Hatebreed et Napalm Death (+ Deep In Hate) au Trabendo (21.11.2014)

Napalm Hate

Une soirée brutale était organisée au Trabendo. En effet, le groupe de hardcore Hatebreed, non content de fêter ses 20 ans d'existence, a décidé d'inviter le légendaire groupe extrême britannique, Napalm Death, pour un concert en co-headline de haute volée, avec de nombreuses raisons d'y laisser quelques vertèbres. Le groupe français de death technique Deep In Hate s'est chargé d'échauffer les esprits.

Deep In Hate

 

Écumant les scènes en cette année 2014 pour promouvoir son dernier album en date, Chronicles of Oblivion. Cet album occupe d'ailleurs les deux tiers du set, preuve de la volonté du groupe pour le défendre pendant la demi-heure qui lui est impartie.

A cause de l'heure peu avancée du début du concert, Deep in Hate joue devant un public réduit, mais présent. Si les metalleux mettent du temps à rentrer dans l'ambiance moderne et froide des compositions du groupe, l'ambiance ira crescendo, jusqu'à un wall of death demandé par le frontman Math pendant "New Republic".

Deep In Hate

Une petite réussite pour Deep In Hate, qui a su saisir l'opportunité de jouer en première partie de Napalm Death et Hatebreed pour séduire les plus jeunes spectateurs et ainsi continuer de promouvoir son nouveau bébé comme il se doit.

Setlist :

Genesis Of Void
The Cattle Procession
The Divide
Altars Of Lies
Solo de batterie
New Republic
Beyond

Napalm Death

Au tour de Napalm Death de monter sur la scène du Trabendo pour une heure de brutalité. Les quatre anglais, comme à leur habitude, envoient le pâté sans faire de chichis, avec un son brut, mais assez clair pour saisir les contours du délire qui les prend. Les riffs anarchiques fusent, rythmés tant bien que mal par les rythmiques destructrices de Shane Embury et Danny Herrera.

Napalm Death

Napalm Death est bien connu du public français. Ce concert est le 17e du groupe dans l'hexagone pour 2014 seulement. Cependant, quelques changements sont à remarquer. Tout d'abord, le groupe tourne sans son guitariste Mitch Harris, qui a été forcé de s'écarter temporairement de ses compagnons pour régler des problèmes personnels. Son remplaçant est John Cooke, comparse de Shane dans War of the Second Dragon. Force est de constater qu'il prend le relai avec brio, aussi bien sur le plan instrumental que vocal, bien que le niveau de folie de Mitch n'est jamais atteint.

Mais le chant de John ne fait pas d'ombre au frontman de la soirée : Barney Greenway. Toujours avec sa dégaine de demeuré, le chanteur court partout sur la scène, agitant sa tête de manière anarchique et en poussant toujours ces mêmes cris déchainés. A 45 ans, il tient toujours autant la forme, aussi bien sur le plan physique que vocal.

Napalm Death

Autre léger changement qu'opère Napalm Death sur cette date : le groupe commence déjà à préparer le terrain pour son prochain album, Apex Predator – Easy Meat. Le groupe joue donc deux nouvelles chansons à la suite : "Oh So Pseudo", une bonus track réservée à l'édition limitée, et "Smash A Single Digit", qui restent dans l'esprit Napalm Death et s'adaptent bien au reste de la setlist. Cette dernière mélange de nombreuses époques, avec des tubes comme "Suffer the Children" ou des morceaux plus typés grindcore en fin de concert, comme "Deceiver" ou "You Suffer". On remarque que l'album Scum est bien mis en avant, avec pas moins de sept titres.

Avec son lot de classiques, Napalm Death a tenu ses promesses en donnant un concert aussi brutal que frénétique, en sachant compiler son œuvre en grande partie. Le groupe a également su palier le manque de guitariste en prenant un remplaçant digne de ce nom et ainsi faire headbanguer tout le Trabendo.

Napalm Death

Setlist :

Multinational Corporations, Part II
Silence Is Deafening
Everyday Pox
Unchallenged Hate
Suffer the Children
When All Is Said and Done
Oh So Pseudo
Smash a Single Digit
Errors in the Signals
Breed to Breathe
Human Garbage
On the Brink of Extinction
Social Sterility
Self Betrayal
Protection Racket
Taste the Poison
Necessary Evil
Scum
Life?
Deceiver
The Kill
You Suffer
Nazi Punks Fuck Off [reprise de The Dead Kennedys]
Siege of Power

Hatebreed

La soirée se conclut avec Hatebreed, qui fête avec cette tournée ses 20 ans de carrière. En cette occasion, les coreux ont décidé de jouer des titres de chacun de leurs albums. L'album de reprises For the Lions est écarté, le groupe fait du 100 % Hatebreed pendant une heure, avec les indispensables comme "Live For This" ou "Defeatist", des morceaux plus récents comme "The Language" ou quelques-uns moins souvent joués comme "This Is Now".

Hatebreed

Musicalement, Hatebreed arrive toujours à allier brutalité et propreté. Les riffs simples et directs de Wayne Lozinac et Frank Novinec fusent à tout va, bien que la guitare lead reste dominante dans le mix. Les rythmiques groovy de Chris Beattie et Matt Byrne jaillissent sans jamais perdre de puissance, preuve qu'au bout de 20 ans de carrière, les Américains ne sont toujours pas décidés à vieillir.

Comme à son habitude, le frontman Jamey Jasta ne lâche pas le public d'une semelle. Sans être trop bavard, le chanteur, présente les titres comme il se doit, en dédiant notamment "Last Breath" à Wayne Static, récemment décédé. Il avoue même avoir des problèmes de voix, ce qui ne l'empêchera pas d'éructer pendant tout le set et de chauffer le public comme il se doit.

Hatebreed

Déjà bien déchainés lors du set de Napalm Death, les spectateurs pogottent à tout va, slamment peu mais n'hésitent pas à entretenir l'attitude "destroy" que veut le genre, notamment sur le classique "I Will Be Heard", qui sera le point culminant du concert en termes de bazar provoqué dans la fosse du Trabendo.

Cette soirée bagarre a été conclue avec brio par Hatebreed, qui a su mettre le feu sur scène et dans la fosse. Un anniversaire dignement fêté avec Napalm Death en invité de marque, ce qui a rappelé quelques souvenirs nostalgiques à Jamey, qui se rappelle avec le sourire d'un des premiers concerts de son groupe en compagnie des Anglais et d'At the Gates. Hatebreed montre qu'il a encore de belles années devant lui.

Hatebreed

Setlist :

To the Threshold
Empty Promises
Tear It Down
Everyone Bleeds Now
In Ashes They Shall Reap
Honor Never Dies
Defeatist
Smash Your Enemies
Doomsayer
Perseverance
Before Dishonor
The Language
Straight to Your Face
Boundless (Time to Murder It)
As Diehard as They Come
Proven
Last Breath
This Is Now
Live for This
I Will Be Heard
Destroy Everything

Photos: Arnaud Dionisio / © 2014
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

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