Epica à  La Laiterie de Strasbourg (29.10.2010)

29 Octobre 2010 … le froid s’abat sur Strasbourg. Mais cela ne suffit pas à dissuader les fans d’Epica, réunis à la Laiterie pour l’avant-dernière date française de cette tournée « Design Your Universe European Tour II » (du moins, c’est ce qui est écrit sur mon poster haha). Avec le groupe néerlandais, les compatriotes de ReVamp et les français de Kells. En compagnie de ma photographe Sté, venue directement de Lyon pour assister à ce concert (oui, sachant que la tournée s’arrêtait le lendemain à Lyon, il y a de la logique, et tout ça …), nous nous rendons sur ces lieux où moult fans agglutinés derrière les barrières attendaient pour entrer (dont plusieurs stars, notamment Marc, claviériste de Whyzdom, ou encore Carole, choriste de Bel O Kan). Après une sympathique interview avec Virginie de Kells, il est l’heure d’assister aux prestations des différentes formations.


REVAMP

Le premier groupe à se produire sur scène ce soir, c’est ReVamp, nouvelle formation de la célèbre Floor Jansen (ex-After Forever). Armée d’un talent hors-norme, la jeune femme a su partir victorieuse à la conquête de son public. En effet, et pour le plus grand bonheur du groupe, la foule se montre très réceptive à la musique délivrée par le sextette, qui communique beaucoup et semble extrêmement heureux et enthousiaste d’être présent sur scène ce soir-là. Et vocalement, alors, qu’est ce que ça donne ? Une Floor Jansen juste incroyable, qui joue avec sa voix, qui prend un malin plaisir à lui faire explorer diverses tonalités grâce à sa palette vocale incroyablement étendue. La technique de la jeune femme est impressionnante, si bien que sur « Disdain », les parties du chanteur Björn Strid sont exécutées par Floor qui … grunt ! Hé oui, et des grunts très réussis, avec puissance et vigueur. Les autres musiciens eux aussi ont la pêche et se donnent à fond ! Les morceaux s’en tirent vraiment bien sur scène et dégagent plus de hargne que sur le CD, une chose bien profitable. Les tubes y passent : de l’ouverture « Here’s My Hell », à la ballade « Sweet Curse », de la très populaire « Kill Me With Silence » ou du single qui sera utilisé en guise de conclusion « Head Up High », les amateurs de la formation auront été conquis. Une belle mise en bouche !


KELLS

Après le show de ReVamp et 20 minutes de pause, le set des français commence ! Et c’est une prestation tout à fait agréable qui nous est ici livrée. Décidément, et ça se remarque, les 4 compères semblent réellement s’éclater sur scène et veulent emporter le public dans leur joie, ce qui, heureusement, sera réussi, du moins avec une grande partie des personnes dans la salle. Et comble de la joie et du bonheur le plus total, à en faire pleurer n’importe quelle groupie, les français joueront … des nouveaux titres ! Hé oui, car un nouvel album est à venir pour la première moitié de 2011, et ça annonce … du grunt ! Virginie, la chanteuse, alterne régulièrement entre voix gutturale et voix claire, l’un comme l’autre maîtrisé par la jeune femme qui semble littéralement emportée par sa musique (et son sublime T-Shirt de Mötorhead). Et en plus des nouveaux titres, quelques morceaux bien connus furent également interprétés, dont « Avant Que-Tu », à la plus grande joie des fans. Au niveau des reproches, tout comme ReVamp, peu à formuler, si ce n’est peut-être quelques fausses notes dans le chant clair de Virginie, et encore, elle en a fait très peu. Un groupe à suivre !


EPICA

Et enfin, pour plus de 90 minutes de spectacle, le groupe que tous attendaient fit enfin son apparition … La tornade rousse Simone Simons fit son entrée sur scène et l’hystérie collective commença.  Une fois rentré dans la salle, on peut dire que les mecs d’Epica se démènent et semblent vraiment heureux d’être là, prenant plaisir à jouer, à faire vibrer guitare, batterie et le cœur d’un public qui semble déjà conquis ! Les grunts de Mark Jansen sont très réussis, apportant une touche d’obscurité et de violence à des compositions qui, il faut le dire, rendent très bien sur scène. Sauf peut-être 2-3, à l’image de « Design Your Universe », bonne piste sur CD qui peine à faire mouche lorsqu’elle est jouée sur scène, dommage. Mais les grands classiques à l’instar de « Cry for the Moon », « Sensorium » ou « Unleashed » ne seront pas oubliés, et un duo sera même réalisé entre Simone et Floor. Et par rapport à mademoiselle Simons, si elle s’avère douée sur plusieurs morceaux (« Cry for the Moon », très réussi), elle pêche sur d’autres (« Unleashed » et les montées peu convaincantes). Et au niveau de la justesse, on notera plusieurs couacs, plus que les deux chanteuses précédentes en tout cas. Mais semblant fatiguée, ces quelques erreurs sont compréhensibles. Le principal reproche sera au niveau de l’attitude scénique un peu trop « m’as-tu vu » de la demoiselle, qui, lorsqu’elle ne chante pas, semble presque s’ennuyer, et peine à dissimuler cet état de lassitude avec quelques headbangs, dommage. Malgré tout cela, l’heure et demi de concert passera bien vite et c’est une foule totalement sous le charme qui quittera la Laiterie, pleine d’images en tête.

Setlist :
1. Samadhi
2. Resign to Surrender
3. Sensorium
4. Fools of Damnation
5. Unleashed
6. Martyr of the Free Word
7. Cry for the Moon
8. Tides of Time
9. Run for a Fall
10. The Obsessive Devotion
11. Design Your Universe
12. Sancta Terra (duet with Floor Jansen)
13. Quietus
14. Consign to Oblivion

Au final, j’avoue avoir été sous le charme de ReVamp, emballé par Kells et moins convaincu par Epica, ce qui n’empêchera pas le public d’avoir passé une excellente soirée et, au fond, c’est ça le principal !



Partagez cet article sur vos réseaux sociaux :

Ces articles en relation peuvent aussi vous intéresser...

Ces artistes en relation peuvent aussi vous intéresser...

Advertisements