Night Demon – Curse of the Damned

New N.W.O.B.H.M.

 

Night Demon, tout nouveau groupe américain, sort son premier album, Cursed of the Damned. Puisant son inspiration dans les groupes britanniques des années 80, le power-trio s'éclate sur des titres  simples et accrocheurs, dans la grande tradition de l'époque. Bien exécuté et ficelé, malgré quelques pompages malvenus, ce disque montre un groupe plein de promesses.

Le revival 80's n'a pas fini de faire parler de lui. Si des groupes comme Enforcer mènent la marche de la renaissance du heavy metal de cette époque, de nombreuses formations emboîtent le pas pour s'adonner au plaisir du riff simple et des mélodies typiques du genre. Night Demon, formé en 2012, en fait partie et sort en ce début d'année 2015 son tout premier album, Curse of the Damned.

De la musique aux thématiques, en passant par le look des musiciens, tout rappelle ces formations de heavy metal des années 70 et 80, qui s'inscrivaient dans une période charnière, donnant de l'inspiration aux groupes de thrash et puisant la leur dans leurs pères, principalement au Royaume-Uni.

Les onze titres de Curse of the Damned respirent cette jeunesse urgente, avec une vitesse d'exécution toujours maîtrisée et cette envie de taper du pied qui ne quitte pas l'auditeur pendant trois quarts d'heure. Entre "Heavy Metal Heat", "Screams In The Night" ou le bien-nommé "Full Speed Ahead". Sans chercher à réinventer le genre, Night Demon délivre un disque accrocheur et suffisamment cohérent pour tenir le fan en haleine.

Côté interprétation, tout est là. Jarvis Leatherby, avec sa basse bien mise en avant, déclame ses paroles à la gloire du metal et des sensations fortes tout en médiums, sans faire trop de vagues avec sa voix, mais en conservant cette énergie fragile des jeunes chanteurs du genre. Collé à lui dans les titres, le batteur Dusty Squires fait le boulot avec puissance et sobriété pendant Brent Woodward s'éclate avec des riffs simples, mais jouissifs et des solos dans le ton des titres, en tricotant comme il faut, sans jamais tomber dans la démonstration inutile. Ses leads se montrent aussi inspirés, comme dans "Matermind".

Night Demon

Mais ce premier album ne nait pas sans maladresse. On ne peut s'empêcher en effet de détecter quelques influences mal digérées. C'est notamment le cas de "Full Speed Ahead" et de son riff motörheadien usé jusqu'à la corde ou de "The Howling Man", trop proche de "Shame on the Night" du grand Dio. Si ces titres provoquent l'affection, on ne peut néanmoins ignorer leur origine.

Avec Curse of the Damned, Night Demon va à l'essentiel. Sans avoir la prétention de réinventer le metal, les Américains rendent hommage à leurs idoles de manière honnête. Si l'écueil de la copie n'est pas complètement évité, le résultat est solide et cohérent, du moins assez pour qu'on ait envie de le faire tourner en boucle, sans se poser de questions. Un disque dans l'esprit heavy metal en somme.

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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