilités. Du coup, c’est simple : les premiers arrivés sont les premiers servis, et les promoteurs qui nous demandent avant les autres sont sûrs de nous avoir. Après, c’est à eux de se mettre d’accord entre eux pour qui veut nous avoir le plus, le cas échéant…

Ju de Melon : Je voulais qu’on parle de ton projet solo et de son avenir, mais…

Andi Deris : Oh, ça se fera tôt ou tard, j’y tiens. Cependant, je n’ai pas envie de me retrouver tout seul, à faire les guitares, la basse etc ! C’est trop chiant de travailler seul comme ça… Je suis content d’avoir quelques musiciens amis et talentueux autour de moi : un guitariste venu du Venezuela mais qui a grandi au Texas, Dani Löble sera à la batterie puisque l’ancien a baisé la femme du guitariste… et il y a aussi un bassiste allemand pour compléter le line-up. J’espère qu’on va enregistrer les parties batterie avant l’été, je vais prendre quelques jours chez moi dans mon studio perso pour travailler tout ça. Enfin bon, plus qu’un projet solo, ce sera comme un groupe à part entière et ce peu importe que j’en sois le « leader/compositeur ».

Ju de Melon : Une dernière question, la musique qui tourne le plus chez toi en ce moment ? Quelques découvertes récentes par exemple ?

Andi Deris : Cette année… Pas trop de découvertes à vrai dire, mais l’an passé j’ai appris à apprécier un groupe du nom de Dredg, sorte de rock sympa mais pas très typé metal, ça change un peu. Parce que voilà, quand tu es musicien professionnel dans le metal et que t’adores ça depuis ta jeunesse, ça fait parfois du bien aussi de revenir aux bases plus rock. J’ai besoin de plus de liberté pour mes oreilles, Dredg est parfait pour ça. C’est assez moderne mais à la fois old school, exactement ce que j’aime ! Découverte moins récente, que je dois à mon fils qui a essayé pendant des années de me faire écouter ce groupe : Deftones. J’aime bien, mon album préféré reste White Pony même si le nouveau, Diamond Eyes, est bien sympa lui aussi… J’attends avec impatience le prochain, qui était censé sortir à la fin de l’année, mais j’ai entendu que leur bassiste est toujours à l’hôpital donc… Croisons les doigts !

Ju de Melon : En effet, l’année 2010 est déjà assez horrible comme ça avec les disparitions de Ronnie James Dio, Peter Steele ou Paul Grey… (NDLR : L’interview a été réalisée peu avant la disparition de Steve Lee, chanteur de Gotthard)

Andi Deris : Oui…

Ju de Melon : Quelques derniers mots pour les fans français ?

Andi Deris : Merci d’être là, j’ai de très bons souvenirs de nos concerts à l’Elysée Montmartre et j’espère vraiment que vous serez à fond quand nous reviendrons ! C’est toujours sympa de revenir ici, et comme chacun le sait… [en français dans le texte] « mon grand-grand-grand père était français » (rires)…

Ju de Melon : Tu parles un peu français alors ?

Andi Deris : « Un tout petit peu », mais c’est dommage car pas suffisamment… Et au lieu d’aller vivre en France, je suis allé vivre en Espagne (rires) ! Je parle mieux espagnol du coup… (rires)

Ju de Melon : Merci beaucoup et à très vite pour le concert !

Andi Deris : Merci à toi, et écoutez La Grosse Radio Metal !

Andi Deris + Ju de Melon

C’est un Andi Deris à la fois professionnel, facétieux et sympathique que nous avons eu la chance d’interviewer. Nul doute que ce nouvel album saura faire parler de lui en bien et ravir les pumpkin-heads ! De quoi célébrer Halloween en grande pompe…

Site Officiel de Helloween
La Grosse Page de Helloween



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